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[happy birthday] Rick Barry, le « salaud » qui a secoué la NBA

Alors qu’il fête aujourd’hui ses 76 ans, Rick Barry reste dans les mémoires aussi talentueux que détesté. Un sale caractère qui masque ce qu’il a accompli sur le terrain… mais aussi en dehors.

Il a été Rookie de l’année (1966), meilleur scoreur (1967), champion NBA et MVP des Finals (1975), huit fois All-Star (1966, 1967, 1973–1978) et même champion ABA (1969). Pourtant, Rick Barry n’est que rarement mentionné parmi les plus grands joueurs de l’histoire, si ce n’est pour rappeler qu’avec ses lancers à la cuillère, il possède la quatrième meilleure moyenne de la ligue dans l’exercice (89,98% de réussite).

Il faut dire que le père de Brent, Jon et Drew traîne une très mauvaise réputation, et depuis toujours…

Hautain, cassant, égoïste…

Billy Paultz raconte ainsi qu’en 1980, les Rockets avaient fait venir un psychologue pour tenter de ressouder le groupe. Dans un exercice de visualisation, le psy avait demandé à tous les joueurs de fermer les yeux, de prendre leurs problèmes un à un puis de les enfermer mentalement dans un sac, avant de jeter le sac du haut d’un pont et de le regarder couler avec leurs soucis. Lorsque tout le monde a pu rouvrir les yeux, Billy Paultz a résumé le sentiment général en se tournant vers Rick Barry : « Hey, Rick, je ne comprends pas. Comment tu peux toujours être là ? »

Formidable scoreur, l’ailier est en effet le joueur le plus unanimement détesté de l’histoire NBA.

« Il avait une mauvaise attitude. Il vous regardait toujours de haut », expliquait Robert Parish. « Il manque de diplomatie. S’ils l’envoyaient à l’ONU, il finirait par déclencher la troisième guerre mondiale » rajoutait Mike Dunleavy. « Vous ne trouverez jamais une bande de joueurs assis autour d’une table pour parler du bon vieux temps avec Rick. Ses coéquipiers et ses adversaires le détestaient globalement et profondément » concluait Ken Macker, un ancien dirigeant des Warriors.

Particulièrement hautain, cassant et faisant preuve de très peu d’empathie, Rick Barry a même tenté de s’expliquer dans une autobiographie parue en 1972, « Confessions of a Basketball Gypsy », rajoutant à sa « légende noire » puisqu’il y expliquait avoir un jour frappé une nonne, sa propre mère le traitant de « cupide »

Devenu commentateur à la télévision après sa retraite, il a fini d’achever sa réputation lors des Finals 1981 lorsqu’il a décidé de se moquer de Bill Russell, assis à ses côtés, et de son « sourire de pastèque ». Une image raciste qui causa forcément un énorme malaise en direct, l’ancien pivot de Boston ignorant son homologue à l’antenne.

Mais comme le note Dave Hollander dans son livre, « Miracle at the Cow Palace: The Most Unsung, Underrated, and Misunderstood Team in NBA History », Rick Barry s’en prenait à tout le monde. Plus misanthrope qu’autre chose, il agissait en fonction de ses propres envies, comme en 1970, lorsqu’il chercha par tous les moyens à ne pas jouer pour les Virginia Squires, en ABA. Sa solution ? Comme souvent, une déclaration au napalm…

« Mon fils Scooter est censé aller à l’école maternelle cette année. Je déteste penser aux complications que cela entraînera en Virginie. Je ne veux pas qu’il aille à l’école pour apprendre à parler avec un accent du Sud. Il rentrera de l’école en disant : ‘Hi y’all, Daad’. Je ne veux vraiment pas de ça ». De quoi lui permettre d’être transféré aux New York Nets dans la foulée.

Le premier à défier le pouvoir absolu des propriétaires

Une image de « salaud » qui masque l’importance de Rick Barry dans l’évolution du rapport de force entre les joueurs et les propriétaires. Car après avoir emmené les Warriors en Finals 1967 dès sa deuxième saison (avec notamment un Game 3 à 55 points face aux Philadelphia 76ers de Wilt Chamberlain), l’ailier se fâche car le patron de San Francisco, Franklin Mieuli, ne lui paye pas les bonus promis.

Il décide alors de rejoindre l’ABA, qui va se lancer et qui cherche une star pour concurrencer la NBA.

Sauf qu’il existe à l’époque une « reserve clause », qui permet aux équipes de garder la main sur les joueurs… même lorsque leurs contrats sont terminés. La seule façon pour un basketteur NBA de quitter une équipe, c’était alors de refuser de jouer assez longtemps pour être coupé ou transféré par la franchise.

Rick Barry est le premier athlète à combattre cette clause devant les tribunaux, deux ans avant Curt Flood, en MLB. Le basketteur perd devant la justice et doit patienter un an avant de rejoindre les Oakland Oaks de son beau-père, Bruce Hale, et un contrat de 500 000 dollars sur trois ans qui fait de lui l’un des basketteurs les mieux rémunérés de son temps. Là encore, la publicité est très négative pour Rick Barry, accusé dans la presse d’être « assoiffé d’argent et égoïste » en remettant en cause le système.

Mais son départ de NBA et son arrivée en ABA, où il remportera le titre en 1969, furent le premier coin enfoncé dans la toute-puissance des propriétaires. Osant sacrifier un an de sa carrière, dans ses meilleures années, Rick Barry permit dans la foulée à Oscar Robertson d’engager son combat judiciaire face à la ligue, qui aboutit en 1976 à la fin de la « reserve clause », brisant le lien « à vie » entre un joueur et son club, à la discrétion de l’équipe.

De retour en NBA en 1972, l’ailier avait perdu son explosivité, la faute à des problèmes aux genoux, mais il réussit à porter Golden State jusqu’au titre, en 1975, avant de prendre sa retraite en 1980. Après avoir bien secoué la ligue.

Stats NBA en carrière : 23.2 points à 44.9% de réussite et 90% aux lancers francs, 6.5 rebonds et 5.1 passes

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