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Trente nuances de design, ou la petite histoire des logos des 30 franchises NBA

Histoire des logos NBALes logos NBA sont la première vitrine des clubs, et il n’est pas rare qu’enfant ou ado, l’attirance pour l’une des trente franchises s’explique par un visuel accrocheur. C’est d’ailleurs de cette manière que les Hornets furent l’un des clubs les plus populaires de la ligue dans les années 90, grâce à un logo attrayant, décliné intelligemment sur une multitude de supports.

Si certaines identités s’expliquent très simplement, notamment en raison de la localisation géographique du club, il n’en est pas toujours ainsi, tant la NBA a connu nombre de changements, qu’il s’agisse de créations de clubs ou de déménagements.

Pour vous, Basket USA revient sur la genèse de ces logos qui ornent nos maillots préférés.

Franchise Ville Traduction Création
76ers Philadelphie 1939
sixers-alternate-logo-small La franchise de Philadephie fut nommée « 76ers » en référence à la signature de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, rédigée dans la ville de l’Amour et publiée en 1776. 76ers est souvent abrégé en « Sixers ». Les treize étoiles situées au dessus du 7 rouge représentent les 13 colonies américaines originelles. Ce logo est une réactualisation de l’identité créée en 1963.À noter que pour la saison prochaine, Philly s’est doté d’un logo alternatif, représentant Benjamin Franklin en plein dribble. Le « Premier Américain » est la figure la plus emblématique de la ville et de l’état de Pennsylvanie, loin devant… Allen Iverson, Will Smith, The Roots et Kurt Vile.
Bucks Milwaukee Daims 1968
bucks-alternate-logo-small Les Bucks sont situés à Milwaukee depuis la création de la franchise. Lors d’un concours pour trouver le nom, un participant propose « Bucks » (daims), qu’on trouve en abondance dans l’état du Wisconsin. Son idée : « les daims sont vifs, sautent haut, sont rapides et agiles ». C’est le cas de Bango, la mascotte de la franchise. La version actuelle date de 2006 et revisite subtilement la précédente, utilisée entre 1993 et 2006. Les Bucks disposent également d’un second logo : des bois de daim en argent, entourant un ballon vert, sur un triangle rouge.
Bulls Chicago Taureaux 1966
En plus d’évoquer la force et la puissance, le nom fait référence à l’histoire de la ville. Elle fut en effet une plateforme d’échange de la viande bovine, produite dans le Sud du pays et à destination des zones urbaines de la côté Atlantique.Le nom est court, comme celui des autres franchises de Chicago et fut trouvé par le premier propriétaire du club, Richard Klein.
Enfin, Chicago étant un centre financier, Bulls est un terme anglais pour (approximativement) « à la hausse », à opposer à Bear (« à la baisse »), le nom de la franchise NFL de la ville. La création du logo est à mettre à l’actif de Dean P. Wessel, décédé en 2004, qui le dessina contre de simples tickets de match. Le dessinateur créa par la suite celui de Western Auto. Il s’agit du seul club à n’avoir jamais changé son logo, et lorsqu’on regarde à l’envers, on a l’impression de voir un extra-terrestre qui lit un livre ouvert…
Cavaliers Cleveland Cavaliers 1970
Le nom « Cavaliers » ne fait pas référence à l’histoire de la ville. Il est issu d’un concours organisé pour trouver le nom de la franchise. Parmi les propositions non retenues, »Jays », « Foresters » and « Presidents ».
Le nom évoque un « groupe d’homme courageux, décidés à ne jamais se rendre, quoi qu’il en coûte ».
Pour ceux qui veulent absolument trouver un lien historique, on peut citer le fait que George A. Custer, l’un des héros de la guerre de Sécession et cavalier de son état, est originaire de l’Ohio. Chaque maillot du club comporte le slogan « One for all, all for one ».
Celtics Boston Celtes 1946
 celtics-alternate-logo-small Les Celtics sont bien entendus les Celtes, en référence aux très nombreux irlandais qui émigrèrent aux États-Unis, espérant y trouver une vie meilleure, notamment durant la grande famine. La ville de Boston, notamment, en compte un grand nombre. Mais lorsque Walter Brown, le premier propriétaire de la franchise, a eu l’idée de ce nom, il pensait aussi aux New York Celtics (ou Original Celtics), une équipe de basket des années 20, introduite au Hall of Fame en 1959.Pour la petite histoire, le logo fut créé par le frère de Red Auerbach, Zang, alors journaliste sportif et dessinateur de cartoon. Ce dernier dessina également celui des Washington Senators. Il est décédé en 2003. Pour la saison prochaine, le club a inauguré un logo alternatif très décrié par les fans. Il s’agit de la silhouette entièrement verte de « Lucky », le leprechaun.
Clippers Los Angeles Clippers 1970
 clippers-alternate-logo Les Clippers sont des bâteaux trois-mâts destinés à transporter rapidement de la marchandise, notamment entre la côté Est et la côté Ouest des Etats-Unis, avant l’avènement du bâteau à moteur.Le nom fut attribué à la franchise après son transfert de Buffalo à San Diego, pour mieux coller à l’histoire de la ville. Il est resté après le déménagement à Los Angeles. Si le logo évoque inévitablement celui des Lakers, il n’a pas toujours été si anodin.Le logo de San Diego entre 1978 et 1982 était ainsi une vraie réussite graphique. Depuis 2010, le club dispose d’un second logo, plus actuel et minimaliste. Depuis le début de l’affaire Sterling, certains ont envisagé un changement d’identité du club, une hypothèse qui pourrait devenir plus sérieuse, selon le déroulement du procès et de la vente.
Grizzlies Memphis Grizzlis 1995
Pour comprendre le nom, il faut savoir que la franchise a été fondée à Vancouver, au Canada. En effet le Grizzli est un ours brun très présent en Colombie Britannique. À l’époque, Bryant Reeves est le premier joueur choisi par la franchise et représente parfaitement l’identité du club.
En 2001, lors du déménagement de la franchise, la question du changement de nom s’est posée mais un sondage auprès des fans du Tennessee a montré qu’ils étaient attachés aux Grizzlies, bien qu’on n’en trouve aucun à proximité de Memphis.
Hawks Atlanta Faucons 1946
hawks-alternate-logo Histoire riche que celle des Hawks. Fondée à Buffalo (NY) en 1946, la franchise fut déménagée la même année dans l’Illinois et renommée Tri-Cities Blackhawks.
Le terme Tri-Cities désigne les trois villes associées à la franchise : Moline, Rock Island et Davenport. Le terme Black Hawks (faucons noirs) fait référence à la guerre de Black Hawk, ayant opposé les tribus indiennes et les colons dans l’Illinois en 1832.
C’est à l’occasion du déménagement à Milwaukee en 1951 que la franchise est simplement renommée Hawks. Après un passage à Saint Louis (1955-1968) les joueurs posent leurs bagages à Atlanta : voilà les Atlanta Hawks.Le logo du club a souvent évolué, une des versions les plus connues étant celles symbolisant à première vue un Pac-Man qui illustre, en fait, l’oiseau. Le club a déjà annoncé qu’il revenait à ce principe pour le logo alternatif de la saison prochaine. Une illustration sublime qui évoque l’ère glorieuse de Dominique Wilkins.
Hornets Charlotte Frelons 1988
hornets-first-logohornets-alternate-logo-small Enfin, la ville de Charlotte va retrouver ses frelons, douze ans après leur éradication au profit des Bobcats. Les chats sauvage ne sont plus et la ville récupère l’un des emblèmes les plus mythiques de l’histoire de la ligue. Franchise jeune, Charlotte a néanmoins su se construire une image sexy, grâce aux exploits des Tyrone Bogues, Alonzo Mourning, Larry « Grandmama » Johnson ou encore Glen Rice.À l’origine, George Shinn, premier propriétaire de l’équipe, souhaitait appeler l’équipe ‘Charlotte Spirit’ mais les habitants de la ville en décidèrent autrement. Les frelons se réfèrent à la résistance des habitants de la ville contre l’Empire Brittanique lors de la Révolution Américaine. Charlotte fut ainsi surnommé « nid de frelons ».Depuis l’acquisition du club, Michael Jordan n’avait pas caché vouloir revenir à l’identité originelle, alors appartenant à New Orleans. Devenus Pelicans, ces derniers ont laissé libre de droit le nom des Hornets, récupéré par Charlotte. Une décision amplement saluée par la communauté et les fans du monde entier qui verront de nouveau « Hugo », le frelon.
Heat Miami Chaleur 1988
Franchise jeune, le Heat a trouvé son nom suite à un sondage, réalisé au moment de sa création, et il fait évidemment référence au climat de la ville floridienne. À noter que le nom « Heat » était opposé en finale à « Miami Vice », le nom original de la série « Deux flics à Miami ». Loin d’être un chaudron, pas certain que l’American Airlines Arena fasse beaucoup plus honneur à son nom, maintenant que LeBron James est parti. En revanche, s’il n’a guère évolué depuis sa création, le logo est sans conteste l’un des plus efficaces de la ligue.
Jazz Utah 1974
jazz C’est à New Orleans qu’a été fondée la franchise, aujourd’hui associée à Utah. Un concours avait été organisé et Jazz émergea parmi des noms tels que Dukes, Crescents, Pilots, Cajuns, Blues, Deltas, et Knights. La signification du mot jazz, « improvisation collective », a notamment retenu l’attention. Les couleurs ont été choisies en référence à ‘Mardi Gras’. Au vu de l’histoire de New Orleans, ce choix semble tout à fait cohérent tant la ville est associée à la musique. De plus, avec Pete Maravich comme icône, le terme était parfaitement adéquat, tant le joueur était imprévisible sur le terrain. Malgré un déménagement dans l’Utah en 1979, le nom, bien que beaucoup moins porteur de sens, est resté. En dépit du retour d’une franchise NBA à la Nouvelle-Orleans, il n’est pas question que la ville récupère son titre si mélodique.Depuis 96, le Jazz ne fait référence à la musique que sur son second logo. Le premier illustre le massif montagneux, entourant la ville de Salt Lake City.
Kings Sacramento 1945
Sacramento présente un parcours cocasse. Passée par Rochester, Cincinnati, Kansas City et enfin Sacramento, elle n’a eu  que deux noms : Royals et Kings.
C’est un concours dans un journal local qui a abouti à donner le nom Royals à la franchise de Rochester. Mais lors de son arrivée à Kansas City,  la franchise a dû se trouver un nouveau nom: il existait déjà dans la ville une franchise appelée Royals et dédiée au baseball. Pour rester dans le ton, ce fut les « Kings ». Le logo de l’équipe n’a pas changé depuis 1995.
Knickerbockers New York 1967
 knicks_alternate-small A l’origine, Knickerbocker désigne les pantalons sous le genou portés par les colons hollandais arrivés à New York au 17ème siècle. Par extension, le terme a désigné ces colons eux-même, et, vu la part importante que ces derniers ont occupée dans le développement de New York, a été associé à la ville elle-même. Il était donc logique qu’une franchise de la ville reprenne ce nom.Depuis 1992, le visuel de l’équipe est resté peu ou prou le même, hormis quelques subtiles variations, telles que la profondeur de champ et la couleur. C’est une déclinaison du logo créé par Bud Freeman en 1964. Néanmoins, les Knicks ne sont jamais restés passéistes et ont souvent utilisé des logos alternatifs, tels que celui actuellement utilisé, référence au métro new-yorkais, très léché et fidèle à l’esprit de la Grosse Pomme.
Lakers Los Angeles 1947
lakers-alternate-logo-small Le nom des Lakers fait référence à la « Terre des 10 000 Lacs », surnom de l’état de Minneapolis, où la franchise a été créée. Il peut aussi être rapproché des grands bateaux circulant sur les grands lacs, appelés Lakers, et qu’on trouve aussi sur les côtés du Minnesota. Malgré le déménagement du club à Los Angeles sous l’impulsion de Bob Short, le nom est resté, bien qu’il n’y ait pas de lac dans la cité californienne.Depuis 1960, le club utilise un visuel illustrant un ballon sur lequel est inscrit le nom du club. Dans sa première version, le ballon était plutôt vert que jaune. Hormis de légères variations de polices et de teintes, l’identité de la franchise est donc restée globalement la même depuis 44 ans.Le club dispose également d’un second visuel depuis 2001, plus compact, minimaliste mais très proche de l’univers angelino.
Magic Orlando Magique 1989
Comme Miami, la franchise créée dans les années 80 a fait appel aux fans pour son nom. En final, on comptait « Heat », « Tropics, « Juice » et « Magic ». La légende dit que la fille du general manager de l’époque aurait visité et aimé la ville. Elle l’aurait donc qualifiée de « magique »: depuis, le nom est resté.Ce logo date de 2010 et a sensiblement conservé le ballon et son dynamisme, utilisés lors du second logo de l’histoire du club (2000-2010). Cette nouvelle mouture voulait incarner un changement d’époque, généré par l’arrivée de la nouvelle salle et une rupture avec l’historique du club, défait à deux reprises en finales NBA.
Mavericks Dallas cheval sauvage 1980
Encore un concours, organisé par une radio locale, pour aboutir à trois finalistes : Mavericks, Wranglers et Express. Donald Carter, le propriétaire de l’époque pencha alors pour le premier (Maverick était une série TV connue), malgré un conflit avec l’université du Texas à Arlington qui utilisait elle-aussi ce nom. Même si Maverick désigne aussi un cheval sauvage, on ne peut s’empêcher de penser que ce Maverick correspond bien à Mark Cuban, l’actuel propriétaire de la franchise. D’ailleurs, la tête du cheval cache un « M ». Pour Mark ou Maverick ? Le logo actuel fut créé en 2001 et marqua une profonde rupture avec la précédente identité, et notamment le vert historique du club.
Nets Brooklyn Filets 1967
 nets286_brooklyn-nets-alternate-2013 Le nom de la franchise, donné en 1968, en tant que New York Nets, a deux origines : d’abord le nom du filet placé sous l’anneau et responsable du doux « swish » que les joueurs aiment tant. Ensuite, il est identique à une lettre prêt au nom des deux autres franchises de la zone de New York à l’époque : les New York Mets (Baseball) et les New York Jets (Football américain). En passant de New Jersey à Brooklyn, les Nets ont conservé leur nom, mais changer de logo supervisé par Jay Z. Les Nets disposent également d’une version alternative, très rétro et épurée. Dans l’ensemble, l’identité visuelle du club est particulièrement réussie.
Nuggets Denver Pépite 1967
A l’origine appelée Denver Rockets, la franchise a dû changer de nom lorqu’elle a rejoint la NBA, car Rockets était déjà associé à Houston.
La pépite de Denver est en or, référence à la ruée vers l’or de Pikes Peak dans les années 1850 et 1860 qui a vu déferler des milliers d’aventuriers avides de gains rapides dans la région. On aperçoit d’ailleurs les sommets du Colorado sur le logo. D’un point de vue esthétique, le club a connu nombre de logos et l’un d’entre eux figure parmi les musts de l’histoire de la ligue: celui utilisé entre 81 et 93.
Pacers Indiana Trotteur 1967
L’Indiana est un état à la forte culture équestre. Les courses de trot (pace en anglais) font partie de son patrimoine historique, d’où la référence aux chevaux trotteurs (pacers).
Pacers est aussi une référence à fameuse course des 500 miles d’Indianapolis : la « pace car » y désigne la voiture de sécurité. Le club est resté très fidèle à son identité originelle, même le bras qui longeait l’intérieur du P pour tenir le ballon n’est plus.
Pelicans New Orleans Pélicans 2013
pelicans Depuis la saison 2013/14, les Hornets sont devenus les Pelicans. La direction souhaitait abandonner le « frelon » pour mettre en valeur un symbole de la ville ou de l’Etat. Ils ont choisi le Pelican, emblème de la Louisiane. Le Jazz étant pris par Utah, les habitants de la ville se sont tournés vers un autre symbole fort.
Pistons Detroit Pistons 1941
Sachant que Detroit est surnommé « Motor City », est-il besoin de préciser à quoi Pistons fait référence ? Il suffit de savoir que GM, Ford et Chrysler y ont tous les 3 leur siège social, pour comprendre qu’on parle bien de la pièce de moteur.
Cependant la franchise n’est pas née à Detroit, mais dans l’Indiana, à Fort Wayne. C’est là que son fondateur Fred Zollner, y avait fondé son entreprise de manufacture de pistons. Lors du déménagement vers Detroit, il fut bien entendu décidé de conserver le nom, tant il collait à l’histoire de la ville. Depuis sa création, le club a connu pas moins de sept logos mais celui d’aujourd’hui rend directement hommage à celui utilisé entre 1979 et 1995.
Raptors Toronto Raptors 1995
 tr Alors que les Toronto Huskies avaient fait vibrer le cœur des fans de la ville dans les années 1946-47, en 1995, le management avait pensé à réutiliser le nom. Mais sa proximité avec les Timberwolves, notamment en terme de logo, l’a fait renoncer. À la place, un concours national a été lancé, recueillant plus de 2000 propositions.
Parmi les finalistes (Beavers, Bobcats, Dragons, Grizzlies, Hogs, Raptors, Scorpions, T-Rex, Tarantulas et Terriers),  c’est le nom « Raptors » qui l’a emporté, notamment sous l’influence du film Jurassic Park, tout juste sorti.Le club n’a connu que deux logos, mais ils sont à peu près identiques, hormis pour les couleurs du fond. En revanche, les Raptors ont usé de nombreuses versions alternatives, dont celle relativement réussie de la griffe du Raptor. Il se murmure que la franchise pourrait changer de couleur, voire de nom, dans les années à venir…
Rockets Houston Fusées 1967
Les Rockets, pour une ville qui accueille le centre de commande des opérations spatiales de la NASA, c’est logique, non ? Sauf que la franchise est née à San Diego, en Californie.
La ville sur les rives du Pacifique accueillait alors General Dynamic, une société spécialisée dans la Défense et chargée du développement du missile Atlas, destiné d’abord à transporter des charges nucléaires puis converti en lanceur pour les vols dans l’espace.Un nom qui collait bien à sa nouvelle ville, lors du déménagement en 1971. Depuis 2004, les références aux fusées sont plus discrètes et prennent placent dans le R, dont les deux pattes prennent la forme des réacteurs.
Suns Phoenix Soleils 1968
4370_phoenix_suns-primary-20149329_phoenix_suns-secondary-2014 Franchise sédentaire, fondée dans la capitale de l’Arizona et toujours sous le même soleil, plus de 40 ans après, les Suns de Phoenix justifient parfaitement leur nom. Ce dernier a été préféré lors d’un concours à Scorpions, Rattlers, Thunderbirds, Wranglers, Mavericks, Mustangs ou encore Cougars. Scorpions aurait pu être un bon choix, quand on se souvient que le grand Luc Longley fut piqué par l’un d’entre eux lors d’un été dans la ville ensoleillée. Depuis 1992, le premier logo a connu quelques subtiles retouches mais le club s’est aussi doté d’un second visuel, plus moderne, afin d’attirer un public plus jeune.
Spurs San Antonio Epérons 1967
Texas, pays des cow-boys, avec leurs chapeaux, leurs pistolets et leurs chevaux et donc, des éperons. Lors du déménagement à San Antonio, les propriétaires avaient envisagé « Gunslinger », qui peut se traduire par « As de la gâchette », avant de se raviser et d’opter pour Spurs. Depuis 1977, le principe du logo est sensiblement le même mais il a cependant connu quelques variations, plus ou moins heureuses. Depuis 2003, les Texans ont fort heureusement abandonné les trois bandes pastels qui servaient de fond sous l’ère David Robinson.
Timberwolves Minnesota Loup (des forêts) 1989
Une des quatres équipes introduites lors de la grande » expansion draft » de la fin des années 80, les Timberwolves ont été nommés, comme les  3 autres, à l’aide des fans. Après avoir retenu deux noms, Timberwolves et Polars, le staff a demandé aux conseillers municipaux de choisir. Sachant que l’État du Minnesota accueille la grande majorité des loups du pays, le nom avait un sens.
Thunder Oklahoma City Tonnerre 1967
Difficile d’ignorer que le Thunder a d’abord été localisé à Seattle et s’est d’abord appelé Supersonics. Le premier nom de la franchise est d’ailleurs associé à l’industrie aéronautique fortement présente dans la ville de Seattle, dont Boeing, l’un des deux leaders mondiaux du secteur. Ce dernier travaillait lors de la création de la franchise sur le projet d’un avion concurrent du Concorde, qui ne vit cependant pas le jour.
Après le départ douloureux de Seattle vers Oklahoma City en 2008, c’est Thunder qui a été choisi, en référence à la fois aux tempêtes puissantes qui balayent la région, mais aussi en référence à l’Oiseau-Tonnerre (Thunderbird), créature légendaire des Indiens qui vivaient dans l’état d’Oklahoma.
Trail Blazers Portland Pionniers 1970
Lors de la création de la franchise, Pioneers était le nom recueillant la majorité des suffages. Cependant, les équipes sportives de l’université Lewis et Clark l’utilisaient déjà et il fallu trouver autre chose. Ce fut donc Trail Blazers. Le terme de « pionnier » est une hommage aux hommes qui ont construit le chemin de fer reliant l’État de l’Oregon avec le réseau du Nord-Est du pays.Pour ceux qui ignorent ce que représente ce logo mythique, la réponse est plutôt surprenante. Il est composé de cinq bandes argentées et cinq bandes rouges, ce qui n’est rien d’autre qu’une allégorie du basketball: cinq joueurs qui en affrontent cinq autres. Il fut dessiné par le cousin d’Harry Glicksman, l’un des fondateurs du club.
Warriors Golden State Guerriers 1946
1613_golden_state_warriors-secondary-2015 Trois villes (Philadelphie, San Francisco, Golden State -ou plutôt Oakland-) mais un seul nom pour cette franchise parmi les plus vieilles du basket américain.
Les fondateurs se sont inspirés des Philadelphie Warriors pour trouver ce nom, une équipe ayant joué en 1925. Le nom a ensuite suivi la franchise pendant plus de 60 ans. Le logo représente évidemment le Golden Gate, déjà présent sur le logo lors de la saison 70/71. Depuis, le club avait fait le choix d’illustrer la situation géographique de l’état avant d’utiliser un guerrier costumé entre 98 et 2010. Les Warriors ont également dévoilé un second logo pour la saison prochaine, sobre et donc, très classe, avant un futur retour à San Francisco.
Wizards Washington Magiciens 1962
wizdc Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement de l’époque où la franchise de la capitale était nommé Washington Bullets
Mais en 1997, le propriétaire Abe Pollin (décédé en 2009) décida de le changer, le nom Bullets résonnant comme un appel à la violence dans une ville à la criminalité légendaire. L’assassinat par balle de son ami Yitzhak Rabin le renforça dans ce choix. Comme toujours depuis les années 80, un concours fut alors lancé. On comptait alors parmi les finalistes Dragons, Express, Stallions, Sea Dogs, et Wizards. Abe Pollin annonça alors son choix : ce serait les Wizards. Les critiques des fans fusèrent, fustigeant la référence à Harry Potter ou à un rang du Ku Klux Klan. Mais le propriétaire tint bon. Depuis son arrivée, le Sorcier a changé de couleurs, reprenant les historiques du club et depuis 2011, un logo alternatif très efficace est arrivé, probablement l’un des meilleurs de la ligue.

 

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