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[Coaching] Nick Nurse, le savant fou qui expérimente le futur défensif en NBA ?

Malgré les nombreux blessés, l’entraîneur des Raptors a construit l’une des meilleures défenses de la ligue… en allant à l’encontre des principes définis depuis une dizaine d’années.

Lors des dernières Finals, on a beaucoup parlé de la « boîte » de Nick Nurse sur Stephen Curry. Employer une telle tactique était quasiment tabou en NBA et l’entraîneur a donc surpris tout le monde, et gagné une réputation de « savant fou », capable d’innover et de prendre des risques. C’était d’ailleurs précisément pour cela que Masai Ujiri l’avait nommé à la tête de l’équipe, pour prendre la suite d’un Dwane Casey beaucoup plus frileux.

Mais beaucoup se demandaient s’il s’agissait là simplement d’une manoeuvre extrême, ou si Nick Nurse allait continuer de prendre des risques sur le plan défensif. Et à mi-saison, la réponse est claire : il n’a pas froid aux yeux !

Boîte, zone, blitz, diamant tout terrain et compagnie…

Stan Van Gundy le notait déjà fin novembre : Nick Nurse n’hésite pas à utiliser des défenses qu’on ne voyait guère que dans les lycées américains, ou parfois en NCAA. En plus des zones, des boîtes ou de la défense en « triangle », les Raptors « blitzent » énormément sur le pick-and-roll, avec des prises à deux donc très agressives, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Le but est ainsi toujours de couper la star adverse de ses camarades de jeu.

Son « chef d’oeuvre » cette saison est sans doute ce match face aux Mavericks, fin décembre, où il a mis en place une défense « en diamant » sur tout le terrain pour revenir d’un écart de 30 points… et l’emporter.

Mais comme le note CBS Sports, tout ça est le fruit d’un long travail. Nick Nurse confie ainsi que la saison passée, ses joueurs ont refusé « pendant à peu près les quatre premiers mois » de mettre en place les stratégies défensives les plus extrêmes, même quand la situation l’exigeait. C’est donc par petites touches que le coach a instillé dans la tête de ses joueurs qu’ils pouvaient passer de l’individuelle à la zone, ou à des défenses mixtes.

« C’était frustrant l’an passé parce qu’on ne voyait pas le but final », confirme ainsi Fred VanVleet. « On ne savait pas si ça pouvait fonctionner. Donc on doutait un peu. » Mais en playoffs, et notamment en Finals, l’équipe a bien vu que cette capacité à changer et à proposer des défenses rares perturbait énormément les adversaires.

« La défense, ce n’est pas aussi sexy que le jazz, n’est-ce pas ? » demande Nick Nurse en mélomane, fan de Thelonious Monk. « Le principal, c’est de savoir si vous allez plier les genoux et vous mettre au boulot ? Est-ce que vous allez jouer dur ? Il y a évidemment de l’improvisation face à certains problèmes, c’est ce que font les grandes équipes. Et on le fait bien également. Quand on joue bien, on fait ça, quelqu’un va aider sur un problème, et le gars d’après aide, et le gars d’après aide également, et ça tourne. Mais au bout du compte, on en revient à ma phrase de départ : c’est fait avec de l’énergie, de la dureté et du liant ».

Des défenses coincées dans un centre de gravité dépassé ?

Sans doute, mais le coach admet aussi que le jeu a considérablement changé, et que l’évolution de l’arbitrage a modifié le centre de gravité offensif des équipes.

« Ton joueur se fait malmener dans la raquette et n’obtient pas de coup de sifflet, alors qu’à la ligne à 3-points, tu souffles sur l’adversaire et il y a faute. Peut-être que si on changeait les règles, le jeu au poste reviendrait » expliquait récemment Vlade Divac. À Toronto, on a en tout cas pris en compte cette évolution et on traite les extérieurs adverses comme on traitait les intérieurs adverses dans les années 1980 et 1990.

« Le jeu a tellement changé en attaque dans les cinq dernières années. Je pense qu’il est peut-être temps que la défense change à son tour radicalement. Ça se répand vite, comme tout dans cette ligue », confie Nick Nurse.

La zone est ainsi de plus utilisée, que ce soit à Miami, Brooklyn ou ailleurs, et les prises à deux agressives sur James Harden dès le milieu de terrain sont quasiment devenues la norme.

Le plus intéressant, c’est que le renversement offensif en NBA entraîne donc des stratégies défensives qui vont à l’encontre des axes majeurs définis depuis de nombreuses saisons. Sécuriser le rebond et contrôler les 3-points dans les coins étaient ainsi vus comme deux priorités absolues pour les défenses depuis une bonne dizaine d’années. Or voilà que les Raptors affichent la deuxième meilleure défense de la ligue cette saison (103.8 points pour 100 possessions, seuls les Bucks faisant mieux) en étant la 4e équipe qui concède le plus de rebonds offensifs (28.9% des tirs étant récupérés par l’adversaire) mais aussi celle qui concède le plus de 3-points dans le coin de l’histoire, avec 13% des shoots adverses venant des coins (hors « garbage time ») comme le note The Athletic.

Les priorités de Toronto sont ainsi de protéger la raquette et de faire lâcher le ballon aux superstars adverses, pour forcer les autres joueurs à faire la différence. C’est simple mais c’est aussi radical et agressif, et c’est aussi pour ça que ça fonctionne. Car il y a des habitudes en NBA et faire des « boîtes » en traitant Draymond Green ou Andre Iguodala comme des joueurs sans importance était un « manque de respect », selon les mots de Stephen Curry.

Sauf que c’est justement en s’affranchissant des règles et des habitudes qu’on fait évoluer les choses…

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