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La renaissance de Monty Williams

Après une année passée sur le banc des Sixers aux côtés de Brett Brown, Monty Williams a retrouvé cet été un premier rôle à Phoenix, un retour au plus près du basket qui n’avait rien d’évident au regard du drame vécu par l’ancien joueur NBA.

C’est en février 2016 que la tragique nouvelle est tombée : le décès d’Ingrid Williams, à seulement 44 ans, des suites d’un accident sur une route de l’Oklahoma. Effondré, celui qui était alors assistant du Thunder s’était logiquement écarté des terrains.

« On ne s’en remet jamais »

« J’étais fini. J’allais tout simplement partir. Je voulais prendre mes enfants et partir dans le Wyoming », raconte-t-il à The Athletic. « C’est un endroit qui m’a toujours attiré pour chasser, pêcher et élever des chiens. C’était ce que je voulais faire. Mais je savais que j’allais blesser mes enfants. Je me serais fait moi-même du mal. C’est toujours difficile. Je vis toujours des moments incroyablement durs mais c’est la vie. On ne s’en remet jamais. »

Après quelques mois à l’écart du basket, Monty Williams a trouvé refuge chez les Spurs de son ami Gregg Popovich, pour lequel il avait joué entre 1996 et 1998. Dans un rôle de vice-président taillé sur mesure, le tacticien a trouvé du soutien dans cet environnement familial et repris goût à la routine inhérente à sa passion de toujours.

« Il ne s’est pas délité », confirme Doc Rivers, également très proche de Monty Williams. « Il s’est renforcé. Il ne s’est pas plaint. Il a pardonné. Cela en dit beaucoup sur lui. Il a fait énormément d’introspection. Quelque chose d’horrible s’est produit dans sa vie et cela l’a mené sur le chemin de la réflexion pour devenir meilleur. Beaucoup seraient devenus aigris ou auraient blâmé le monde entier. Monty a fait l’inverse. »

« Je veux être connu comme un coach capable d’amener mon équipe dans l’élite un jour »

C’est d’ailleurs dans l’organigramme des Spurs que le tacticien a rencontré sa nouvelle compagne. Ses deux ans de reconstruction dans le Texas l’ont ensuite dirigé chez un autre ancien de la maison, Brett Brown, du côté des Sixers. Régulièrement motivé par ses pairs et amis au cours de cet exercice en Pennsylvanie, Monty Williams a donc cédé aux sirènes des Suns, convaincu par… la personnalité de Robert Sarver, le propriétaire de la franchise.

« Nous voulions tous les deux atteindre le niveau suivant », poursuit-il. « Il veut être connu comme quelqu’un qui possède une grande équipe. Je veux être connu comme un coach capable d’amener mon équipe dans l’élite un jour. Nous avons cette affinité. C’est devenu une bonne relation car nous avons tous les deux été francs l’un envers l’autre. Il n’a jamais esquivé quoi que ce soit lors de notre rencontre ou renié certaines choses que l’on disait de lui. Et il a dit des choses à mon sujet que je dois admettre vraies également. Nous faisons tous des choses que nous regrettons, que ce soit en parlant avec un joueur ou en gérant des situations. »

Désormais à la tête d’une des équipes surprises de ce début de saison, en passe de se marier à nouveau, Monty Williams a retrouvé le sourire. « Tout ira bien », avait-il prononcé lors de la cérémonie en hommage à sa compagne défunte. Il est en train de forcer le destin et de réaliser ses propres mots.

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