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Tony Parker, ce sont les autres qui en parlent le mieux

L’influence du meilleur joueur de l’histoire du basket français dépasse les frontières. Preuve à l’appui avec le témoignage de ses pairs.

« Tony Parker ? » nous demande l’arrière des Sixers Josh Richardson, « un des meilleurs meneurs de tous les temps, » répond-il sans la moindre hésitation. Cet échange avec le natif de l’Oklahoma, cadet de la légende des Spurs de 11 ans, est symbolique de la réputation de Tony Parker dans le monde et dans l’histoire de la balle orange.

Au cours des dernières semaines, Basket USA est parti à la rencontre d’anciens coéquipiers, d’entraîneurs, et d’adversaires du Français en NBA pour leur demander leur avis sur la carrière de Tony Parker. Qu’ils soient américains, français, espagnols, ou encore brésiliens, tous ont tenu à rendre hommage au rôle que Tony Parker a joué pour transcender l’image du basket en France, aider à son internationalisation, et marquer les esprits de générations de basketteurs aux États-Unis et dans le monde entier.

« Pop et Tony ont su créer un super partenariat. Pop le ramenait sur terre, il l’a coaché extrêmement dur »

Il suffit de jeter un œil à la NBA d’aujourd’hui pour comprendre que Tony Parker, aux côtés de Dirk Nowitzki, Pau Gasol et consorts, a ouvert la porte aux nombreux joueurs européens qui lui ont succédé. Rien de plus normal que de voir Luka Doncic ou Giannis Antetokounmpo être le visage de leur franchise respective, mais au début des années 2000, quand le Français a débarqué à San Antonio, les joueurs étrangers avaient tout à prouver.

« Avec le recul, c’est assez incroyable, » note Brett Brown, l’entraineur des Sixers et ancien de la maison Spurs, qui a côtoyé TP pendant douze ans. « C’était un gamin de 19 ans à qui on a confié la balle, et on lui a dit, va parler à David Robinson, va parler à Tim Duncan et montre leur la voie. En tant que meneur, français, de 19 ans, c’était difficile ! Mais il l’a fait. »

Sous la main de fer de Gregg Popovich, Tony Parker a gravi les échelons, non sans difficulté. « Pop et Tony ont su créer un super partenariat. Pop le ramenait sur terre, il l’a coaché extrêmement dur, » rappelle Brett Brown. « C’est une histoire légendaire, et je me sens privilégié d’avoir pu vivre une grande partie de cette aventure.

Quatre titres de champion NBA, premier européen à remporter le trophée de MVP des Finals, six sélections au All-Star Game, quatre en équipe All-NBA, une place dans le Top 10 des meilleurs marqueurs de l’histoire des playoffs… Si le palmarès du Français est tout simplement l’un des plus beaux pour un meneur de jeu, ce sont bien son caractère et son éthique de travail qui ajoutent à sa légende.

« C’est un super joueur mais avant tout c’est un super mec, » insiste Tiago Splitter, ancien coéquipier de Tony Parker à San Antonio et désormais assistant coach à Brooklyn. « Je me souviens quand je suis arrivé à San Antonio, il m’a invité chez lui, il m’a montré toutes ses bagues de champion et il m’a dit : « Tu vas en avoir une un jour », et il avait raison. Quelques années plus tard, on est devenu champion ensemble et ça nous a encore plus rapprochés. »

À l’instar du pivot brésilien, Pau Gasol et Damian Lillard ont tenu à mettre l’accent sur l’esprit de compétition du numéro 9 des Spurs. « Il a toujours été un compétiteur acharné, » insiste Pau Gasol, drafté en 2001 dans la même promotion que celle du Français, et qui a eu l’occasion de le défier en équipe de jeunes, en équipe nationale, et en NBA, avant de le rejoindre à San Antonio.

« Face à lui, ça a été mon introduction au basket qui fait gagner des titres »

Damian Lillard, se rappelle lui de son duel contre Tony Parker au second tour des playoffs 2014. Après avoir été étincelant au premier tour contre les Rockets, éliminant même les Texans sur un tir à 3-points exceptionnel au buzzer du Game 6, Damian Lillard est retombé sur terre face à la machine des Spurs et à son adversaire direct.

« Face à lui, ça a été mon introduction au basket qui fait gagner des titres, » se remémore le meneur des Blazers. Et les statistiques corroborent ses propos. Après avoir tourné à 25 points par match à 47% de réussite contre Houston, il a souffert face à Tony Parker. Dans la déroute de son équipe, il a marqué en moyenne 6 points de moins, à 41% aux tirs dont 17% de loin, tout en perdant deux fois plus de ballons que face aux Rockets, d’après Basketball Reference.

De son premier match face à Tony Parker jusqu’à son dernier, Josh Richardson garde lui aussi des souvenirs indélébiles du Français. « Je me souviens de ma saison rookie : lui, Manu et Tim étaient encore tous là et j’étais carrément impressionné de jouer contre ces stars qui avaient gagné autant de titres. Tony Parker était un des gars les plus rapides de la ligue, » nous explique-t-il, avant d’évoquer la dernière saison de TP à Charlotte. « L’an dernier, avec Charlotte, il a réussi un match à 26 points contre nous. Je secouais la tête et je me demandais ce qu’on pouvait faire pour le ralentir. »

Tout au long de sa carrière, Tony Parker a privilégié la gagne plutôt que ses stats personnelles, comprenant rapidement que le succès collectif pouvait l’emmener beaucoup plus loin que les accolades individuelles.

« Il était prêt à tout faire pour pouvoir gagner des matchs, » ajoute d’ailleurs Tiago Splitter. « Certains soirs, il ne scorait pas mais il menait l’équipe d’une main de maitre en faisant des passes décisives, en défendant dur. Son ego n’était pas à la mesure du grand joueur qu’il était. »

« Quand on te parle de basket, certes tu vas penser à Michael Jordan, Kobe, LeBron et d’autres joueurs mais en étant Français tu penses tout de suite à Tony Parker »

Pendant 18 saisons, Tony Parker a forgé sa place dans le panthéon de la Ligue. Cette nuit, il deviendra le premier joueur français à voir son maillot retiré par une franchise NBA, avant d’entrer au Hall of Fame dans quelques années. Et ses exploits outre-atlantique ont permis au basket de gagner en notoriété dans l’Hexagone. Que ce soit dans les médias, dans les salles ou dans les esprits des basketteurs en herbe, le numéro 9 des Spurs était partout.

La régularité de la présence française en NBA en est peut être l’exemple le plus frappant. Parmi les joueurs de cette nouvelle génération, Élie Okobo, qui vient d’entamer sa deuxième saison avec Phoenix et qui avait 4 ans quand Tony Parker a débuté sa carrière NBA, nous expliquait avoir pris le meneur français en exemple depuis tout petit.

« Quand on te parle de basket, certes tu vas penser à Michael Jordan, Kobe, LeBron et d’autres joueurs mais en étant français tu penses tout de suite à Tony Parker, » lance-t-il. « Il a marqué l’histoire du basket français mais du basket américain aussi. Être MVP des Finals, champion NBA, c’est quelque chose d’énorme. Il a eu une carrière formidable. Il a inspiré beaucoup de jeunes français à faire du basket et beaucoup de jeunes ont essayé de jouer comme lui, et j’en fais partie. Il a toujours été un exemple pour moi. »

La saison dernière, Elie Okobo a réalisé deux rêve de gosses. Rejoindre la NBA et jouer contre son idole. Un moment au combien particulier pour le jeune meneur français. « J’ai pu jouer contre lui l’année dernière et ça a été quelque chose de fort parce que je le regardais depuis tout petit, depuis la France, et le fait de jouer contre lui, d’échanger avec lui cet été, c’est fou. »

« C’est cool qu’il redonne au basket français »

Ayant eu un rôle similaire en Espagne, Pau Gasol est bien placé pour décrire et comprendre l’impact de Tony Parker. « C’est un gars qui a changé l’histoire de son sport, » constate-t-il. « Il a eu une influence immense dans son pays, en France, mais aussi du point de vue international. »

Désormais retraité, Tony Parker a tout mis en œuvre pour continuer d’avoir une influence considérable sur le basket, que ce soit via son partenariat avec North Rock Partners, pour aider les joueurs à bien gérer leur argent, ou évidemment avec le retour au premier plan de l’Asvel.

« Toute son histoire, c’est une superbe histoire, » se ravit Kenny Atkinson, entraineur des Nets qui a joué en Pro A quand Tony Parker était pensionnaire du Paris Basket Racing. « Je connais tout son parcours, je suis un grand fan. Et maintenant, il est propriétaire de l’Asvel. C’est cool qu’il redonne au basket français. »

En quelque sorte, la boucle est bouclée. Tony Parker n’est lui toutefois pas prêt de s’arrêter. Mais avant de contempler ce qu’il nous réserve pour l’avenir, prenons le temps d’apprécier ces 19 saisons NBA !

« Son histoire et son héritage sont énormes, » termine Brett Brown. « L’ensemble de son œuvre, que ce soit dans son pays en France, à l’international avec les Jeux et les autres compétitions, et avec les Spurs de San Antonio, tout ça ne pourra jamais lui être enlevé. Ça fait partie des livres de records. » 

Merci Tony.

Propos recueillis à Portland par Emmanuel Laurin, et à San Francisco par Melvin Karsenti.

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