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Team USA : les présents ont toujours tort

Les doutes étaient justifiés : cette équipe américaine, privée de ses meilleurs joueurs, était trop courte pour aller chercher une médaille d’or à la Coupe du monde. Néanmoins, Team USA n’utilise pas cette excuse pour expliquer la défaite face aux Bleus.

C’est forcément le premier commentaire qui va brûler les lèvres des observateurs américains : même si la concurrence était solide, Team USA a surtout été battue par manque de talent. Pourtant, elle n’en manquait pas dans sa sélection, et elle était même la seule exclusivement composée de joueurs NBA, dont trois All-Stars.

Sans doute que si les superstars avaient été présentes, cette première compétition internationale ne se serait pas soldée sans médaille pour la première fois depuis 2002. Mais inutile de déjà réécrire l’histoire pour les Américains qui subissent leur plus gros couac de cette décennie.

« C’est irrespectueux de venir dire : ‘vous n’aviez pas tel ou tel joueur’ », rétorque Gregg Popovich. « C’est irrespectueux pour la France et pour les autres équipes du tournoi. La France nous a battus. Peu importe qui est dans l’équipe. Je ne pourrais pas être plus fier des douze joueurs qui ont sacrifié leur été pour venir ici, qui n’avaient jamais joué ensemble et ont participé. Ils méritent du crédit pour ça, comme la France. »

« S’ils ne veulent pas jouer, c’est leur problème »

Même logique pour Donovan Mitchell, le meilleur joueur du quart côté Team USA avec 29 points face aux Bleus, qui semble fatigué par ces commentaires. « S’ils ne sont pas venus, s’ils ne veulent pas jouer, c’est leur problème. On était douze à vouloir jouer, plus d’autres qui en avaient envie mais n’ont pas pu le faire. Je sais que les gens vont se focaliser sur les absents, mais on était concentré sur nous-mêmes. La saison était terminée, on est venu bosser avec Gregg Popovich et son staff. Les autres, ça ne les concerne pas. Nous, on est douze prêts à jouer. Je le dis depuis longtemps. C’est chiant que certaines personnes chez nous pensent encore comme ça, mais on s’en fiche. »

Et ça ne risque pas de s’arrêter puisque Team USA ne rentrera pas avec la médaille d’or autour du cou, comme ce fut le cas en 2010 puis 2014. Il reste même encore deux matches à jouer pour finir sur une bonne note, dont le prochain face à un autre favori tombé plus tôt que prévu : la Serbie.

« Si on commence à écouter tout ce qui se dit à l’extérieur, on n’en a pas fini », souligne Joe Harris. « On sait qu’on a bossé, qu’on s’est sacrifié, on a passé 39 jours loin de chez nous, on a vécu beaucoup de moments ensemble. Un lien unique s’est créé avec ces gars. Tout le monde est touché bien sûr, mais on voulait tous être là afin de se battre pour une médaille d’or. On s’est bougé les fesses, on a joué dur, mais on a fait des erreurs mentales contre les grosses équipes. »

Il y a un mois, C.J. McCollum expliquait que certains forfaits étaient liés au fait que l’effectif était affaibli : « Je pense que les joueurs ont vu ça comme la possibilité de faire partie d’une équipe qui allait perdre. Donc pourquoi en faire partie ? »

Douze joueurs ont décidé d’en faire partie, et ce sont sans doute ceux qui méritent le moins d’être critiqués.

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