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Rencontre avec « Ptitecao », la graphiste nantaise qui a séduit la NBA

En quelques années, Caroline Blanchet, alias « Ptitecao », s’est imposée comme l’une des graphistes spécialisées dans le sport les plus actives et les plus réputées de la planète. Outre la NBA, elle compte parmi ses clients la FFBB, la FIBA, ESPN, le PSG, l’UEFA…

Elle en a fait du chemin la « Ptitecao ». En 2012, lorsque nous l’avions interviewée une première fois, elle lançait tout juste son entreprise en freelance, en parallèle avec son travail en agence de communication. Aujourd’hui, son nom est bien connu dans la galaxie visuelle du basket car ses créations graphiques alimentent les réseaux sociaux des plus grands canaux. Dont celui de la NBA.

Pour mieux appréhender la trajectoire suivie par Caroline Blanchet, installée en solo en périphérie de Nantes, il faut remonter à 2012 justement. L’année des premiers contacts outre-Atlantique, notamment avec les Raptors et les Maple Leafs (NHL) de Toronto et les Chicago Bears (NFL). Cette mise en relation se fait grâce à Behance, un site spécialisé où les créatifs peuvent exposer leur travail. Le sien se démarque des autres.

« Merde, c’est quand même pas la NBA ? »

Deux ans plus tard, grâce à ces mêmes réseaux, un nouveau client potentiel, d’une autre envergure, la contacte : la NBA. « Lorsque j’ai reçu leur mail », se souvient-elle, « je me suis dit : Merde, c’est quand même pas la NBA ! Ce serait pas un spam ?! » Une quinzaine de minutes sur Skype plus tard, et voilà qu’elle rejoint une équipe d’au moins une dizaine de collaborateurs freelance de la ligue basés un peu partout dans le monde.

Alors que la Fédération internationale de basket (FIBA) la contacte également la même année, Caroline Blanchet, 33 ans aujourd’hui, réalise qu’elle vient de réussir son pari : concilier à plein temps sa passion du graphisme avec celle du sport, du basket en particulier. « J’ai conscience que de bosser pour la NBA, c’est cool. C’était le but. Mais je ne vais pas tout accepter au prétexte que c’est la NBA. Cela reste un client, ce n’est pas une fin en soi ».

15 heures de travail autour de Kobe Bryant

Plus jeune, cette Choletaise d’origine suivait de près les pensionnaires de la Meilleraie, tout en étant biberonné avec les rares images de la NBA des années 1990, enregistrées sur les cassettes VHS. Une ère largement révolue depuis car les réseaux sociaux alimentent aujourd’hui une profusion d’images. De bon augure pour les créateurs du monde entier qui sont de plus en plus nombreux à émerger.

Et cela malgré cette « jungle » numérique où tout un chacun peut s’approprier le travail d’un autre. « J’ai arrêté de me battre avec ça », lâche-t-elle tout en surfant et montrant un site chinois de vente où ses visuels ont été repris, sans son accord, pour décorer… des coques de téléphone. « Même si les gens doivent comprendre que derrière ces visuels, il y a du temps et du travail ». Exemple avec l’une de ses créations favorites, une carte blanche commandée par la ligue à l’occasion de la retraite de Kobe Bryant, qui lui avait demandé 15 heures de travail.

https://www.instagram.com/p/BzOi5YfgxYW/

Elle ajoute : « On ne peut pas faire n’importe avec les images ». Licence NBA, accord du joueur, de la franchise et même de l’association des joueurs… Elle-même ne peut pas mettre en vente ses propres créations basées sur des photos de banques d’images (ou fournies directement par la ligue). « Ptitecao » doit se contenter de les exposer sur ses réseaux, pour maintenir sa visibilité.

Prendre du recul sur la dernière « free agency »

« C’est une petite fierté d’être partagé par plein d’internautes, ou qu’un joueur te mette un commentaire. Mais ce n’est pas forcément ce qui va te faire bosser. Il faut cibler les bonnes personnes, être toujours à la recherche de projets professionnels ». Elle ne s’est par exemple pas précipitée avec la dernière folle « free agency », pour être la première à publier « un visuel de Kevin Durant avec son nouveau maillot ». Son réseau actuel lui permet de privilégier la qualité à la quantité.

Elle a bien conscience d’être l’une des rares à vivre de ce « métier à la mode. Sur la durée, on n’est pas tant que ça. Il y a de plus en plus concurrence. Dans le même temps, il y a pas mal d’entreprises qui lancent des concours pour la conception d’un logo par exemple. Ça tue le métier… »

Récemment approchée par des joueuses de l’équipe de France (Sandrine Gruda et Olivia Epoupa) pour des créations, Caroline Blanchet ne sait pas pour autant de quoi son avenir sera fait. Poursuivre cette voie ? Revenir en agence ? En attendant, elle pense beaucoup à lancer très prochainement une boutique pour la vente de décorations stylisées façon basket. Sans forcément de références à la NBA pour se faciliter les choses, même si elle croit au potentiel de ventes de posters, à la manière des affiches de films.

Et puis elle aimerait faire davantage d’expositions. Un bon moyen pour elle d’aller à la rencontre de ceux qui la suivent et se trompent sur elle : « Beaucoup croient que je suis un homme ! » Mais non, derrière « Ptitecao », il y a une graphiste de grand talent.

Propos recueillis à Nantes

LES SECRETS DE LA CRÉATION

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