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Des contrats plus courts sont-ils mauvais pour la NBA ? Adam Silver s’interroge

Lors du lockout de 2011, la NBA a tenté d’aider les équipes à conserver leur joueur, notamment avec les contrats « super max ». Depuis, le All-Stars n’arrêtent pas de changer d’équipe et Adam Silver s’interroge sur les « dégâts collatéraux » du dernier accord collectif.

Lors de la dernière Sloan Sports Analytics Conference, Adam Silver a eu une longue et passionnante discussion avec le journaliste Bill Simmons. Le commissionner y a évoqué de nombreux sujets, et notamment le fait que les stars NBA semblent désormais avoir beaucoup plus de pouvoir face aux franchises, pour changer d’équipe à leur guise.

« Les gens oublient mais Magic Johnson avait un contrat sur 25 ans »

Paul George, Kawhi Leonard, Kyrie Irving, Jimmy Butler et bien sûr Anthony Davis ont ainsi tous demandé à être échangés et Adam Silver explique de façon transparente que c’est la conséquence des négociations de l’accord collectif de 2011.

« Ce qu’on a aussi essayé de faire lors du dernier accord collectif, c’était de créer une meilleure corrélation entre le salaire et les performances », assure-t-il. « Peut-être qu’avec les effets collatéraux, nous avons fait une erreur mais nous voulions des contrats plus courts. La NBA voulait des contrats plus courts, les joueurs des contrats plus longs. »

Adam Silver rappelle ainsi que les superstars ont toujours eu beaucoup de pouvoir, et qu’il a juste changé de nature.

« Les gens oublient mais Magic Johnson avait un contrat sur 25 ans (un million de dollars par an sur 25 ans, signé en 1984). On parle du pouvoir des joueurs mais avant, les joueurs avaient tellement de pouvoir qu’ils se désignaient coach de l’équipe. Bill Russell… Wilt Chamberlain s’est décrété coach des Sixers puis il a dit qu’il partait. »

La logique de la NBA, c’était que les contrats longs qui existaient auparavant finissaient par plomber les finances du club, et empêchaient à terme les jeunes joueurs d’avoir des salaires à la hauteur de leurs performances.

Limiter « l’argent mort »… en accélérant et en multipliant les négociations

En raccourcissant les contrats, l’évaluation de la valeur des joueurs a donc été accélérée… et « l’argent mort » limité.

« Nous nous sommes donc mis d’accord pour raccourcir les contrats. En mettant de côté la notion de pouvoir, 40% des joueurs seront free agents l’été prochain. Je ne sais pas si c’est une bonne chose mais nous acceptons dans cette ligue que les contrats soient garantis mais les longs contrats garantis sont un problème pour tout le monde, et je pense qu’au final, les joueurs sont d’accord avec ça. Parce que si vous êtes un jeune joueur prometteur en NBA et que vous jouez à un haut niveau, vous voulez pouvoir négocier rapidement. Surtout dans un système avec une cagnotte globale et une masse salariale. Parce que l’argent disponible est divisé entre les joueurs. Les joueurs, et la NBA, veulent que l’argent aillent vers les joueurs les plus productifs, et pas vers le joueur qui a le pouvoir de négocier un contrat de 12 ans. »

L’idée, c’était ainsi d’éviter des contrats à la Allan Houston, qui plombent les finances du club pendant des longues années…

« Avant 2011, nous avions des joueurs avec des contrats de 7 ou 9 ans, qui méritaient leur salaire lors des premières années de leur contrat mais les équipes savaient au moment de la signature que le joueur serait à la hauteur de son salaire pendant les cinq premières saisons, quand il serait en bonne santé, et sans doute pas lors des quatre suivantes. Et ça créait aussi une mauvaise ambiance dans l’équipe, parce que ça agaçait des joueurs qui étaient performants et gagnaient moins. Et ce n’était pas de l’argent productif. »

Le revers de la médaille, et Adam Silver le reconnait, c’est que ces négociations désormais beaucoup plus fréquentes entraînent aussi beaucoup plus de mouvements chez les joueurs. La NBA misait donc sur des renégociations de contrat, un ou deux ans avant leur terme, pour permettre aux franchises de conserver leurs stars ou au moins d’en obtenir une contrepartie au cas où elles ne souhaiteraient pas prolonger dans le club.

Bill Simmons appelle ça la « pre-agency », des stars avertissant leur équipe de leurs envies d’ailleurs en avance, permettant ainsi de monter un échange. De quoi accélérer encore les choses, et bousculer le paysage NBA en permanence.

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