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Interview Cedi Osman : « C’est ma première saison pour ainsi dire »

Titulaire en lieu et place d’un certain LeBron James dans le cinq des Cavs, Cedi Osman sait bien qu’il ne pourra jamais tenir la comparaison avec son devancier, et ancien coéquipier. Le jeune ailier turc essaie simplement de se faire sa place dans la rotation de Larry Drew. Et ça marche plutôt pas mal avec 12 points et 5 rebonds de moyenne à la mi-saison.

Basket USA est allé faire le point avec l’international turc : sa deuxième saison comme titulaire, les responsabilités qui viennent avec, son apprentissage avec LeBron James et la Coupe du Monde en Chine.

« C’est vraiment maintenant que je peux progresser »

Cedi, vous êtes passé de 4 points, 2 rebonds lors de votre première année à 12 points et 5 rebonds cette saison, comment vous sentez-vous sur le terrain pour votre deuxième campagne ?

« C’est ma première saison pour ainsi dire car c’est la première fois que j’ai du temps de jeu et des opportunités de montrer ce que je peux faire. J’ai beaucoup appris durant ma première année mais c’est vraiment maintenant que je peux progresser. C’est beaucoup de hauts et de bas encore. Le plus important pour moi à ce stade, c’est de gagner en constance. Tout se mettra en place au fur et à mesure mais j’essaie vraiment de me focaliser là-dessus en ce moment. »

Quelle note vous donneriez-vous pour cette saison ?

« Je ne me donnerai pas de note. Pour moi, l’important est que je joue, que j’ai des opportunités et que je continue à progresser. Il y a encore beaucoup de marge de progression et je veux continuer à avancer. »

Comment pouvez-vous atteindre cette constance que vous évoquez ? Vous avez lutté contre Portland après un bon match à Los Angeles… 

« [Hier] soir, j’ai écopé de trois fautes rapides et ça m’a coupé dans mon rythme. J’ai dû jouer à peine cinq minutes et j’étais sur le banc toute la mi-temps. Mentalement, j’étais un peu dans le dur en deuxième mi-temps. Ils ont rentré des tirs contre moi et moi, je ratais mes tirs. Je n’étais pas dedans. Je n’ai pas réussi à rentrer dans ce match. Mais le positif, c’est qu’on a un autre match dans deux jours contre Utah. Je vais tirer les leçons de ce match et je serai meilleur contre Utah. »

« LeBron est incroyable au niveau mental »

Vous soulevez la dimension mentale qui est aussi très importante quand on change de rôle, comme vous l’avez fait ?

« Oui. Tout le monde peut connaître un soir sans. Mais le plus important est de rester physiquement et mentalement fort. On en est à la mi-saison maintenant, et ça devient difficile. Mais je pense que c’est positif pour moi de vivre ces moments plus compliqués. Je dois simplement continuer à travailler. »

Depuis la mi-décembre, vous enchaînez cependant les matchs à plus de 10 points. Dans le même temps, comment vous sentez-vous défensivement ? Comment gérez-vous votre effort ?

« La constance est très importante, c’est sûr. À la fois offensivement mais aussi défensivement. Parfois, j’ai des soirées compliquées en défense. Mais je sais aussi que c’est quelque chose que je peux travailler et modifier. Depuis un mois, je me sens mieux avec mes tâches défensives. J’arrive mieux à faire la part des choses. »

Vous avez côtoyé LeBron lors de votre saison rookie, qu’avez-vous appris à ses côtés ?

« C’est un joueur incroyable au niveau mental. Il est mentalement très fort. Peu importe, s’il rate cinq tirs de suite, il mettra le sixième. Il peut contrôler un match comme personne. Ce sont les leçons que j’ai retenues de LeBron : il faut toujours rester fort mentalement, et comment contrôler un match. »

« Ça serait mon premier voyage en Chine »

Vous avez été drafté en 2015 mais vous avez attendu 2017 pour traverser l’Atlantique, quand vous êtes-vous senti prêt à franchir le cap ?

« Je suis resté deux ans tout simplement parce que j’avais un contrat, et je n’ai pas pu en sortir. C’est pour ça que j’ai dû attendre la fin. Mais mon objectif était de finir mon contrat. Je me suis senti prêt pour la NBA pendant ma dernière année là-bas. J’avais plus de responsabilités et je me sentais capable de jouer. »

Selon vous, quelle est la différence de niveau encore entre l’Euroleague et la NBA ?

« C’est très difficile à dire. Il y a énormément de joueurs talentueux ici, et beaucoup là-bas aussi. On voit des actions de folie ici et on en voit aussi là-bas. Tout ce que je peux dire, c’est que je suis heureux de faire partie de ce groupe en NBA. Et que je peux être un bon joueur dans cette ligue si je continue à bosser. »

Une dernière question : serez-vous à la prochaine Coupe du Monde avec la Turquie ? 

« Oui, c’est sûr ! C’est une superbe compétition et ça serait mon premier voyage en Chine. La Coupe du Monde, c’est toujours particulier. Ce serait un bon test pour tout le monde. J’étais à la dernière en 2014 en Espagne. J’étais encore le plus jeune de l’équipe donc je n’ai pas beaucoup joué. Cette fois-ci, je ferai partie des leaders, ça va être très intéressant. »

Propos recueillis à Portland

Basket USA

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