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Jimmy Butler dynamite les Wolves en prônant la « passion » et « l’honnêteté »

Jimmy Butler a fait un retour fracassant chez les Timberwolves hier, largement documenté par de nombreux insiders US, entre confrontations verbales avec ses coéquipiers et ses dirigeants, et un entraînement où l’ailier a tout emporté sur son passage. Des faits que Jimmy Butler a confirmés lors d’une interview programmée dans la foulée sur ESPN. Une interview où la star, devenue rockstar, met simplement en avant une « honnêteté brutale ».

« Il y a une grosse part de vraie, mais il faut se dire que je n’ai pas joué au basket depuis tellement longtemps, je suis si passionné, j’adore ce sport et je ne le fais pour aucune autre raison que pour me battre face aux meilleurs et prouver que j’en fais partie », se justifie-t-il. « Toutes mes émotions sont parties en même temps. Est-ce que c’était la bonne manière de le faire ? Non. Mais je ne peux pas me contrôler quand je suis sur le terrain. C’est mon amour pour le sport, c’est moi, brut. Moi à mon meilleur, moi, pur. C’est ce qu’on obtient de moi quand je suis sur le parquet. »

Moins de talent mais plus d’envie que Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins ?

Et il explique que c’est pour ça qu’il veut donc quitter les Wolves.

« Est-ce que je suis dur avec KAT ? Oui ! Je suis comme ça. Je ne suis pas le joueur le plus talentueux de l’équipe. Qui l’est ? KAT. Qui a reçu le plus gros don à la naissance ? Wigs. Il a les plus longs bras, les plus longues mains, il saute plus haut, court plus vite. Mais qui joue le plus dur ? Moi. Je joue dur, je joue très dur, je donne tout à chaque entraînement, chaque match, c’est ma passion, c’est ce que je donne au basket, c’est comme ça que je montre que je suis là pour mes coéquipiers. »

Et Jimmy Butler d’imaginer Tom Thibodeau seul dans son bureau en train de sourire et de se dire : « Je l’ai retrouvé ». Les choses peuvent-elles s’arranger ? « Ça pourrait, mais je n’y crois pas » lance-t-il, mettant une nouvelle fois en avant son honnêteté brute en la comparant à celle de ses coéquipiers, qui eux joueraient la langue de bois.

Hier, il a ainsi tenu à faire équipe avec le troisième groupe de l’effectif (Luol Deng, James Nunnally, Jared Terrell…) pour affronter Andrew Wiggins et Karl-Anthony Towns et les chambrer en leur répétant qu’ils étaient « soft »…

« Il aurait fallu dire : On a besoin de toi »

« On ne manque pas de points ou de défense, on manque de passion » regrette-t-il encore une fois. Mais qu’aurait dû faire Minnesota ? « Il aurait fallu dire : « On a besoin de toi, on te veut ici, on ne peut pas y arriver sans toi. » Et c’était le problème tout le long » assure celui qui voulait donc qu’on lui offre la place de leader incontesté de ce groupe.

« Vous dites un truc, et vous le répétez encore et encore, mais j’ai appris au cours de ma vie que les actions valent plus que les mots. Arrivé à ce moment-là, je me suis dit que j’avais bien fait comprendre le deal quand ils m’avaient fait venir. Je vous ai dit la vérité depuis le premier jour et je continuerai. C’est comme, je ne sais pas, une claque dans la figure ? Je ne sais pas comment le dire, mais je me suis dit que je n’étais peut-être pas si important pour la franchise. C’est ce dont ça avait l’air. »

Pour l’instant, son ego fait donc vaciller toute la franchise…

« Il était… Il était… là »

Du côté des Wolves, c’est la confusion. Certains estiment que cette démonstration, savamment relayée puis commentée dans la presse, c’était juste « Jimmy qui faisait du Jimmy », et que ce n’est pas si extraordinaire.

« C’est ma 10e année en NBA, donc j’ai fait partie d’équipe où il se passait des tas des trucs », assurait ainsi Jeff Teague. « Ça fait partie du jeu. Je ne crois pas que ce soit une distraction pour moi. De toute façon, j’adore Jimmy. C’est mon pote, mais s’il n’est pas là, on a quand même une bonne équipe. »

D’autres se demandent comment Tom Thibodeau et les dirigeants de l’équipe ont pu accepter un tel spectacle, alors que Jimmy Butler avait prévenu le coach qu’un éventuel retour à l’entraînement ne serait pas de tout repos.

« Il était… Il était… là. C’est tout ce que j’ai à dire sur ça », répondait ainsi laconiquement Anthony Tolliver.

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