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Steve Kerr et Phil Jackson partagent leur expérience sur la gestion d’un champion NBA

C’est à l’occasion d’un (passionnant) entretien croisé pour le California Sunday Magazine entre Phil Jackson et son disciple Steve Kerr que ce dernier décrit comment il tente d’adopter l’attitude du Zen Master au quotidien.

Pour tirer le meilleur d’un groupe déjà titré, et éviter de tomber dans la routine, il faut savoir être créatif, utiliser l’humour et maîtriser au mieux les relations humaines. Un trait de caractère né chez Phil Jackson d’un échec stratégique avec un de ses joueurs majeurs (ndlr : Horace Grant), et c’est un défi rencontré par Steve Kerr l’an passé quand ses Warriors jouaient mal.

« On avait fait quatre ou cinq matchs très mauvais de suite, où j’avais le sentiment qu’on ne fournissait quasiment aucun effort », se souvient-il. « Je leur ai fait comprendre dans le vestiaire et en conférence de presse, mais ça n’a pas marché. »

Le technicien s’est alors pris la problématique de la gestion des émotions en pleine face. Où placer le curseur en terme d’exigence, et surtout comment la communiquer à son groupe sans le braquer ? Pas simple pour un Steve Kerr qui connait mieux que quiconque le potentiel de son équipe, considérée comme une des meilleures de l’histoire.

« Je dois leur laisser beaucoup de marge de manoeuvre et je dois être extrêmement patient, mais on est très compétitif, donc je dois me poser la question : quand est-ce que je les secoue un peu pour leur donner un petit coup de boost et quand est-ce que je laisse faire ? C’est la réponse qu’il faut trouver quand on est coach. »

Des techniques d’analyses alternatives

Autre exemple cité par Steve Kerr : une contre-attaque sur laquelle Draymond Green envoie le ballon à Stephen Curry, couvert par un défenseur, alors qu’il pouvait dunker tranquillement. Stephen Curry manque la cible, Steve Kerr reste interloqué et se demande comment faire comprendre quelque chose de si évident à ses joueurs, en étant imaginatif.

« Ce qu’on a décidé de faire le jour suivant, c’est de montrer aux gars une vidéo sur le blackjack », décrit-il. « Ça parlait du fait de séparer une main composée de deux 10 (le but est d’atteindre 21, mais un joueur peut choisir de jouer deux mains différentes quand il a deux 10, pour tenter de battre la banque deux fois et donc, gagner deux fois sur un seul tour). « La voix off disait de ne jamais, au grand jamais, le faire. Pourquoi abandonner une main gagnante pour essayer d’en avoir deux meilleures ? Le message était tellement évident. Les gars ont adoré parce qu’ils jouent tous aux cartes. Ils ont bien rigolé, Draymond aussi. »

Une façon de communiquer différemment, héritée de son mentor. « C’est le genre de truc que j’ai appris avec Phil : il existe différentes façons de faire passer un message, mais si tu es assez créatif, tu n’en auras pas marre de répéter tout le temps la même chose, et tes joueurs non plus. »

Dans cet entretien, à lire absolument, les deux coaches évoquent aussi l’apport de la méditation, et d’un spécialiste pour les soulager sur l’aspect mental du coaching, tout en permettant aux joueurs de mieux se concentrer. Une approche précieuse pour gérer de fortes personnalités comme Dennis Rodman, Draymond Green et… bientôt DeMarcus Cousins.

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