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Il y a 50 ans, Oscar Robertson entamait son combat pour créer la « free agency »

Alors qu’il célèbre ses 82 ans, retour sur l’un des principaux faits d’armes d’Oscar Robertson, la création de la free agency.

Chaque année, la « free agency » met le feu à l’intersaison, et cette année encore, alors même qu’il s’agissait d’une cuvée moyenne, on s’est passionné, et on se passionne encore pour ces joueurs échangés et ces transferts d’une franchise à une autre. C’est devenu un rendez-vous incontournable de la saison NBA, au même titre que la Draft, mais il faut savoir que cela n’a pas toujours existé, et c’est un joueur de légende qui en est à l’origine.

Alors qu’il fête ce mardi son 82e anniversaire, Oscar Robertson est l’un des pères de la « free agency », dont on trouve les premières traces en 1970, il y a donc un demi-siècle. A l’époque, les joueurs n’ont pas leur mot à dire sur leur nom de leur future équipe, et alors que Oscar Robertson doit partir pour Milwaukee pour rejoindre Lew Alcindor, futur Kareem Abdul-Jabbar, il s’oppose à cet échange ! Président du syndicat des joueurs, « Big O » ne veut pas que les Bucks se déplument de titulaires pour le recruter. Il veut être libre de choisir où il veut jouer, sans que cette équipe soit obligée d’envoyer d’autres joueurs pour le récupérer. « Je leur ai dit que s’ils transféraient un des titulaires, je ne jouerai pas pour eux », racontait-il au New York Times. « Si vous tuez l’équipe, il n’y a aucune raison pour moi d’y aller. »

Un combat judiciaire de six ans

Oscar Robertson, qui sera champion NBA avec les Bucks, entame alors un combat judiciaire avec la NBA afin d’éviter qu’un joueur ne soit obligé de rester dans la même équipe toute sa carrière, sauf en cas de transfert. Il estime que les règles générales de la NBA violent les lois antitrust, qu’il s’agisse des mouvements des joueurs mais aussi de la Draft. Son combat judiciaire, qui se poursuit même au Congrès, empêche la fusion entre l’ABA et la NBA, et il faudra finalement six ans pour que la « Oscar Robertson Rule » libère les joueurs et offre la possibilité de choisir leur franchise à la fin de leur contrat.

« Je pense que personne ne pouvait imaginer ce qui allait arriver aujourd’hui », reconnaît-il. « On essayait simplement d’obtenir de meilleures conditions. On voulait être certain que, si on signait un contrat avec une équipe et que l’on ne voulait plus jouer pour celle-ci, l’équipe ne pouvait pas vous empêcher de partir. »

Malgré cette victoire, et cette instauration en 1976, à la fusion avec l’ABA, il faudra attendre 1988 pour qu’un joueur se comporte véritable comme un « free agent ». Il s’agit de Tom Chambers, star des Sonics. A l’époque, cet ailier All-Star affirme que la « free agency » n’est qu’une vitrine, et que dans les faits, les joueurs ne sont pas libres d’aller où ils veulent. « Tu ne pouvais vraiment pas bouger », livrait l’ailier. « Il n’y avait aucun mouvement du tout. Par conséquent, les contrats vous enfermaient en quelque sorte. »

« Les propriétaires auraient voulu que les joueurs restent muets »

Sauf que la NBA décide, à partir de cet été 1988, que les joueurs ont la liberté totale de signer où ils le souhaitent dès lors qu’ils remplissent deux conditions : être dans la ligue depuis sept ans ou plus et avoir connu deux contrats NBA. C’est précisément le cas du Sonic. Phoenix se place donc rapidement en vue de le récupérer, et le signer. Trente ans plus tard, les joueurs ont pris le pouvoir, et des stars comme Anthony Davis ont même réussi à faire plier des dirigeants alors qu’ils étaient sous contrat. Impensable en 1970.

« Si tout était resté pareil, les propriétaires n’auraient pas aimé que les joueurs disent quoi que ce soit. Ils auraient voulu qu’ils restent muets, ‘asseyez-vous et jouez’ », racontait Oscar Robertson. Une formule qui rappelle le « Shut Up and Dribble » entendu cet été par les joueurs contre leur mouvement contre le racisme et les violences policières. Un mouvement auquel Oscar Robertson a grandement participé toute sa vie.

 

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