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Les Français aveuglés par la médaille d’or et la défense de leur titre ?

vincent-colletC’est Vincent Collet lui-même qui nous a mis la puce à l’oreille.

Lors de la conférence de presse de ce matin, le sélectionneur tricolore s’est ainsi prononcé sur le prochain adversaire de la France dans la « petite finale » mais il est également revenu sur la désillusion immense de jeudi. 

« Il y a eu très peu de questions mercredi, à la conférence d’avant-match, sur cette qualification directe. Vous avez beaucoup parlé du reste… Personnellement, avant même de penser à notre objectif de conserver le titre, Patrick Beesley et moi, ce qui nous hantait, c’était cette qualification directe. On savait à quel point elle était importante, surtout qu’elle n’empêchait en rien de conserver le titre après. Mais se la mettre dans la poche, c’était déjà quelque chose de formidable. Maintenant, on sait qu’il va falloir batailler très fort l’an prochain, début juillet, pour l’obtenir. »

« Pas une question de message, les joueurs connaissaient les enjeux »

Le discours de coach Collet et de son staff, avec le DTN Patrick Beesley en tête, a effectivement été cohérent de bout en bout : les Bleus venaient d’abord chercher la qualification pour Rio l’été prochain, histoire de s’éviter un tournoi qualificatif de tous les dangers (le fameux TQO). Or, du côté des joueurs, le thème était bien différent.

« Je voulais l’or autant que les autres, » reprend ainsi Rudy Gobert. « Il y a beaucoup de frustration. C’est très difficile à digérer, mais c’est vrai que j’ai beaucoup d’années devant moi, et je peux relativiser contrairement à d’autres comme Tony et Boris qui vivaient eux leur dernière chance d’avoir cette médaille d’or. Mais il nous reste encore la qualification pour les JO et on va tout faire pour les y amener. »

Forcément, la pression médiatique et la répétition des questions a fait, bon gré mal gré, que les langues ont délibérément pris le pli en annonçant la médaille d’or…

« Trompé d’objectif ? On n’a pas joué le match de jeudi… C’est quoi cette question ! » s’emporte Vincent Collet. « Vous n’avez pas l’impression qu’on a tout donné ? Qu’on ait fait des erreurs, et moi le premier, qu’on puisse critiquer et contester après le match, d’accord, mais on n’a pas eu de problème d’attitude. Les joueurs se sont donnés à 200%, on a joué jusqu’à notre dernier souffle. Ce n’est pas une question de message. Les joueurs connaissaient les enjeux. Ce que je voulais dire par là, c’est que jeudi, moi et Patrick, on pensait d’abord à la qualification avant le titre, à ce premier objectif importantissime. À aucun moment, on a brûlé les étapes. »

Vincent Collet reste droit dans ses bottes, et c’est de bonne guerre, car il a bel et bien défendu cette ligne directrice depuis un moment. Mais on ne peut s’empêcher de penser que les joueurs ont, inconsciemment, intériorisé la médaille d’or, devant leur public, comme seule et unique issue positive de ce tournoi.

Cela pose d’autant plus problème quand on sait qu’il faudra, demain face à la Serbie, s’imposer pour venir glaner une nouvelle médaille de bronze européenne. Comme le rappelle avec justesse Florent Pietrus, la place historique de cette génération dorée du basket français n’est pas du tout remise en question par ce revers, si douloureux soit-il…

« Ramener quatre médailles sur les cinq dernières années, je pense qu’il y a beaucoup de personnes ici qui auraient signé. On est à quarante minutes de réaliser ce rêve. Car ce championnat à domicile, c’est un rêve depuis plusieurs années. Ça passe forcément par une victoire demain. Ce ne sont pas les conditions dont on rêvait, mais pour avancer, il ne faut pas regarder derrière. On n’a pas beaucoup dormi ces derniers jours mais on doit laisser de côté notre frustration pour laisser place à l’envie de bien finir cette aventure. Ce match contre l’Espagne doit nous servir à rebondir et repartir au combat demain. Malgré la déception, on doit aller gagner demain pour montrer qu’on a une équipe qui veut laisser une trace dans ce championnat. »

« Il y a cinq ans, on aurait tué pour une médaille, pourquoi renoncer maintenant ! »

Nando De Colo lui emboite rapidement le pas. L’actuel arrière du CSKA Moscou va retrouver son coéquipier Milos Teodosic, dimanche, mais le Nordiste ne veut pas dévier d’un iota.

« Le groupe est toujours ensemble. On sait très bien que c’est très difficile ce qui nous est arrivé, mais il reste encore un match à aller chercher, avec une médaille. Il y a cinq ans, on aurait tous tué pour avoir une médaille, pourquoi renoncer maintenant ! Ce n’est pas la médaille qu’on espérait mais ça reste une médaille à la fin. Il faut faire le maximum pour rester ensemble pour ce dernier match. »

La déception est immense, bien sûr, et la place du basket dans le paysage médiatique en prendra certainement un nouveau coup sur la caboche, mais le respect des fans pour cette équipe n’en sera que plus grand si les Bleus parviennent à se ressouder et vont décrocher cette médaille de bronze.

On aura tout le temps après cet Eurobasket historique à de nombreux points de vue (affluence, audiences télé…) de revenir sur les raisons de l’échec tricolore sur le parquet, et comprendre notamment pourquoi il y a eu cette crispation inattendue, autant dans le staff que chez les joueurs cadres, en fin de match… Mais pour le moment, c’est l’intérêt plus grand de la France du basket qui se joue.

Déjà tout en haut du Panthéon national de notre sport, cette équipe menée par Tony Parker, Boris Diaw et les autres peut encore enfoncer le clou et marquer pour toujours l’histoire. Une quatrième médaille en cinq ans, ça ne se refuse pas !

« Vendredi soir, on a pris le temps de se réunir, avec les joueurs, avec le staff, on était tous concernés par ce match car on sait à quel point c’est important de finir sur une bonne note. Ce qui va se passer l’an prochain commence dès dimanche. On a vécu une défaite très douloureuse, on en a connues d’autres, mais on a toujours montré qu’on pouvait relever la tête. Les qualifications pour les JO, ça commence dès dimanche avec le match pour la troisième place. Et après, on aura tout le temps de penser à 2016, » conclut l’enfant du pays, Nando De Colo.

Propos recueillis à Lille

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