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Matthew Dellavedova, le héros qui roule en Mazda

delly

Il a tellement donné… qu’il a fini sa soirée à l’hôpital ! Il est comme ça, Matthew Dellavedova.

Il n’a certes pas le talent offensif de son titulaire habituel, Kyrie Irving ; il n’a pas le physique de son leader, LeBron James; et il est tout simplement le joueur qui participe à ces Finals avec le plus petit salaire (816 000 dollars cette saison)… mais Delly est la star incontournable du moment !

Les Cavs remportent les enchères face aux Knicks

Non drafté à sa sortie de St Mary’s en 2013, le meneur australien des Cavs a connu une trajectoire tout à fait invraisemblable. En fait, son agent, Bill Duffy, avait reçu plusieurs offres pour aller en Europe, et trois franchises NBA s’étaient manifestées, mais Dellavedova avait déjà fait son choix: ce serait Cleveland !

Avec un contrat de deux ans avec 100 000 dollars garantis, le GM des Cavs, Chris Grant, avait alors remporté les enchères face aux Knicks.

« Chris avait suivi le dossier de bout en bout avant la draft. » précise Duffy. « Il m’avait appelé avant pour me dire qu’il voulait signer Matt s’il n’était pas drafté. Il mérite toutes les félicitations car il a cru en Delly dès l’université. »

Il faut dire que Grant avait ses indic’. Le coach de St Mary’s, Randy Bennett, n’a effectivement eu de cesse de tresser des louanges sur son protégé australien à Grant et Brown, les deux membres des Cavs qu’il avait eus sous ses ordres à l’Université de San Diego. Evidemment intrigués, ils ont finalement décidé de lui offrir un contrat… ne serait-ce que pour pousser Kyrie Irving à l’entraînement !

« Les équipes ne pensaient pas que Delly était un choix de draft. Ils ne pensaient pas qu’il avait les qualités, qu’il était suffisamment athlétique. Randy était dégoûté des retours qu’il avait eus des équipes NBA. Il pensait qu’elles avaient intérêt à prendre Delly. On faisait confiance à Randy mais on avait aussi senti quelque chose. »

Et c’était quoi ce « je-ne-sais-quoi » de Matthew Dellavedova ?

« Il a été phénoménal pendant les workouts avant la draft. » précise Mike Brown sur Yahoo. « J’avais volontairement changé les équipes pour voir comment il s’en tirerait ; et il a continué à gagner. Il était un leader aussi, et les autres joueurs le respectaient. Il était très compétitif, le plus compétiteur que j’ai vu dans un workout. Selon moi, c’est sa performance ce jour-là qui lui a ouvert les portes de la NBA. »

Pourtant, les prestations de celui qu’on appelait alors affectueusement ‘Mr. 61’ pour sa position de non-drafté [il y a 60 choix par draft, ndlr] ne forçaient pas l’optimisme du côté des Cavs. En ligue d’été en 2013, Dellavedova a fini à 3 points, 3 rebonds et 3 passes de moyenne avec un assez laid 6/22 aux tirs. Pas de quoi convaincre ses nouveaux employeurs…

‘Mr. 61’, héros des finales NBA 2015

Pire, à Cincinnati en présaison face à John Wall, Delly perd 6 ballons en un quart-temps dans un match où il finira à un 0 pointé, avec un 0/6 aux tirs dont 0/4 à trois points.

« Delly avait beaucoup de mal à défendre sur les meneurs rapides comme Jeff Teague. » ajoute Mike Brown. « Mais il a compris comment les tenir avec les angles et l’espace. Il conteste tous les tirs. Maintenant, il s’occupe de Stephen Curry. Il est dur mentalement et physiquement. C’est un leader. Il n’a pas peur. »

Et c’est bien là sa plus grande qualité. Dès son premier workout avec les Cavs, Dellavedova prouve qu’il est un leader, un meneur d’hommes, un fort en gueule ! Avec son caractère bien trempé, il pousse Kyrie Irving dans ses ultimes retranchements à chaque entraînement, comme on vous le racontait récemment.

A la limite de la faute antisportive à plusieurs reprises durant ces playoffs (dont la plus récente), Dellavedova incarne à lui seul le slogan des Cavs: « All In ». Le lutin australien se bat sur chaque ballon comme un beau diable. Il se jette dans les tribunes pour aller récupérer les balles qui traînent (mais qui valent très cher en finale NBA). Bref, il fait tout ce qu’il faut pour son équipe… y compris ce rebond offensif incroyable au match 2… ou ce tir improbable avec la planche, et avec la faute, au match 3…

« Les gars aiment Delly parce qu’il joue toujours avec tout son coeur. » ajoute David Blatt sur ESPN. « Comment ne peut-on pas aimer un gars comme ça ! »

Rapatrié à l’hôpital après sa performance à 20 points, 5 rebonds, 4 passes hier soir, Matthew Dellavedova a encore un peu plus inscrit son nom dans la légende de ces finales 2015. Deuxième option offensive derrière LeBron James, Delly est d’ores et déjà entré dans le coeur des fans de Cleveland… et ce pour un bon moment !

« Le fait que Chris ait cru à ce point en Delly rapporte gros à la franchise aujourd’hui. » reconnait facilement David Griffin, l’actuel GM des Cavs. « On profite tous de ceux qui nous ont précédés. »

Mr. 61 n’a certes pas changé au point de devenir une des stars de la NBA. Mais son attitude irréprochable et son travail de l’ombre devraient lui permettre de s’installer pour de bon sur le circuit NBA. Sa Mazda devrait bientôt laisser place à une berline un peu plus confortable sous peu…

[videopub http://www.youtube.com/watch?v=IX53vzOjTlU]

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