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Marcus Smart : en vert et contre tout

NBA: Boston Celtics-Media Day

L’histoire de Marcus Smart avant la NBA, c’est celle de tant d’autres joueurs que le destin n’a pas gâté. Versé dans un monde de drogues et de violence dans la banlieue de Dallas, Smart a rapidement appris à faire avec la mort. Celle de nombreux proches en l’occurrence…

« Si je ne suis pas obligé d’y aller, je ne veux pas y aller » répétait le jeune Marcus. « Je détestais les enterrements et surtout parce que c’était des proches auxquels tu tiens… et il n’y a rien que tu puisses faire pour les aider. »

A 5 ans, il perd un premier membre de sa famille. A 9 ans, c’est son frère Todd qui succombe d’un cancer. A 16 ans, c’est un autre cousin qui est retrouvé mort, criblé de balles. A 17 ans, c’est un ancien coéquipier qui meurt après un accident dramatique avec un train.

Un battant dès la naissance

Né prématuré, Marcus pesait moins de trois kilos le 6 mars 1994. Mais après quasiment un mois à l’hôpital, le bébé Smart a non seulement recouvré un poids normal pour un nourrisson mais il a même défini, inconsciemment (évidemment) la ligne de conduite pour sa vie à venir. Gamin au tempérament explosif, sa fureur de vaincre lui vient en fait du drame qui l’a touché alors qu’il était encore tout minot.

Sans figure paternel, c’est effectivement son grand frère Todd qui s’improvise père pour ses jeunes cadets. Apprenant à Marcus et aux autres à bien se comporter, à dire bonjour, merci et autres règles de vie courante, c’est un horrible choc quand on apprend que Todd a une tumeur derrière l’oeil.

Courageux, ce dernier va tout de même jouer un jour après sa sortie de l’hôpital, scorant 30 points dans un match de son lycée, pour décrocher le sobriquet de « Comeback Kid » dans les colonnes des journaux le lendemain. Mais le cancer se propage aux poumons et à l’estomac. Et bientôt, Todd est emporté par la maladie.

« J’ai toujours joué dur. C’est comme ça que j’ai grandi. » explique Marcus. « Mais maintenant, je joue avec encore plus de détermination. Je ne joue pas pour moi-même mais aussi pour mon frère, pour ma famille. Quand je joue, je donne tout parce que je sais que lui a tout donné pendant 18 ans et qu’il a perdu sa bataille. Je ne veux pas perdre la mienne. Ce qui lui est arrivé à rendu mon jeu encore plus intense. Le basket est devenu mon amour. »

Investi d’une nouvelle mission (à l’instar de Russell Westbrook pour son ami d’enfance, Khelcey Barrs III), Marcus bascule intégralement dans le basket et délaisse le football. Mais sans son guide, il s’adonne à des jeux dangereux.

Un violent à l’adolescence

Plus précisément, Marcus devient accro au lancer de cailloux sur les gens qui passent devant le complexe d’appartements où il vit à Lancaster. Plus d’une fois, on le prévient qu’il va s’attirer de graves ennuis mais l’adrénaline est trop forte. Si Marcus Smart joue au sale gosse, c’est surtout parce qu’il essaie, à sa manière de gamin, de faire face à la perte de Todd.

Plus tard, alors qu’il doit assister à des séances de psychologie pour calmer ses accès de colère, le jeune Marcus explose à l’école. Il prend à partie un de ses petits camarades et le blesse grièvement à force de lui taper le crâne contre le sol.

« Le plus insignifiant des détails pouvait me mettre en rogne – un regard mal interprété pouvait me faire exploser parce que j’étais tellement en colère. J’étais suivi pour ça mais je trouvais leurs méthodes stupides. Compter jusqu’à 10 ne va pas me calmer ! Je serai toujours énervé quand j’aurais fini de compter. »

Expulsé du lycée, Marcus est alors placé pour un mois dans un centre pour adolescents (le Texas Alternative Education Program) et à son retour à la vie normale, il se sent marginalisé par ses camarades. Après la rage vient la carapace. Considéré comme un criminel, Marcus se construit cette image de dur-à-cuir de sorte qu’on le craint, à défaut de le laisser tranquille.

Avec ses autres frères, dont Michael, qui traînent dans les sombres histoires de drogue (et de vols) du quartier, Marcus trouve alors refuge dans le basket. Sur les parquets, il parvient tout de même à s’isoler de ce chaos qui l’entoure dans la vie de tous les jours.

« La famille repose sur tes épaules maintenant. » lui souffle son frère, plein de remords. « Il est temps de grandir. On a eu nos chances et on les a gâchées. C’est ton tour. Tu es le dernier. Tu es tout ce qui reste à maman. »

Un gagneur chez les Celtics

Alors certes, Marcus Smart est encore loin d’être parfait, comme en atteste dernièrement son accrochage avec un fan de Texas Tech, mais le Texan de naissance sait bien que son tempérament de feu est son pire ennemi. Tout en essayant de contrôler ses pulsions les plus basiques dans les moments chauds, Marcus ne veut pas non plus saborder sa qualité première : sa soif de vaincre.

Choisi en 6e position lors de la dernière draft, Smart débarque chez les Celtics où la tradition de la gagne est une religion. Dans l’antre de Boston, l’ancien Cowboy veut simplement réussir son entrée chez les pros. Bien conscient d’avoir enfin obtenu l’opportunité dont il rêvait quand il vivait dans la zone de non-droit de Lancaster, Marcus Smart veut désormais prouver qu’il appartient au gratin du basket.

Malheureusement, ses débuts lundi soir n’ont pas été des plus convaincants. Probablement anxieux, Smart a vécu une soirée sans en termes d’adresse, avec un 0/8 aux tirs dont 0/5 à trois points. Mais, fidèle à sa réputation, il a été aussi été très actif sur le terrain avec 6 passes, 3 rebonds et 3 interceptions dans la victoire facile (+20) des C’s face aux Sixers. Cette nuit, face aux Raptors, il a rendu une copie équivalente : 9 pts et 7 pds, mais à 2/8 aux tirs.

Désormais signataire d’un contrat rassurant de 6,7 millions de dollars sur deux ans (que les Celtics pourront prolonger de deux ans), Marcus Smart est définitivement prêt à tourner la page sur son enfance et son adolescence difficiles. En vert, et contre tous…

« Je me réveille le matin et je remercie Dieu pour chaque jour que je vis parce que j’aurais facilement pu être en prison ou six pieds sous terre. »

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