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Landon Turner, le basketteur paraplégique drafté par les Celtics

landonturnerIl pleut ce 25 juillet 1981, dans l’Indiana. Quatre mois auparavant, Landon Turner a beaucoup contribué au succès national des Hoosiers. Champion NCAA aux côtés d’Isiah Thomas, l’intérieur de 21 ans conduit en direction d’un parc d’attractions, où il compte passer la journée en compagnie de trois amis.

Mais dans un virage, cet athlétique et prometteur basketteur perd le contrôle de son véhicule. L’accident est extrêmement violent. À l’hôpital, un médecin annonce à Landon Turner qu’il ne marchera plus jamais.

« Je ne pouvais pas parler parce que j’avais des tubes dans la bouche. Je l’ai juste regardé », confiait celui que beaucoup considéraient comme l’un des joueurs les plus prometteurs des Etats-Unis. « C’était comme un cauchemar. Je pensais que j’étais juste en train de rêver. Je suis tombé en profonde dépression parce que j’avais tellement de rêves et d’espoirs. J’allais régulièrement à l’église. J’étais un bon fils, une bonne personne. Pourquoi est-ce que ça m’arrivait à moi ? ».

Deux premières années compliquées avec Bob Knight

Durant ses deux premières saisons à Indiana, sous les ordres du légendaire et caractériel Bob Knight, Landon Turner ne s’était pourtant jamais imposé. Extrêmement talentueux, mobile pour sa taille, puissant, l’intérieur n’arrivait pourtant pas à se concentrer défensivement et rendait fou son coach.

Lors de son introduction au Hall of Fame de la fac, en 2012, l’entraîneur évoquait ainsi son joueur.

« Pendant deux ans, tu as été un emmerdeur monumental », expliquait-il. « Tu étais un gamin avec un talent incroyable et tu nous as aidés à gagner des matches et des trophées, notamment lors de la finale du NIT. Mais cela rendait d’autant plus frustrant le fait que tu ne jouais pas assez souvent au niveau de tes capacités. J’étais sur le point d’abandonner car tu ne donnais pas le meilleur de toi-même à chaque rencontre ».

Bob Knight pense ainsi transférer son joueur vers une autre université. Avant un déclic soudain.

« Et puis, le 12 février 1981, dans le 23e match de ta troisième année, nous jouions Northwestern à domicile. Avec Steve Downing, nous allions dire à tes parents, juste après la rencontre, que tu ne pouvais plus aider l’équipe. Il restait 9 minutes à jouer et nous menions de 30 points. Je t’ai finalement fait rentrer. Immédiatement, tu as oublié de bloquer ton joueur au rebond et tu as offert un panier aux adversaires. Evidemment, je t’ai fait ressortir mais je ne sais pas pourquoi, je t’ai remis en jeu. Et pendant les huit minutes et demi qui restaient, tu as joué au maximum de tes possibilités et c’était une joie à regarder ».

Un déclic avant le titre NCAA

Perpétuellement tancé par son coach, Landon Turner a mis deux ans et demi avant de s’investir pleinement dans le jeu prôné par Bob Knight. Est-ce que tout a changé ce soir-là parce que le joueur savait qu’il s’agissait de sa dernière chance ? En tout cas, ces minutes ont fait basculer l’opinion de son coach.

« Après le match, j’ai rencontré ton père et ta mère. Notre plan était de te donner une lettre qui te permettait de te présenter en NBA. Mais étant donné la façon dont tu avais joué, je t’ai posé une question avant de te donner la lettre : Landon, qu’est-ce qui t’empêche de jouer ainsi tout le temps ? Tu m’as dit : Je ne sais pas coach mais j’aimerais avoir une chance de le refaire ».

À partir de ce moment-là, Bob Knight assure que Landon Turner a joué comme « le meilleur joueur du pays ». Etincelant pendant la fin de saison et durant la « March Madness », il est alors de plus en plus comparé à James Worthy, qu’il affronte lors du match du titre entre Indiana et North Carolina.

Ce 30 mars 1981, il domine même son adversaire direct, finissant avec 12 points (à 5/8 aux tirs) et 6 rebonds, limitant le futur Laker et premier choix de la Draft 1982 à 7 points (à 3/11 aux tirs) et 6 rebonds.

Tout le monde se mobilise pour ses frais médicaux

Landon Turner a compris son rôle et, durant l’été 1981, il attend simplement de démarrer sa dernière saison NCAA avant de faire le grand bain en NBA l’année suivante. Tout le monde est impatient de voir si l’intérieur maintient son niveau de jeu mais la grande ligue l’attend avec impatience.

Touché au cou lors de son accident de voiture, il se retrouve néanmoins paralysé depuis le torse jusqu’aux pieds. Ses rêves de NBA s’envolent et il lui faudra tout le soutien de ses proches pour tenir le coup.

Son coach Bob Knight multiplie les discours pour ramasser de l’argent. Il parvient à recueillir 400 000 dollars dans tout l’état de l’Indiana et complète avec son argent personnel alors qu’Isiah Thomas organise un All Star Game qui permet de mettre son ami à l’abri du besoin financièrement avec 90 000 dollars supplémentaires. Cela lui permet de couvrir ses dépenses de santé et de se remettre en douceur.

Paraplégique, il est drafté par les Celtics

Lors de la Draft 1982, Red Auerbach et les Celtics décident également de faire quelque chose pour Landon Turner. Geste unique dans l’histoire de la ligue, ils utilisent leur 225e choix (le dernier de la Draft, celle-ci ayant dix tours à l’époque) pour choisir Landon Turner, désormais en chaise roulante.

Averti par un journaliste, le basketteur, désormais paraplégique, appelle le légendaire coach de Boston.

« Vous avez égayé ma journée, merci mille fois. Où est-ce que je dois me présenter pour les essais ? »

Malgré les blagues, Landon Turner mettra du temps à accepter sa nouvelle condition. Il lui faudra sept ans pour accepter de jouer pour une équipe handibasket et entraîner. Aujourd’hui, il donne des conférences pour partager son expérience et aider ceux qui, comme lui, ont vu leurs rêves brisés.

« Tu mérites d’être sur ce mur », lui disait Bob Knight le jour de son introduction au Hall of Fame de l’université d’Indiana. « Tu es là pour rappeler que tu étais un superbe jeune basketteur dont le destin a basculé en une seconde et qui, après beaucoup de larmes et de temps avec sa famille, s’est dit : Et bien, c’est comme ça, je vais faire de mon mieux. C’est ce que tu as fait ».

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