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Golden State – Cleveland a le charme des bonnes vieilles finales à l’ancienne…

Par  — 

lebron

Alors même que le Game 4 n’a pas encore été joué, certains estiment déjà ce titre NBA pourrait être le plus bel accomplissement de la carrière de LeBron James. S’il finit dans l’escarcelle des Cavs évidemment. Eh oui, ça tombe sous le sens : si Cleveland parvient à remporter les finales NBA d’ici à la semaine prochaine, King James aura écrit le plus beau chapitre de sa légende.

Un niveau de jeu tiré vers le bas

Mais avec un peu de recul, en écoutant les divers (et très nombreux) avis des spécialistes NBA tous réunis dans la caravane des Finals et sans même tenir compte du résultat final, il faut surtout remarquer que l’on a un retournement complet, assez vertigineux entre la finale de l’an passé qui marquait l’avènement du beau jeu, du basket léché et du partage de la gonfle, et cette année, où c’est assez radicalement l’inverse.

C’est du basket en isolation, c’est du un contre un, du jeu lent… et les Warriors y sont en ce moment bien empêtrés. Une bonne vieille finale à l’ancienne ! Celle où ce sont les stars qui font gagner leur équipe. Comme Magic. Comme Larry. Comme Michael. Comme Shaq. Et maintenant, LeBron.

Le(Très)Bron James soulève effectivement des montagnes et tire le maximum de ses coéquipiers. On a un gars comme Dellavedova qui brille, qui nous sort un match à 20 points avant de finir à l’hôpital pour déshydratation aggravée ! On sait bien que le gars est un bûcheur, qu’il bosse son jeu comme un dingue, mais sans lui faire insulte, c’est tout de même que le niveau de jeu n’est pas très élevé. A tout le moins, c’est que le niveau est plutôt tiré vers le bas que vers le haut.

Et pour cause, avec la palanquée de blessés cette saison, les playoffs et les finales en ont également pris pour leurs grades. Rien que chez les Cavs, ça fait deux All Stars en moins. Incontestablement, quand les meilleurs joueurs ne jouent pas, le niveau baisse.

Du basket à la papa

Et puis, il y a tout de même pas mal de joueurs (pourtant bons) qui n’y sont pas, et surtout côté Warriors. Harrison Barnes est en pleine crise de confiance avec des tirs de plus en plus laids… alors qu’ils sont de plus en plus ouverts. Andrew Bogut ne semble lui non plus pas tellement dans son assiette avec une influence quasiment nulle pour le moment. Il ne regarde pas le cercle et se fait manger aux rebonds par le duo Mozgov – Thompson. Quant à Draymond Green, ce n’est pas la grande forme non plus. Il se dit gêné par son dos après sa vilaine chute après une toute aussi vilaine faute sur LeBron, et s’il parvient toujours à noircir la feuille de stats, il est beaucoup moins prégnant en attaque. Son adresse de loin est en chute libre et quand il se rapproche, il rate ses tear drops ou se fracasse sur la carcasse de Timo, le gentil géant.

L’aspect psychologique joue ici à plein régime. Pour leur première expérience des finales, les Warriors semblent encore dans l’appréhension, et pour certains, le malaise le plus complet. Souvenez-vous du Magic en 1995, voire du Thunder en 2012… Cela nous amène précisément aux petits ajustements tactiques auxquels a procédé coach Blatt et qui viennent compliquer un peu plus la tâche aux Warriors… et en quelque sorte, au beau jeu !

Outre un retour au duel des superstars, on a un petit air des années 90 qui souffle avec plus de défense, plus de contacts, plus de « physicalité » comme on dit là-bas. Souvenez-vous du duel Knicks-Rockets en 1994, une merveille de « ugly basket » ! On vient de le dire, la défense des Cavs joue parfaitement le coup sur Draymond Green, qu’elle laisse bien volontiers (essayer de) pénétrer. Sur les pick & roll normalement assassins de Steph Curry, les grands (Mozgov et Thompson) réussissent à limiter l’accès au cercle et forcent Curry à lâcher la gonfle… mais avec des coéquipiers en crise de confiance ! Ca bumpe de partout et la raquette est verrouillée à double tour.

Et puis, il y a l’inévitable option small ball façon Miami empruntée par le staff des Cavs, avec les anciens du crû justement, Mike Miller et James Jones. C’est du basket à la papa ! Celui que, toi, moi, nous, on peut pratiquer le dimanche matin au saut du lit. Ce basket-là ne requiert pas de sauter haut ou courir vite : il faut simplement exécuter le système. Avec leur toute petite marge de manoeuvre, les Cavs remportent pour le moment la bataille tactique.

Du Chosen One au Big One

Rendez-vous compte, on parle tout de même, sur la plus grande scène de la Grande Ligue, de vétérans tels que Mike Miller et James Jones qui ont tourné respectivement à 2 points et 4 points de moyenne en saison, de joueurs virés des Knicks (Shumpert et Smith) ou encore d’inconnus comme Matthew Dellavedova (voire Timofey Mozgov) dont le grand public ignorait tout. Tout ça par la force d’un seul homme !

Et cela confirme bien qu’on a à faire avec une finale tout à fait différente de la précédente. En ce mois de juin, LeBron n’a plus à faire à une machine de guerre bien huilée (comme l’étaient les Spurs en finales 2014, ou les Warriors pendant la saison 2015) qui transcende le jeu collectif. On a un affrontement entre une équipe d’esthètes et de puristes et une armée simplement morte de faim, et menée par un golgoth. En fait, les Cavs sont en train de tenter un énorme coup : finir champion sur une jambe ! Très musclée certes… mais quand même ! Le Big Three n’est plus… vive le Big One !

Sans repartir dans une nouvelle ode à LeBron (qui la mérite pourtant avec son nouveau record de points sur les trois premiers matchs d’une finale), il faut tout de même bien mesurer l’évolution du Chosen One, celui que les caméras suivent depuis qu’il est ado. Après la finale 2007 où il avait été balayé avec des Varejao, Ilgauskas, Gooden, Boobie Gibson ou encore Damon Jones, LeBron fait encore mieux cette année… avec une équipe presque pire ! Physiquement, c’est dur. Mentalement, c’est (très) très fort !

Alors que son Altesse Michael Jordan va débarquer dans la capitale, prenons soin d’apprécier à sa juste valeur la performance de son successeur attitré dans ces finales 2015.

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