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Arrière-ailier · Baylor Bears
| Poste Arrière-ailier (SG/SF) | Université Baylor Bears | Taille / Poids 1,94m · 84kg | Envergure 2,15m |
| 18.9 Pts (49,4%) | 37.4% 3 points | 96.5cm Détente sèche | 5.8 Rebonds | 1.3 Contres | 44 Dunks en 34 matchs |
Il fallait être sacrément osé, voire extra-lucide pour soupçonner l’explosion de Cameron Carr ces derniers mois. Le fils de Chris Carr, joueur NBA pendant six saisons — et dont la carrière a surtout consisté à être battu par Kobe Bryant en finale du Dunk Contest au All-Star Game 1997 — avait cumulé 18 matchs à 5,7 minutes de moyenne en deux années universitaires. Une grosse blessure (fracture du pouce avec ligament touché) et un transfert plus tard, il faisait partie des joueurs les plus électrisants de NCAA.
Passé de Tennessee à Baylor, le joueur de 21 ans a enfin pleinement lancé sa carrière universitaire. Joueur de fond de rotation devenu leader offensif chez les Bears, Cameron Carr a fait un bond énorme, de 4,8 à 18,9 points par match. Faire des bonds, l’une de ses spécialités, lui qui compte parmi les meilleurs — si ce n’est le meilleur — athlètes de cette cuvée. Il a impressionné au Draft Combine avec la deuxième plus grosse détente sèche (96,5cm) et la troisième détente lancée (1,08m) de tous les participants. Des prestations dans la lignée de sa saison de très belle facture, où il a souvent régalé le public par ses envolées au dunk ou au contre.
Cameron Carr a le profil pour devenir un sérieux « 3&D » en NBA, avec un shoot déjà très sérieux, notamment en catch-and-shoot, et un potentiel athlétique qui pourrait en faire un défenseur respecté. Tout n’est pas encore parfait chez lui, qui doit encore sérieusement s’épaissir s’il veut tenir le choc en NBA. Mais ses nombreuses qualités des deux côtés du terrain pourraient lui offrir un rôle assez vite, avant de continuer à développer son jeu.
Cameron Carr est un petit phénomène en son genre. Son envergure est énorme pour son poste, parmi ce qui se fera de mieux pour des joueurs pouvant évoluer au poste 2 en NBA. Sa longueur n’a d’égale que sa détente hallucinante, un cocktail qui le rend très gracieux et facile dans les airs. Très vif et rapide, il a aussi été un des meilleurs du Draft Combine sur les exercices de sprint. De quoi en faire une menace de poids en transition, où il a tous les ingrédients pour faire des dégâts dès son arrivée en NBA.
Meilleur marqueur des Bears la saison passée, Cameron Carr n’était pourtant pas la première option de Baylor ni en usage, ni au nombre de tickets tir par match (derrière Tounde Yessoufou). Mais grâce à un jeu sans ballon avancé, il s’est imposé comme la principale menace des siens. Habile pour trouver ses positions de tir, il est un danger à 3-points quelle que soit la position ou la distance (37,4%, 38% sur réception de passe malgré un défenseur, 40% sans défenseur). Son bagage athlétique en fait un poison quand il parvient à couper vers le panier, où il n’hésite pas à vite monter à l’arceau (44 dunks en 34 matchs, avec un monstrueux 86,1% de réussite). Ce volume pourrait croître en NBA, où il sera amené à moins de ballons touchés dans le périmètre en début de carrière.
Vitesse, longueur et hauteur : Cameron Carr a tout ce qu’il faut pour aller chercher les tirs adverses en altitude. Que ce soit en aide défensive, en transition ou pour gêner des shooteurs, il est un très bon contreur, dans les 3% les plus hauts de NCAA au pourcentage moyen de contre. Ses bras infinis doivent lui permettre à l’avenir d’être plus dangereux sur les interceptions, en particulier sur les lignes de passe. Pas encore assez solide pour s’occuper du principal porteur de balle adverse, il pourrait à terme devenir un défenseur en charge de joueurs des postes 1 à 3.
Voilà qui devrait limiter son impact dans l’immédiat. Cameron Carr est terriblement léger, et va devoir s’astreindre à un gros travail de musculation pour se montrer à la hauteur des exigences de la NBA. Même volontaire, il se fait trop bouger défensivement par la puissance de ses vis-à-vis. Être plus costaud pourrait lui donner encore davantage confiance en pénétration. S’il parvient à rentrer ne serait-ce que dans les standards moyens de la ligue, cela pourrait débloquer grandement son potentiel et maximiser ses qualités.
Sa progression au pas de course avec Baylor laisse imaginer que « Cam » Carr en a encore sous la semelle. Mais il a aussi 21 ans passés, ce qui pourrait faire la différence dans cette Draft par rapport à des « freshmen ». Sa carcasse très élancée peut semer le doute sur sa capacité à ajouter une masse suffisante par rapport à ce qui lui serait nécessaire dans quelques années. Au-delà du développement de son corps, celui de son jeu demandera aussi du temps s’il veut passer au-delà d’un rôle de joueur de complément. Son dribble n’est pas le plus sûr et dynamique pour son poste, et il peine à se créer seul ses tirs (seulement 29,4% à 2-points sur ses tirs en sortie de dribble). Sans être un glouton de ballon, il n’est pas encore un passeur suffisamment doué pour pouvoir servir de créateur régulièrement.
Gros athlète capable de shooter efficacement, Cameron Carr se rapproche d’un Trey Murphy III sur un profil plus 2/3 que 3/4. Il pourrait à terme se rapprocher d’un Mikal Bridges par sa longueur et son apport sans ballon, avec moins de talent à la création mais plus de hauteur. Son physique rappelle celui d’un Will Barton, qui avait su se faire sa place en NBA pendant de nombreuses saisons.
| Meilleur scénario Titulaire | Pire scénario Joueur de bout de banc |
Cameron Carr pourrait bien faire partie des bonnes surprises au soir de la Draft. Sa belle saison sortie de nulle part, et sa grosse prestation lors du Draft Combine (il a aussi inscrit 30 points, dont six tirs longue distance lors d’une des rencontres) pourraient se confirmer lors des différents workouts. Chicago en 15e place, OKC en 17e place, et plus encore Toronto en 19e place pourraient être de bons points de chute.
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