/https%3A%2F%2Fmedia.basketusa.com%2Fmain%2F2026%2F06%2FUSATSI_28474627.jpg)
Ailier fort · Arizona Wildcats
| Poste Ailier fort (PF) | Université Arizona Wildcats | Taille / Poids 2,00m · 111kg | Envergure 2,11m |
| 14.1 Pts (52,8%) | 35% 3 points | 62.3% Lancers-francs | 5.6 Rebonds | 2.6 Passes | 1.6 Balles perdues |
Prospect référencé de longue date, Koa Peat est un profil contrasté entre qualités indéniables et incertitudes quant à son adaptation à la NBA.
Il est arrivé en NCAA avec de grosses références. Quadruple champion d’Arizona, invité au Hoop Summit et au McDonald’s All-American Game (il a manqué les deux après une opération à la main), international US en U16, U17 et U19, ou encore 10e du classement ESPN des meilleurs lycéens de sa génération… Koa Peat était très attendu pour sa saison freshman à Arizona. Dans une des références du circuit universitaire, l’ailier fort n’a pas déçu. Mais contrairement à certains de ses camarades, il n’a pas crevé l’écran au sein des Wildcats. La faute au contexte et à un collectif dense et compétitif, ou à de premières limites difficiles à outrepasser pour une future franchise ?
Les équipes NBA peuvent au moins se rassurer, Koa Peat sera prêt dès le premier jour à encaisser le choc du passage au monde professionnel. Buffle du haut du corps, le joueur de 19 ans a dominé au niveau universitaire par son avantage physique. Deuxième meilleur scoreur d’une équipe qui comptait sept joueurs entre 8,5 points et 16,1 points de moyenne, l’intérieur peut parfois être simplement inarrêtable en fonction de l’opposition face à lui. Koa Peat a aussi pour lui une palette offensive plus large que celle d’un simple taureau lancé tête baissée vers le cercle. C’est ce potentiel-là que les équipes intéressées par ses services vont sans doute scruter en premier.
Techniquement, il y a encore du boulot, notamment au niveau du shoot. Principale limite, si Koa Peat est costaud et doté d’une bonne détente, son petit deux mètres semble un peu court pour la NBA moderne, surtout pour son profil. Un défaut qu’il ne pourra gommer et qui pourrait faire se poser quelques questions aux recruteurs, alors qu’il semblait promis à une place au sein de la lottery il y a quelques mois.
| + | Sa puissance | Originaire d’une famille très portée sur le football US (son père Todd a joué six saisons en NFL, son frère Andrus y évolue depuis 2015 avec trois sélections Pro Bowl), Koa Peat est un sacré bébé. Et ce n’est visiblement pas fini puisque pesé à 111 kilos lors du Draft Combine, il a pris cinq kilos en une saison avec Arizona. Taillé dans le marbre, Peat – « guerrier costaud » en hawaïen, d’où est originaire une partie de sa famille – en profite pour se faire sa place près du cercle pour enfoncer des défenseurs plus légers au poste bas ou dominer au rebond offensif. Il ne devrait avoir aucun mal à sauter le pas vers les pros dans ce secteur, que ce soit pour résister au contact ou tenir tête à des athlètes confirmés. |
| + | Jeu offensif intérieur | Pour un joueur de son gabarit, sa mobilité et sa qualité d’appui sont intéressantes. Il peut être aussi bien utilisé en sortie d’écran vers le cercle que loin du ballon sur ses coupes vers le panier, où sa prise de position depuis le « dunker spot » aux abords de la raquette. Solide passeur, il peut aussi être utilisé comme un connecteur dans le jeu, où il est déjà plus en avance que la majeure partie des postes 4 sortant du circuit universitaire. Et il sait en plus obtenir ses positions à mi-distance quand le chemin du cercle se referme (mais avec une réussite encore aléatoire). Beaucoup de possibilités donc de le rendre utile dans une attaque bien construite. |
| − | Le tir extérieur | À ce stade, son tir est simplement inexistant. Il ne s’aventure d’ailleurs que très peu à tenter sa chance de loin avec seulement 20 tentatives en 36 matchs la saison passée. Sa mécanique est propre, mais assez lente. Espérer le voir devenir un shooteur ne serait-ce que correct semble au mieux ambitieux, au pire déraisonnable. Et ce n’est pas son pourcentage aux lancers-francs malgré un volume très correct lié à sa présence autour de l’arceau (62,3% sur 4,5 tentatives par match) qui a de quoi rassurer. C’est simple, Koa Peat a été un des plus mauvais shooteurs du Draft Combine, terminant même bon dernier de tous les participants sur l’atelier de « spot up » à 3-points (6/25). |
| − | L’inconstance | Son tournoi de la March Madness a été intéressant dans ce sens avec cinq sorties entre 14 et 21 points. Mais Koa Peat a encore du chemin à faire pour reproduire cette régularité dans la durée. Capable de dominer une rencontre à l’image de ses débuts en NCAA contre le champion sortant Florida (30 points à 11-18, 7 rebonds, 5 passes), l’intérieur peut tout aussi bien disparaître face à des défenses qui lui barrent le chemin de la peinture. Sans sa capacité à peser sur les défenses, son jeu devient alors beaucoup trop limité. D’autant que sa puissance ne sera sans doute pas aussi dévastatrice chez les professionnels. |
| − | Physique sous-dimensionné | Koa Peat est l’exemple d’un poste 4 sous-dimensionné pour la NBA actuelle. À tout juste deux mètres, l’ex-Wildcat manque de centimètres pour espérer être régulièrement utilisé dans des cinq small ball qui pourraient masquer ses limites au tir. Son dribble est correct, mais pas assez tranchant pour faire des différences systématiquement en pénétration. Et s’il préfère le jeu aérien que près du sol, il ne pèse clairement pas assez au rebond défensif où sa taille limitée devient un vrai frein. Défensivement, il devrait tenir le coup contre des joueurs puissants, mais n’est pas assez rapide pour switcher sur des vis-à-vis plus petits, ni assez long face à des ailiers mobiles utilisés comme poste 4. |
Un joueur complet en attaque avec des limites assez criantes au tir dans un corps surpuissant mais assez petit, il y a du Paul Millsap en sortie de fac chez Koa Peat. L’ancien joueur du Jazz, des Hawks ou des Nuggets ressemble à une trajectoire rêvée pour le prospect. Celle d’un Keldon Johnson du poste 4, tanké avec une vraie marge de progression, en est une autre plutôt flatteuse. Trevor Booker, dans un registre de rotation intérieure énergique, offre une comparaison moins flatteuse mais peut-être plus prudente.
| Meilleur scénario Remplaçant utile | Pire scénario Plus en NBA dans cinq ans |
Noa Peat est l’un des grands perdants du Draft Combine malgré une saison solide au sein d’une des meilleures équipes de NCAA. Alors qu’il était un lycéen très convoité, difficile de le voir pris dans la lottery. Le joueur de 19 ans devrait être retenu entre la 20e et la 30e place où les prétendants ne devraient pas manquer (Sixers en 22, Knicks en 24, Cavaliers en 29…).
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur