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Interview Olivier Sarr : « Avec Alexandre, ce serait un rêve de jouer ensemble en Bleu ! »

NBA – À OKC depuis 2021, Olivier Sarr nous explique comment il reste patient pour se faire sa place au soleil en NBA. Mais aussi de son rêve d’Équipe de France, avec son frère Alexandre.

Olivier Sarr avec le ThunderDe passage à OKC pour boucler 2023, on n’a pas manqué de prendre des nouvelles d’Olivier Sarr (24 ans, 2m08). L’intérieur tricolore d’Oklahoma City n’a plus joué avec le Thunder depuis trois petites minutes face à Denver avant le réveillon de la nouvelle année, mais il profite d’un séjour prolongé à domicile pour enchaîner deux matchs de G-League, en double-double de moyenne à 12 points et 11 rebonds.

En manque de temps de jeu (8 petites minutes en moyenne sur 8 apparitions), l’ancien intérieur de Kentucky n’a aucune intention de se laisser détourner de ses objectifs de NBA. Formé à Toulouse puis à l’Insep, Olivier Sarr nous parle aussi de son rêve d’Equipe de France. Un rêve partagé par son frangin, Alexandre, ce qui ferait un sacré duo en Bleu !

Olivier, vous évoluez en G-League depuis trois saisons maintenant, peut-on dire que vous y êtes à l’aise ?

Oui, ça fait plusieurs saisons que je suis en NBA et que je fais des matchs en G-League. Maintenant, la G-League, ça n’est pas un problème pour moi [en termes de niveau].

Le danger finalement, c’est que ça devienne une routine, alors que vous visez évidemment l’étage supérieur ?

Comme je suis en « two-way contract », j’ai cinquante matchs autorisés en NBA. Et récemment, j’ai été beaucoup « actif » [intégré à l’effectif, sur la feuille de match donc]. Donc on a utilisé pas mal de mes matchs. Comme en ce moment, on a beaucoup de matchs à domicile, [le coach] aime bien utiliser ces opportunités pour qu’on passe en G-League, ce qui ne me fait pas rater de temps avec le Thunder, sans déplacement. Au lieu de rester là à ne rien faire, autant profiter de l’opportunité de jouer.

Pensez-vous que ce temps de jeu en G-League peut néanmoins vous permettre de passer le cap définitivement vers une place dans l’effectif ?

Dans tous les cas, ça me permet de jouer au basket. Ça me permet aussi de travailler [en match] sur ce que je travaille à l’entraînement tous les jours. Mettre en place ce que j’ai envie de mettre en place dans mon jeu. En ce moment, c’est avec la G-League mais ma vision, c’est de pouvoir le refaire [avec le Thunder] quand j’aurai l’opportunité et des minutes. L’essentiel, c’est de passer du temps sur le terrain.

« Je sens qu’il n’y a plus la même différence physique »

C’est une question forcément délicate mais qu’est-ce qui vous manque vraiment pour vous imposer dans l’effectif d’OKC ?

Pour moi, ce n’est pas une question de savoir ce qu’il me manque. Les choix du coach font qu’en ce moment, l’équipe tourne très bien avec de très bons résultats. Si je me mets à sa place, je comprends tout à fait qu’il ne veuille pas changer les choses ou perturber l’équilibre de l’équipe. C’est le monde professionnel, c’est comme ça. Parfois, c’est important de ne pas questionner les choix d’équipe.

Quel serait le domaine de votre jeu que vous souhaitez améliorer pour la suite, car on semble vous destiner à un rôle de « stretch five » ?

Je dois continuer à m’étoffer, à progresser physiquement. Maintenant, je sens qu’il n’y a plus la même différence physique qu’il y avait à mes deux premières années, où je sentais qu’il y avait un gros impact. Je dois continuer dans cette voie-là. Et puis, continuer à gagner en confiance offensivement. Continuer à être la tête de la défense de l’autre côté, à orienter mes coéquipiers et protéger la raquette. Après, ça dépendra du rôle que le coach voudra me donner. Si c’est un rôle de « stretch 5 », j’en ai les capacités. Si c’est un rôle de présence intérieure, j’ai les capacités aussi. Si c’est les deux, tant mieux.

Avec Chet Holmgren devant vous dans la hiérarchie, vous avez le prototype ultime du « stretch 5 » et de l’incroyable évolution du poste de pivot. Pensez-vous avoir suivi cette évolution dans votre jeu également ?

Oui, je fais partie de cette évolution du jeu. C’est ce qui a fait que je suis en NBA depuis trois ans aussi. Bien sûr, on veut toujours plus en termes de contrat, mais c’est ce qui fait de moi un joueur assez particulier à ce niveau-là parce que je peux m’écarter, je peux défendre sur plusieurs postes, je peux mettre des contres. Mais j’ai aussi une « physicalité » à l’intérieur, je peux lire le jeu. Bref, il y a beaucoup d’aspects dans le jeu du pivot moderne, je pense m’être adapté à cette évolution.

« Je le redis, il faut que les gens le sachent, je suis plus qu’ouvert à l’Equipe de France »

Parlons de l’Équipe de France, vous n’y avez plus touché depuis un moment. Quelles sont vos relations avec le staff ? Pensez-vous pouvoir intégrer le projet rapidement ?

[La dernière fois] c’était en jeunes. Ça fait un moment. Boris [Diaw] est venu nous voir l’année dernière, et l’année d’avant aussi, pour parler des Equipes de France. Je le redis, il faut que les gens le sachent, je suis plus qu’ouvert à l’Equipe de France. J’espère qu’on va faire appel à moi, c’est vraiment quelque chose à quoi je veux participer. Et pourquoi pas avec mon frère dans les années à venir. C’est un rêve.

C’est donc un sujet de discussion entre vous, avec Alexandre ?

Bien sûr. Après, ce n’est pas quelque chose qu’on peut contrôler. Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est contrôler notre progression et se mettre à disposition de l’Equipe. Ce serait un rêve de jouer ensemble en Bleu et ce serait un cadeau qu’on voudrait tellement offrir à nos parents. Et puis pour nous aussi, en tant que joueurs.

Dans votre situation encore indécise entre la NBA et son antichambre, est-ce encore inconcevable de revenir en Europe ? Où il y a aussi de gros contrats à aller chercher…

Ce n’est pas une question d’argent, même si c’est sûr qu’il faut bien maximiser sa carrière, car elle ne dure pas si longtemps que ça. Pour le moment, je m’attache à suivre ma vision du plus haut niveau et de tout ce que j’ai toujours voulu faire depuis que je suis tombé amoureux du basket. Maintenant que j’y suis, il n’y a rien d’autre dans mon esprit [que de m’y faire ma place]. Arriver à performer ici et accomplir les objectifs que je me suis donnés. Mon esprit est en NBA à 100%.

Combien de temps vous donnez-vous encore pour faire votre place en NBA ?

Je ne me donne pas de temps. Tant que je suis là ici, dans des vestiaires NBA, à répondre aux interviews, ça veut dire que je suis encore sur le bon chemin. Mon timing, ce n’est pas celui des gens. Chacun dans la vie a son propre chemin. Parfois, certaines choses prennent du temps. Chacun a droit à son opinion. Certaines personnes ne comprennent pas que c’est une forme d’acharnement, que c’est une obsession. Mais en tant qu’athlète, c’est ma vision des choses, c’est comme ça que je fonctionne. Je ne lâche pas.

Propos recueillis à Oklahoma City

Olivier Sarr Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2021-22 OKC 22 19 57.4 44.8 82.8 1.6 2.7 4.2 0.9 2.4 0.3 1.0 0.7 7.0
2022-23 OKC 9 13 50.0 12.5 71.4 1.3 2.1 3.4 0.4 1.9 0.1 0.4 0.6 4.0
2023-24 OKC 15 7 57.9 33.3 66.7 0.7 1.7 2.4 0.1 1.2 0.0 0.2 0.5 2.3
Total   46 14 56.0 37.2 76.5 1.2 2.3 3.5 0.5 1.9 0.2 0.6 0.6 4.9

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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