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Equipe de France, son avenir, les Pistons… La grosse interview de Killian Hayes

NBA – Auteur de 5 passes décisives et 2 interceptions en 16 minutes de jeu contre Golden State, Killian Hayes s’est confié avant la rencontre sur sa saison, la « free agency » et l’Equipe de France.

Killian HayesEn entrant dans le vestiaire des Pistons au Chase Center avant leur duel face aux Warriors, il est difficile d’imaginer que la franchise du Michigan a perdu 31 de ses 34 matchs joués cette saison. L’ambiance y est bonne et au milieu s’y trouve Killian Hayes, assis à côté de l’imposant Jalen Duren.

Dans sa quatrième saison NBA, le meneur français de Detroit nous explique d’ailleurs que malgré les défaites, la force de ce groupe vient de cette capacité à passer outre et à continuer à travailler. Alors que sa carrière n’a jamais vraiment décollé, Killian Hayes revient sur son nouveau rôle de meneur remplaçant derrière Cade Cunningham et l’embouteillage sur la base arrière des Pistons. Il évoque son avenir alors que son contrat arrive à échéance à la fin de la saison.

Killian Hayes partage son souhait de participer aux Jeux Olympiques et il répond aux critiques d’Evan Fournier sur sa volonté de faire partie du groupe France.

Killian, vous avez mis fin à cette série historique de 28 défaites de suite la semaine dernière mais vous n’avez gagné que trois matchs jusqu’ici cette saison. Comment arrivez-vous à garder la tête haute et à gérer ces défaites qui s’accumulent ?

En fait, il n’y vraiment pas le choix… Il nous reste encore 60 matchs, 55 peut-être (ndlr : 48 matchs) et on ne peut pas continuer à perdre à ce rythme. Donc il faut se remotiver tous les jours, prendre les matchs comme si c’était le premier de la saison. Et puis avec le groupe qu’on a, on ne ressent pas cette sensation qu’on va perdre à chaque match. On pense vraiment que tous les matchs sont prenables et on essaie vraiment de garder cette mentalité, de se focaliser seulement sur le prochain match.

« Ce n’est pas la première fois de ma carrière que je suis dans cette situation »

Malgré les défaites, est-ce que l’accent est mis par le coach sur les progrès faits collectivement comme on a pu le voir lors des deux dernières semaines ?

Oui mais pas seulement. Comme je disais, on a un groupe qui est jeune et on ne tergiverse pas trop. Après chaque défaite, tout le monde est prêt le lendemain pour s’entrainer dur et ça nous redonne de l’énergie pour le prochain match. Même si on est jeune, on sait ce qu’on peut faire, on a confiance en nous malgré les défaites. Donc je pense vraiment que notre mentalité, c’est ce qui nous permet de continuer à regarder vers l’avant.

Quelle est votre relation avec Monty Williams ? Êtes-vous toujours dans une phase d’adaptation à son système et à sa façon de coacher ?

Oui, il y a eu une période d’apprentissage parce que c’est un nouveau coach, un nouveau coaching staff, avec un nouveau système et de nouvelles terminologies. Après c’est un très, très bon entraineur. Son CV parle pour lui, surtout avec ce qu’il a fait à Phoenix. Franchement, par exemple, offensivement il y a beaucoup plus d’options que la saison dernière. C’est un super coach et j’apprends beaucoup à ses côtés.

Individuellement, vous avez débuté la saison dans le cinq en étant plutôt solide. Vous sortez maintenant de nouveau du banc, comment avez-vous vécu ce changement de role ?

Mon but, c’est d’être toujours disponible pour l’équipe. J’ai été malade pendant une semaine et demi et après ça je suis revenu tout doucement en sortant du banc. Peu importe que je sois titulaire ou remplaçant, j’essaie d’attaquer chaque match avec la même mentalité et en essayant d’être performant. Si je suis performant quand je suis sur le terrain, ça va dicter les futures opportunités. Monty (Williams) n’est pas un entraineur qui va te donner des minutes gratuitement. Il faut vraiment les gagner, les mériter. Et puis, ce n’est pas la première fois de ma carrière que je suis dans cette situation où mon rôle varie donc je ne m’en soucie pas trop. À moi d’être bon quand je joue pour forcer la main du staff.

« Il n’y a pas que moi qui décide, mais Detroit c’est chez moi »

Il y avait déjà du monde sur la base arrière entre Cade Cunningham, Jaden Ivey et vous, et pourtant la franchise a drafté un autre meneur, Marcus Sasser, cet été. Est-ce que ça vous a surpris ?

En NBA, il n’y a rien de vraiment surprenant. Après, comme je le disais, rien n’est donné à personne. Même si on a beaucoup de talent sur notre base arrière, il faut non seulement être performant pendant les matchs mais il faut aussi se montrer tous les jours à l’entrainement. Et quoi qu’il arrive, Cade, Jaden, Marcus, ça reste mes potes. Évidemment, on va se tirer la bourre tous les jours à l’entrainement mais c’est une compétition qui est saine. Une fois sur le terrain, on est tous ensemble pour aller chercher la victoire.

On sait que vous êtes dans votre élément quand vous avez la balle en main. Malheureusement, il y a beaucoup de joueurs devant vous dans la hiérarchie et vous êtes cantonnés pour l’instant à être le « backup » de Cade Cunningham. Êtes-vous satisfait de votre rôle actuel ?

Je pense que, il n’y a pas vraiment (il hésite)… Dans ma carrière, j’ai toujours eu la balle dans les mains, j’ai toujours été un joueur qui crée… Et même l’année dernière, il a fallu s’ajuster parce qu’il y a aussi d’autres joueurs qui peuvent jouer ce rôle de créateur. Du coup, j’essaie aussi de travailler sur d’autres aspects de mon jeu. Il faut savoir couper ou savoir comment créer des tirs autrement pour mes coéquipiers. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de joueurs qui peuvent porter la balle donc ça reste un ajustement.

C’est également votre dernière année de contrat, est-ce que vous vous voyez à Detroit sur le long terme ou est-ce que vous êtes ouvert à un nouveau challenge avec peut-être plus de responsabilités ?

Pour l’instant, je suis à Detroit et on va tout faire pour finir fort la saison et puis on aura des discussions cet été. J’ai fait toute ma carrière NBA à Detroit et ce serait un plaisir de pouvoir rester. Après il n’y a pas que moi qui décide, mais Detroit c’est chez moi. C’est ma maison depuis trois, quatre ans et j’espère rester.

« Ce serait vraiment un honneur de porter le maillot bleu »

Il y a les Jeux olympiques à Paris cet été, est-ce que c’est un objectif pour vous de faire partie de l’équipe de France ?

Oui à 100% ! Déjà les Jeux olympiques c’est quelque chose d’énorme, mais en plus de ça à Paris… J’ai pu parler avec Vincent Collet et j’espère vraiment pouvoir faire partie de l’équipe cet été pour représenter la France.

Il y a une semaine, Evan Fournier disait dans nos colonnes qu’il trouvait que les jeunes Français ne sont pas amoureux de l’Equipe de France comme lui et d’autres l’étaient au même âge. Il avait d’ailleurs noté votre refus d’aller en U20 par exemple. Souhaitez-vous lui répondre ?

Si j’ai refusé les U20, c’est que j’avais 17 ans. Ce n’était pas ma catégorie d’âge et je voulais vraiment bosser tout l’été pour être prêt pour ma première saison professionnelle. C’était la raison principale pour laquelle j’ai décliné la sélection et rien d’autre. J’ai toujours aimé la France, j’ai toujours voulu la représenter et aujourd’hui si j’ai l’occasion de prétendre à une place dans l’équipe, ce serait vraiment un honneur de porter le maillot bleu.

Propos recueillis à San Francisco.

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