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La course au MVP | Nikola Jokic, « hyper valuable »

NBA – Dans cette « course au MVP » particulièrement indécise, le Serbe est sans doute celui qui définit le mieux le terme central du trophée, celui de « valuable ».

Depuis maintenant dix ans, Basket USA vous propose chaque mardi son Top 5 des candidats au trophée de « Most Valuable Player (MVP) ». Mais que veut dire « valuable » ? Littéralement, c’est le joueur le plus « précieux », « utile » ou « important ». C’est donc un terme extrêmement subjectif car il est difficile de comparer l’utilité ou l’importance d’un joueur par rapport à un autre, tant les contextes et les forces à juger diffèrent.

Chaque année, il faut donc jongler entre des critères qui ne se superposent pas. Le meilleur joueur de la meilleure équipe ? Celui qui domine le plus en NBA ? Celui qui manquerait le plus à son club en cas d’absence ?

Une course au MVP incroyablement ouverte

La spécificité de cette campagne, à mi-saison, c’est qu’elle reste étonnamment très ouverte, avec sept candidats principaux qui ont chacun des arguments… mais également des faiblesses.

Nikola Jokic et Joel Embiid sont ainsi ultra dominants sur le plan individuel, en particulier ces derniers temps pour le pivot des Sixers, mais leurs équipes ne sont pas dans le Top 5 de leur conférences respectives. Kevin Durant est blessé et pourrait bien être désormais hors course, Stephen Curry est sur une pente glissante, à l’image des Warriors, depuis plusieurs semaines, après son début de saison canon. Les blessures sont en train de plomber les Bulls de DeMar DeRozan alors que Chris Paul a pour lui d’être le patron de la meilleure équipe de la ligue, et le maître actuel du « money-time », mais n’affiche pas forcément des stats de MVP. Giannis Antetokounmpo a lui toujours les stats mais l’impression donnée par les Bucks est assez étrange.

Sans compter qu’il n’est pas impossible de voir un retour depuis l’arrière, de LeBron James si les Lakers finissent fort suite au retour d’Anthony Davis, de Jimmy Butler si le Heat confirme être la meilleure équipe de l’Est et qu’il ne rate plus de matchs, voire pour Ja Morant, Rudy Gobert ou Devin Booker.

« Valeur » individuelle et collective

Bref, il y aura sans doute matière à débat jusqu’à la fin. On peut toutefois essayer de déterminer la « valeur » individuelle et collective des joueurs. Pour cela, on peut utiliser le PER, qui n’est pas une statistique parfaite mais qui mesure l’impact statistique global d’un joueur, ainsi que les différences de l’efficacité offensive et défensive d’une équipe, quand un joueur est sur le terrain et quand il est sur le banc (ou absent).

Et à ce petit jeu-là, le joueur le plus « valuable » depuis le début de la saison est assez clair…

Qu’est-ce que ça veut dire ? Que Nikola Jokic a le meilleur PER de toute la NBA cette saison (33.2) mais aussi le plus gros impact sur son équipe. Selon Cleaning The Glass, Denver joue ainsi comme une équipe capable de remporter 64 matchs sur la saison lorsqu’il est sur le terrain… mais seulement 10 matchs quand il n’y est pas. C’est-à-dire qu’avec lui, les Nuggets inscrivent 116.4 points sur 100 possessions, et en encaissent 106.5 sur 100 possessions. Sans lui, l’équipe n’inscrit plus que 102.2 points sur 100 possessions et en encaissent 117.8 sur 100 possessions. On passe donc de +9.9 à -15.6, soit une bascule positive de 25.5 qui est là aussi la plus forte de toute la ligue !

Le deuxième de ce classement de l’influence est Stephen Curry, puisque les Warriors jouent comme une équipe à 69 victoires quand le meneur est en jeu, mais seulement 25 victoires quand il n’y est pas.

Bien sûr, ce ne sont que des projections statistiques, et il y a forcément des biais. L’impact de certains « role players » comme Patty Mills ou Monte Morris est ainsi surestimé, soit du fait de leur temps de jeu plus réduit que ceux des stars, ou du fait qu’ils jouent justement avec ces stars qui ont un énorme impact, et dont ils profitent.

L’impact de certaines superstars peut au contraire être sous-évalué, par la force des circonstances extérieures, et c’est notamment ce qui semble être le cas avec Ja Morant, Luka Doncic ou James Harden, dont les équipes sont plus efficaces statistiquement lorsqu’ils ne sont pas sur le terrain.

Le Top 5

1 – Nikola Jokic (Nuggets)
Bilan : 24 victoires, 21 défaites – 6e à l’Ouest.
Matchs : 40 disputés sur 45 possibles.
Stats : 26.1 pts, 13.8 reb, 7.6 pds, 1.4 int, 0.8 ctr et 3.5 pdb en 33 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 36% à 3-points et 79% aux lancers.

2 – Joel Embiid (Sixers)
Bilan : 27 victoires, 19 défaites – 6e à l’Est.
Matchs : 31 disputés sur 43 possibles.
Stats : 28.7 pts, 10.7 reb, 4.3 pds, 1.0 int, 1.4 ctr et 2.9 pdb en 33 min.
Pourcentages : 50% aux tirs, 39% à 3-points et 82% aux lancers.

3 – Stephen Curry (Warriors)
Bilan : 34 victoires, 13 défaites – 2e à l’Ouest.
Matchs : 43 disputés sur 47 possibles.
Stats : 26.0 pts, 5.3 reb, 6.2 pds, 1.4 int, 0.5 ctr et 3.2 pdb en 35 min.
Pourcentages : 42% aux tirs, 38% à 3-points et 91% aux lancers.

4 – Kevin Durant (Nets)
Bilan : 27 victoires, 16 défaites – 3e à l’Est.
Matchs : 36 disputés sur 46 possibles.
Stats : 29.3 pts, 7.4 reb, 5.8 pds, 0.8 int, 0.9 ctr et 3.0 pdb en 37 min.
Pourcentages : 52% aux tirs, 37% à 3-points et 89% aux lancers.

5 – DeMar DeRozan (Bulls)
Bilan : 29 victoires, 17 défaites – 2e à l’Est.
Matchs : 42 disputés sur 46 possibles.
Stats : 26.3 pts, 5.0 reb, 4.8 pds, 0.8 int, 0.4 ctr et 2.2 pdb en 35 min.
Pourcentages : 50% aux tirs, 33% à 3-points et 86% aux lancers.

5b – Chris Paul (Suns)
Bilan : 37 victoires, 9 défaites – 1er à l’Ouest.
Matchs : 46 disputés sur 46 possibles.
Stats : 14.4 pts, 4.4 reb, 10.2 pds, 2.0 int, 0.3 ctr et 2.4 pdb en 33 min.
Pourcentages : 49% aux tirs, 33% à 3-points et 84% aux lancers.

Mentions : Giannis Antetokounmpo (Bucks), Ja Morant (Grizzlies), Rudy Gobert (Jazz), LeBron James (Lakers), Jimmy Butler (Heat), Devin Booker (Suns)


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