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L’histoire de l’éphémère « NBA Legends Classic », le All-Star Game des retraités

Pendant dix ans, la NBA a offert un petit match à des légendes, pour faire plaisir aux fans. Un moment de nostalgie qui a vite connu ses limites et fut ensuite remplacé par le Rookie Game.

C’est une habitude que les fans de tennis connaissent bien : les tournois des légendes. Des anciennes gloires se retrouvent sur les terrains pour se faire plaisir et aussi pour régaler les spectateurs.

La NBA, ligue spectaculaire par excellence, a également eu cette idée de réunir d’anciens joueurs sur un parquet. Entre 1984 et 1993, pendant le week-end du All-Star Game, on pouvait en effet assister au « NBA Legends Classic », un match de gala de 24 minutes.

Les papys font de la résistance

Le casting pouvait être très séduisant. La preuve, en 1988 à Chicago, on pouvait croiser John Havlicek, Dave Cowens, Oscar Robertson ou encore Rick Barry, Doug Collins et Jerry Sloan.

Sur le parquet ensuite, c’était souvent moins flamboyant, avec un rythme peu élevé et beaucoup de déchet. Même si quelques-uns, ceux encore en forme, pouvaient briller, comme George Gervin en 1992 qui avait inscrit 24 points en 16 minutes, avec 11 rebonds. « Je peux encore shooter comme les joueurs NBA actuels », avait-il alors soufflé, rappelle Sports Illustrated. « Même si je ne peux plus jouer aussi longtemps. »

Sans oublier que les anciennes rivalités n’avaient pas toujours disparu avec les années et les kilos pris par ces légendes. « C’était comme la troisième guerre mondiale sur le parquet », avait déclaré Doug Collins en 1988, alors qu’il participait à cette rencontre. « Pendant la mort subite, il y a eu une mêlée pour un rebond, ça poussait, ça se bousculait. C’était comme un match classique. »

Les blessures abîment les anciens, place à la jeunesse

Sauf que le sentiment de nostalgie ne peut pas faire oublier le poids des ans. Souvent, ces légendes étaient hors de forme et les faire jouer, même 24 minutes, était risqué pour leurs organismes. En 1988, Oscar Robertson avait par exemple déjà 50 ans.

Fort logiquement, des blessures surviennent. En 1992, David Thompson et Norm Nixon se blessent : le premier se rompt un tendon du genou gauche sur un layup alors que c’est une rupture du tendon du quadriceps droit pour le second sur un shoot à mi-distance. « Cela retire beaucoup de plaisir car, à leur âge, ces gars ne vont pas revenir aussi vite », regrettait Jamaal Wilkes, l’ancien des Lakers, après ce match de 1992.

Pour éviter que cette rencontre se transforme en infirmerie géante, et donc que les légendes soient réticentes à venir y participer, la NBA réfléchit à une nouvelle formule. Basculant d’un extrême à l’autre, la ligue mise désormais sur les jeunes et non plus sur ses anciens. C’est pourquoi, en 1994, le Rookie Game est imaginé. Il est désormais connu sous le nom de Rising Stars Challenge.

« Ce n’est pas comme si on manquait quelque chose, car la plupart des joueurs ne sont pas en bonne condition physique. Personne ne dunke », avait conclu Red Auerbach, pendant l’ultime « NBA Legends Classic », en 1993. « Néanmoins, c’était sympa de voir à quoi ils ressemblent et de les voir courir sur un terrain. »

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