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Drew Eubanks, de la batte à la raquette

S’il vient de signer un gros contrat en NBA, Drew Eubanks rêvait plutôt de baseball quand il était gamin. C’était sans compter sur la vision de son coach au lycée de Troutdale, en Oregon…

Il vient de signer un contrat de plus de 5 millions de dollars sur les trois prochaines années avec les Spurs, mais Drew Eubanks n’était pas vraiment destiné à une carrière en NBA. Au contraire, c’est dans une autre ligue majeure, la MLB, que le jeune natif d’Oregon envisageait son avenir…

Il faut dire qu’avec un lancer qui pouvait atteindre les 140 km/h, le grand Drew avait de belles prédispositions pour le sport américain par excellence. Avant d’entrer au lycée, il n’avait même jamais touché un ballon de basket…

Un gamin bercé par le baseball

« J’ai grandi en jouant seulement au baseball » confirme-t-il dans l’Express News. « Je ne voulais jouer à aucun autre sport. Je n’aimais même pas le basket. Toute ma vie, je pensais que j’allais devenir pitcher [lanceur, ndlr]. »

Passionné par ce sport dont son père, Dave, était également fan, Drew Eubanks y mettait tout son coeur. Et son bras avec…

« Il était phénoménal à son meilleur niveau », soutient Kyle Swoboda, son coach au lycée Reynolds de Troutdale, cité calme au Nord-Est de Portland, le long de la Columbia. « Chaque fois qu’il arrivait sur le monticule, nos gars étaient plus détendus. On savait que si on pouvait juste réussir une course autour du terrain, on était bon. À chacun de ses matchs, il y avait un ou deux scouts de Division I et un ou deux scouts pros qui venaient. »

Mais ça, c’était avant la rencontre avec John Poetsch, l’entraîneur de basket dudit lycée Reynolds. Visionnaire, ce dernier a rapidement repéré les qualités athlétiques de Drew. Et il a même été jusqu’à prédire que le jeune Eubanks avait le potentiel pour devenir pro, peut-être pas en NBA, mais tout au moins en Europe ou ailleurs.

Et pour cause, Drew Eubanks n’a pas mis longtemps à faire la bascule : « Il dunkait avant même de pouvoir espérer le faire », souffle son paternel, Dave. « Il est pour ainsi dire entré dans le gymnase et il l’a fait direct. Il n’avait jamais vu de basket avant. On lui disait : mets la balle derrière ta tête et fait un 180°. Et il le faisait ! »

Recruté par plusieurs facs alors qu’il ne connaît pas les règles

Complètement ignorant en termes basket, la famille Eubanks a rapidement été mise au parfum, avec la progression ébouriffante de leur minot talentueux, bientôt repéré par plusieurs facs, dont Grand Canyon University, la toute première à se manifester.

Finalement, Drew choisira de rester non loin de sa famille, donnant son accord à Oregon State, la fac d’un certain Gary Payton, dont le fils du même nom jouait avec Drew Eubanks. Lors d’un repas de fête organisé par l’équipe, les Eubanks se sont même demandés qui était ce gars qui parle beaucoup et très fort, à qui tout le monde demandait des autographes… « C’est dire combien on y connaissait rien au basket », sourit Dave.

Autre raison pour laquelle Drew Eubanks avait choisi les Beavers, c’est qu’il avait la possibilité de cumuler basket et baseball. Mais ce dernier, sa passion de gamin, va finir par devenir une arrière-pensée après une saison éreintante de basket.

« J’essayais de me préparer mentalement à intégrer l’équipe en tant que lanceur. Mais je n’arrivais pas à trouver l’énergie, j’étais tellement fatigué. Je me suis dit : mais qu’est-ce que je fais ? Et puis, j’avais de plus en plus d’universités intéressées pour le basket que pour le baseball… alors que je ne connaissais même pas encore les règles ! J’ai alors commencé à y prêter plus d’attention. »

Passant de 7 points et 5 rebonds de moyenne pour son année freshman, à 14 points et 8 rebonds pour sa deuxième année, Drew Eubanks prend progressivement conscience qu’il a bel et bien un avenir dans le basket avec ses 2m06 et ses 111 kg. Lui qui, quelques années auparavant, ne comprenait pas grand-chose à ce jeu tout nouveau pour lui : « Je ne savais pas pourquoi parfois, j’allais shooter des lancers quand il y avait faute sur moi et d’autres fois, rien ne se passait. » 

Un workout qui finit aux urgences

À l’été 2018, après une année junior chez les Beavers à 13 points et 6 rebonds, Drew Eubanks décide de sauter le pas et pose son nom à la Draft. Snobé au profit de Chimezie Metu, sélectionné au deuxième tour de la Draft 2019 – et depuis limogé, Drew Eubanks se console avec un « two way contract », et un petit job d’été avec les Spurs, pour la ligue de Las Vegas.

D’ailleurs, à l’image de son parcours tout à fait exceptionnel, son premier workout avec les Spurs ne se déroule pas tout à fait comme prévu… Lors d’un exercice de travail aux rebonds, Drew Eubanks se prend un coup sur la main. Direction les urgences !

« Je n’y avais pas fait attention, j’avais continué à jouer. Et je ne rigole pas, mon pouce était tordu dans l’autre direction. J’avais joué avec mon pouce comme ça pendant toute la session. Je me suis dit, bien sûr, mon premier workout NBA, et je me déchire les ligaments. J’ai quitté l’université avant la fin de mes études pour ça… Qu’est-ce que j’ai encore foutu ? »

Alors que le premier diagnostic prévoit une opération avec des ligaments du pouce déchirés, Drew Eubanks n’aura pas eu besoin de passer sur le billard. Deux semaines plus tard, le revoilà en workout pour les Spurs, avec une grosse protection sur le pouce.

Dur à cuire, il fait son boulot dans l’antichambre de la Grande Ligue, avec 16 points et 8 rebonds de moyenne en G-League pour sa première campagne, avant de remettre ça la saison passée, à 16 points et 6 rebonds. Un travail de l’ombre qui a fini par payer…

La prédiction réalisée

« Je voulais évidemment obtenir un contrat NBA, mais j’essayais d’être réaliste vis-à-vis de moi-même. Je savais que je pouvais jouer avec ces gars-là. Je savais que j’avais le niveau. J’avais simplement besoin d’une opportunité. »

Cette dernière est arrivée lors de la reprise de la saison, dans la bulle d’Orlando, alors que les Spurs sont arrivés avec un effectif réduit, et rajeuni. Dans cette optique, Drew Eubanks a saisi sa chance à deux mains (pouce y compris) pour tourner à 7 points et 7 rebonds. De quoi satisfaire Gregg Popovich avec sa mentalité de col bleu : « Il ne va pas devenir un go-to-guy. Il ne tire pas à 3-points. Qu’est-ce qu’il reste ? Il vaut mieux savoir poser de bons écrans, bien courir, défendre fort, se battre aux rebonds. Il connait son rôle et le fait à merveille. »

La prédiction de John Poetsch est désormais réalisée… À 23 ans, la progression de Drew Eubanks ne fait que commencer.

« Maintenant que j’ai obtenu ce contrat, je veux gagner un temps de jeu régulier. Une fois que ça sera arrivé, je veux devenir titulaire. Il ne faut jamais être satisfait. »

Sa double vie, en G-League et en NBA

Son énorme dunk (refusé) sur la truffe de Thanasis Antetokounmpo

 

LEXIQUE

Two-way contract : Conçu pour créer une nouvelle passerelle entre la NBA et la G-League, ce type de contrat permet à chaque équipe de s’attacher les services d’un ou deux joueurs supplémentaires, pour les faire évoluer principalement dans leur franchise de ligue de développement affiliée mais aussi jusqu’à 45 jours en NBA. Cette année, cette limite est transformée en 50 apparitions sur la feuille de match.

Drew Eubanks Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2018-19 SAN 23 5 57.7 0.0 84.6 0.3 1.2 1.5 0.3 0.5 0.1 0.4 0.2 1.8
2019-20 SAN 22 12 64.2 100.0 76.9 1.3 2.6 3.9 0.7 1.7 0.2 1.0 0.8 4.9
2020-21 SAN 3 20 23.1 0.0 75.0 0.3 4.0 4.3 0.3 2.3 0.3 0.3 2.0 3.0
Total   48 9 57.5 100.0 79.1 0.7 2.0 2.8 0.5 1.2 0.2 0.6 0.6 3.3

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