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Vince Carter ne voit aucun avenir pour les « Pocket Rockets »

Le néo-retraité a constaté l’évolution du poste d’intérieur en NBA lors de la dernière décennie. D’après lui, les « big men » demeurent toutefois indispensables, notamment en playoffs.

La révolution promise par les Rockets de Mike D’Antoni et achevée à la mi-saison par le départ de Clint Capela n’aura finalement pas eu lieu. Après avoir difficilement vaincu le Thunder, Houston n’a pas pesé lourd face aux Lakers en demi-finale de conférence (4-1), entraînant de grands changements à tous les étages du club.

L’heure est au poste 5 « hybride »

Interrogé sur l’évolution du poste 5 depuis ses débuts en NBA et particulièrement ces dernières années, Vince Carter a reconnu qu’on voyait de moins en moins de pivots « à l’ancienne », concentrés uniquement sur le jeu au poste bas.

« Il y a davantage de joueurs hybrides comme Anthony Davis ou un Nikola Jokic qui peut faire bien d’autres choses que seulement jouer au poste bas. Il peut tirer à 3-points, passer, courir avec le ballon, participer au jeu en tête de raquette, shooter des « fadeaway » à 3-points, prendre des tirs sur une jambe… La position a tout simplement évolué, comme on l’a vu lorsque Draymond Green jouait au poste 5, du haut de ses 2 mètres et qu’il faisait quand même le boulot », a-t-il souligné dans son podcast « Winging it ».

Vince Carter a ensuite pris un exemple qui illustre bien ce changement de mentalité au niveau de ce que les « grands » pouvaient apporter. « Quand tu arrives dans une salle d’entraînement en NBA, qu’est ce que tu vois ? Les grands qui s’entraînent au tir à 3-points. Et tu peux même voir pas mal d’extérieurs s’entraîner sur le jeu au poste. Ça en dit long sur l’évolution de la ligue ».

Des joueurs illustrent également ce changement. Dirk Nowitzki a été l’incarnation du « stretch four ». Pour Vince Carter, un poste 5 symbolise bien la tendance des pivots à s’écarter également de la peinture : Marc Gasol, qu’il a côtoyé pendant trois ans aux Grizzlies entre 2014 et 2017.

« Quand Fizdale est arrivé à Memphis, c’était encore le « Grit & Grind », avec beaucoup de jeu sur demi-terrain. Marc pouvait prendre des 3-points mais il ne le faisait pas beaucoup. Et tout d’un coup, Fizdale lui a dit qu’il devait prendre 4 à 5 tirs derrière l’arc par match. Il n’a pas été très à l’aise tout de suite, puis arrivé au All-Star Game, il était passé dans le top 5 des shooteurs les plus adroits de la ligue. C’était fou ».

Les pivots toujours utiles

Les Rockets ont pris une voie extrême en se séparant de leurs pivots, afin de pouvoir mieux driver vers le cercle et d’avoir plus d’options derrière la ligne à 3-points pour ressortir les ballons. Une mauvaise idée pour Vince Carter qui aurait aimé voir un Tyson Chandler, dernier poste 5 de l’effectif texan et accessoirement ancien meilleur défenseur de l’année, se mêler à la bataille face aux Lakers.

« Je n’ai pas vraiment été en accord avec leur façon de jouer, » a-t-il ajouté. « Je veux dire, tu peux jouer comme ça, mais à un certain moment, quand tu affrontes une équipe comme les Lakers, tu as besoin d’avoir des « big men » pour défendre sur leurs grands. On entend dire aussi que les Rockets auraient tué Denver, je n’en suis pas si sûr. Tu as fait venir Tyson Chandler en tant que poste 5, utilise-le. Même s’il te donne 8 ou 10 minutes, il peut te permettre de défendre un peu sur les grands ».

Les Rockets ont foncé tête baissée dans leurs principes, les Lakers ont été champions, et, ironie du sort, le dernier panier scellant le 17e titre de la franchise californienne a été un tir à 3-points inscrit par… Dwight Howard.

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