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De « Mad Max » à « Glad Max »… Vernon Maxwell a encore beaucoup d’avis tranchés sur la NBA

Pas fan du « small ball » à tout prix, Vernon Maxwell souhaiterait que les Rockets solidifient leur secteur intérieur pour soutenir James Harden et Russell Westbrook.

À l’instar d’un Rex Chapman qui a refait surface sur le réseau social de l’oiseau bleu, une autre ancienne gloire de la NBA a également fait de Twitter son nouveau terrain de jeu. Il s’agit de « Mad Max », Vernon Maxwell, la forte tête des Rockets doubles champions en 1994 et 1995.

Toujours aussi provocateur, il partage ses opinions sur la Grande Ligue et c’est souvent marrant, comme quand il s’attaque aux fans du Jazz ou à la franchise d’Oklahoma City. Mais Vernon Maxwell suit toujours ses Rockets d’un oeil très attentif, notamment sur ces playoffs 2020 qui se sont achevés par une nouvelle défaite, face aux Lakers.

« Ton plus grand joueur ne peut pas faire 2m00 »

« Je n’ai pas été surpris. Ils étaient dépassés par le talent des Lakers. Et puis, il jouent le « small ball » et je ne comprends pas ça. Il faut avoir un intérieur ! », peste Vernon Maxwell dans GQ. « Ton plus grand joueur ne peut pas faire 2m00. Ça ne pourra pas marcher face à AD et LeBron. Tout ce qu’ils ont fait, c’est de jouer en puissance. Je l’ai dit avant la série, je pensais que les Lakers allaient remporter la série de cette manière. »

Pour Vernon Maxwell cela dit, il ne serait pas inspiré de la part des Rockets de se séparer de James Harden. Et même de Russell Westbrook. Fan des deux stars, « Mad Max » se retrouve même un peu dans le jeu du barbu.

« J’adore James Harden. C’est mon gars, je n’ai rien de négatif à dire sur lui. Il est le franchise player. Il fait ce qu’il sait faire : scorer. Il faut continuer à le laisser être qui il est. Tu ne peux pas arriver tout à coup et lui dire : il faut que tu commences à passer. Nan Nan. James Harden doit faire du James Harden. C’est un grand compétiteur, un gars très éloquent. Les autres gars autour de lui doivent élever leur niveau. »

Rattrapé par la patrouille plus souvent qu’à son tour lorsqu’il jouait en NBA, Vernon Maxwell n’a toujours pas sa langue dans la poche. En l’occurrence, à la question théorique d’une participation à la bulle, sa réponse fuse.

« Je peux m’adapter à tout. Si je suis payé des millions comme ils le sont actuellement, ça me va. Merde, on pourrait jouer sous terre que ça m’irait. Donne moi juste mon argent et je jouerai dur, je foncerai dans un mur. Ces gars-là sont payés des sommes insensées et il faut juste entrer une bulle pour deux ou trois mois ? Ce n’est rien du tout. Ma femme va me manquer. Ma famille. Ça sera difficile mais je serai capable de le faire. Ces gars-là gagnent tellement d’argent. Ils gagnent en un an ce que j’ai gagné dans toute ma carrière. J’adore tellement ce sport que je ne lui manquerai jamais de respect. Ça ne serait pas un problème pour moi. »

« Ça me fatigue de les voir tourner le doigt en l’air »

Si l’on creuse plus avant cette hypothèse, Vernon Maxwell s’imagine être en parfaite adéquation avec le style de jeu de la NBA moderne. À savoir du tir extérieur, de la course et pas beaucoup de défense en saison régulière…

« Merde, c’est le style de jeu que j’adore. Quand j’étais avec les Rockets, c’est ce que Don Chaney et Rudy T nous encourageaient à faire. Parce que Coach Rudy T voulait que tous les gars s’écartent et laissent Dream (Hakeem Olajuwon) opérer tout seul au poste bas. Tu ne pouvais pas envoyer de prises à deux sur Dream parce qu’on avait trois gars sur le périmètre qui pouvaient te couper la tête n’importe quel soir. Ce pouvait être moi un soir, ou Kenny Smith, ou Mario Elie, ou Sam Cassell, ou Robert Horry un autre. Mais chaque match, il y avait quelqu’un qui haussait le ton. »

Auteur d’une jolie carrière à 13 points de moyenne sur 13 saisons, dont deux saisons à 17 points et 4 passes chez les Rockets de 1990 à 1992, Vernon Maxwell n’a jamais connu les joies du All-Star Game. Un événement qu’il aurait sans nul doute apprivoisé s’il évoluait de nos jours. Selon lui, évidemment…

« Si je jouais aujourd’hui, je pense que ce serait facile pour moi parce que, merde, personne ne peut te toucher [en défense]. Je serais toujours aux lancers. À mon époque, on pouvait tenir l’adversaire avec les mains et maintenant, dès qu’il y a une action, ils font tourner leur doigt en l’air. Je ne comprends pas ça. C’est pour revoir l’action et ils regardent à chacune de ces fichues actions. Ça me fatigue de les voir tourner le doigt en l’air : regarde, regarde ! Le jeu a tellement changé mais je pense que je serai All-Star dans le jeu actuel. »

« Je suis comme un éléphant, je n’oublie rien »

Représentant des années 90 s’il en est, Vernon Maxwell se fait pour le coup le représentant de son ancien coéquipier, Sam Cassell, pour le poste d’entraîneur qui reste vacant à Houston. « Je pense que c’est son heure. Il a été assistant depuis une quinzaine d’années et je suis fatigué de ces propriétaires et ces GM qui ne font que recycler les mêmes foutus coachs. Il faut essayer quelque chose de nouveau. Il faut donner leur chances à de nouveaux gars, ce n’est pas juste pour un gars comme Sam. Il faut leur donner une vraie chance, qu’il puisse amener son staff et je pense qu’il fera du bon boulot. Il est prêt. »

En attendant de voir si Sam Cassell héritera du sceptre au Texas, Vernon Maxwell continue de couler une retraite heureuse en Caroline du Nord. En n’oubliant pas d’égratigner du monde au passage, comme les fans racistes du Jazz (et bien d’autres encore) qui lui ont laissé un goût amer dans la bouche durant sa carrière…

« Je ne sais plus quand je me suis mis [sur Twitter] mais bon, je n’ai pas grand-chose d’autre à faire. Quand j’ai bu un verre ou deux, je me mets à réfléchir à quelques trucs que je pourrais dire. Tout le monde dit tout le temps que je suis un gars marrant, que je devrais être comique. J’ai pensé à ces trucs sur Utah parce que leurs fans étaient si racistes avec moi. Il y a des fans racistes en NBA, outre Portland [en référence à un incident de février 1995 quand Vernon Maxwell s’en est pris directement à un fan, incident qu’il lui coûtera 20 000 dollars, ndlr], donc c’est vers eux que je voulais revenir pour les afficher. Ils te balançaient des insultes, des trucs comme « sale nègre », sur ta mère, sur tes enfants. J’avais beau le dire à la sécurité, ils me répondaient qu’ils avaient payé leur ticket, donc ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient. Mais merde, je suis un être humain aussi, je ne suis pas invincible, j’ai des sentiments et ce genre de trucs fait vraiment mal. Certains pouvaient te cracher dessus, j’ai beaucoup de mauvais souvenirs dans l’Utah. Ça fait longtemps mais je suis comme un éléphant. Je n’oublie rien. »

S’il avoue lui-même qu’il n’est plus tant « Mad Max » que « Glad Max », Vernon Maxwell peut encore continuer longtemps à nous offrir ses opinions tranchées et ses clins d’oeil grinçants.

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