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Toni Kukoc déçu que « The Last Dance » tourne au règlement de comptes

Élément essentiel du second triplé des Bulls, le Croate assure qu’il découvre l’envers du décor et les tensions entre Phil Jackson et Jerry Krause.

Depuis la diffusion des deux premiers épisodes de « The Last Dance », les réactions se multiplient, et notamment des acteurs de l’époque qui donnent leurs versions des faits ou précisent ce qu’on voit à l’écran. Plus discret, Toni Kukoc trouve dommage que les polémiques sur Scottie Pippen ou Jerry Krause aient pris le pas sur le reste.

« J’espère que les autres épisodes sont plus reluisants, et qu’on y célébrera davantage le basket plutôt que de savoir qui est coupable, ou qui il faut accuser, et pourquoi ils n’ont pas gagné huit ou dix titres » regrette le retraité, interrogé par NBC Sports. « Le monde était tellement heureux quand c’est arrivé, et je ne comprends pas pourquoi les gens sont aussi en colère. »

Conseiller du président des Bulls, Michael Reinsdorf, le Croate ne retient que le meilleur, et il aimerait qu’on mette en avant l’exploit de remporter six titres en huit ans. « J’adore ce qu’on faisait à l’entraînement, les moments en déplacement. Cette équipe se donnait tellement à fond, et tout le monde était si impliqué et dévoué. On parle de personnes qui ont gagné six titres en huit ans, et on essaie de trouver la petite bête. »

« Aujourd’hui, j’apprends que certaines relations avaient atteint le point de non retour »

Toni Kukoc assure même qu’il n’était pas au courant de la tension entre Jerry Krause et Phil Jackson. Il a tout découvert dans les deux premiers épisodes.

« Peut-être que j’étais ignare. Peut-être que j’étais trop pris par mes propres affaires. On savait qu’il se passait des trucs, mais quand vous vous entraînez toute la journée, que vous rentrez chez vous et que vous avez à gérer vos propres affaires, vous ne prêtez pas trop attention à tout ça. En plus, Phil créait toujours une sorte de bulle où les joueurs étaient mis de côté. On savait que Michael ne serait pas là si c’était un autre coach. Que Scottie ne serait pas là. Mais c’était la fin. J’espérais que tous ces gens se mettraient d’accord pour qu’on continue et qu’on défende le titre. Mais aujourd’hui, j’apprends que certaines relations avaient atteint le point de non retour. C’est la partie triste de tout ça, mais ce parcours était énorme. »

En tout cas, Toni Kukoc défend Jerry Krause, l’homme qui est allé le chercher en Europe pour en faire une star de la NBA, et un élément clé du succès des Bulls. « Les trois années où il m’a suivi et encouragé à venir aux Bulls, son discours était centré sur les autres », assure-t-il. « Il me disait que le coach était incroyable, que les vétérans, John Paxson et Bill Cartwright, étaient géniaux, que Jordan et Pippen étaient des athlètes fantastiques. Il était heureux de parler de cette équipe. Jamais il ne se mettait en avant, en disant qu’il avait construit cette équipe, ou fais ci ou ça. Il ne parlait que de la franchise. »

Le triple champion n’a donc pas ressenti cette envie de Jerry Krause de vouloir « casser les Beatles » en pleine gloire, dès 1996, pour prouver qu’il était bien responsable du succès de Chicago.

« Les gens, qui n’étaient pas là, disent que son ego a tout détruit, qu’il a cassé cette dynastie. Non seulement ils ne voient pas ce qu’il a réalisé, mais en plus, ils lui mettent tout sur le dos. Il n’est plus là et ne peut pas se défendre, même si je pense qu’il n’y a rien à défendre. Il est le GM d’une équipe six fois championne. Nommez-moi cinq autres personnes qui ont réussi ça, dans n’importe quel autre sport ? »

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