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Rudy Tomjanovich, la juste récompense

Cinq fois All-Star comme joueur, double champion NBA et champion olympique, Rudy Tomjanovich va enfin entrer au Hall of Fame.

Chaque année, ses collègues et ses anciens joueurs étaient surpris de ne pas voir le nom de Rudy Tomjanovich dans la liste des entrants au Hall of Fame. Son palmarès comme joueur et entraîneur parle pour lui, et pourtant, il lui aura fallu attendre 2020 pour entrer au Panthéon du basket, 25 ans après le doublé avec les Rockets et 20 ans après le titre olympique remporté face à la France à Sydney. Parmi les coaches éligibles, il était d’ailleurs le seul à avoir réussi le doublé à ne pas être au Hall of Fame !

« Je n’avais aucune idée de ce que j’allais ressentir » confie-t-il au Houston Chronicle. « Maintenant que c’est fait, c’est difficile d’expliquer ma joie. J’ai des flashs en moi sur l’adversité, les hauts et les bas. Je pense à ces choses et à la manière de rester fidèle à ce qu’on fait, en mettant un pied devant l’autre pour que ça se passe si bien. »

« Fidélité », un terme qui lui sied bien puisque cet enfant du Michigan brillera jeune dans cette université, avant de passer… 33 ans aux Rockets comme joueur, assistant puis finalement coach principal.

Un coach proche de ses joueurs

Au micro de Fox Sports, Rudy T. s’excusera même de ne pas faire de grandes phrases, ni d’utiliser de grands adjectifs pour qualifier son bonheur. « C’est comme si je me remettais d’un énorme ascenseur émotionnel, avec du suspense, à attendre un appel… Et tout d’un coup, quand on vous appelle, les émotions grimpent très haut. J’essaie de tout faire retomber, et j’aimerais avoir plus de vocabulaire. »

Comme souvent dans ces moments-là, ce sont les autres qui s’expriment le mieux et qui sont le plus heureux pour lui. Jeff Van Gundy, Gregg Popovich, mais aussi Hakeem Olajuwon et Clyde Drexler. Tous l’ont félicité et ont rappelé combien cette sélection au Hall of Fame était méritée. « Je suis tellement heureux pour Rudy T. Il a toujours été sous-estimé comme joueur, et comme entraîneur. Il obtient enfin son dû, et on est tous très heureux pour lui. J’ai joué pour un coach du Hall of Fame à l’université avec Guy Lewis. Lors de mes quatre premières années à Portland, j’ai joué pour Jack Ramsay qui est aussi au Hall of Fame. Lors de mes trois dernières années, j’ai joué pour Rudy Tomjanovich. Les coaches de niveau Hall of Fame se distinguent par leur capacité à communiquer à leurs joueurs, leur enthousiasme, leur passion et leur connaissance du jeu. Rudy faisait tout ça. »

Même discours chez Matt Bullard, l’un des premiers ailiers-forts fuyants de l’histoire. Aujourd’hui consultant, il insiste sur la complicité de Rudy T. avec ses joueurs. « Son style de coaching est quelque chose qui devrait être copié par tous les entraîneurs. Le fait est que Rudy était un ancien joueur, et un très bon joueur et ça l’a aidé dans son coaching. Il nous coachait comme s’il avait toujours la mentalité d’un joueur. Il nous incluait dans les discussions et les décisions. En faisant de moi un intérieur qui shoote à 3-points, il m’a permis d’avoir du succès. En prenant du recul, on s’aperçoit qu’il était vraiment innovant. Le fait qu’il ait attendu si longtemps pour entrer au Hall of Fame est un peu dérangeant. Il a deux titres de champion NBA et un titre olympique, et ce sont des éléments qui font de vous un Hall of Famer. »

Cette complicité avec les joueurs, on la retrouvait avec la presse. Rudy Tomjanovich était un « bon client » pour les journalistes, et aujourd’hui un prix porte d’ailleurs son nom, le Rudy Tomjanovich Award, et il récompense chaque année l’entraîneur le plus disponible avec les médias.

Un passage furtif aux Lakers

Peut-être que certains votants au Hall of Fame avaient en tête son passage raté aux Lakers. C’était en 2004, et il avait été coupé à la mi-saison, laissant Phil Jackson reprendre les rênes de l’équipe. À l’époque, il se remettait tout juste d’un cancer, et il avait surtout récupéré une équipe chamboulée après le départ du Shaq au Heat. Peut-être aussi que le titre olympique de 2000 n’a jamais été apprécié à sa juste valeur avec des Américains arrogants qui étaient passés tout près de la défaite. Les échecs des Etats-Unis de 2002 à 2006, et même en 2019, prouveront que gagner avec Team USA n’est plus systématique.

Le mot de la fin pour Hakeem Olajuwon, son relais sur le terrain et son ami. « Cela ne fait aucun doute que c’est bien mérité. Je suis heureux mais tellement heureux que ça devienne réalité. Je l’espérais depuis si longtemps. Ce qu’il a réalisé dans le basket parle pour lui. Je suis fier de lui. »

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