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Comment les clubs NBA tentent-ils d’organiser le quotidien confiné des basketteurs ?

Les joueurs bloqués à domicile, les franchises NBA s’organisent comme elles peuvent pour tenter de les aider à se maintenir en forme. Malgré les conditions complexes.

La NBA à l’arrêt, les installations de toutes les franchises fermées, les basketteurs se retrouvent dans une situation inédite, et leurs clubs cherchent des solutions pour aider leurs joueurs à continuer l’entraînement.

Les problèmes sont toutefois multiples. Les superstars ont souvent de vraies installations chez elles, avec salle de musculation et terrain de basket privé, mais c’est loin d’être le cas pour la majorité des joueurs, bloqués dans de grands appartements, certes, mais qui sont privés du matériel nécessaire pour s’entretenir ou travailler leur shoot.

Travailler physiquement avec un matériel et un espace réduits

« Notre préparateur physique nous a envoyé un petit programme qui propose différents types de flexions et différents types de pompes, qu’il faut faire à un rythme élevé pour transpirer un peu », explique par exemple Wendell Carter Jr. dans un long article d’ESPN. « Rien que personne d’autre ne puisse faire. »

L’enjeu, c’est ainsi d’aider les basketteurs à travailler dans un espace et avec un matériel plus ou moins limités.

« On peut réaliser beaucoup de travail de qualité avec très peu d’espace et très peu d’équipement », assure Chelsea Lane, en charge de l’aspect médical et de la préparation physique chez les Hawks. Elle a ainsi envoyé une liste de courses à faire aux joueurs d’Atlanta. « Nous voulons qu’ils aient de bonnes bandes de résistance, parce que quand vous avez une bande de résistance, vous pouvez rendre tout autre poids plus lourd, et vous pouvez rendre votre propre poids plus lourd, et cela ne prend quasiment pas de place. Et, si possible, une forme d’équipement cardio qui leur permet de faire de l’entraînement fractionné. Encore une fois, c’est faisable avec un petit budget. Certains gars ont déjà des vélos Peloton chez eux. D’autres n’ont peut-être rien et ils détestent peut-être le vélo, mais honnêtement, pour certains gars, la corde à sauter fait déjà beaucoup. Et tout le monde peut en faire ».

Le vélo, c’est globalement la solution cardio qui prend le moins d’espace et qui a donc été adoptée par un bon nombre de franchises. Du côté des Raptors, sitôt la quarantaine terminée, on a ainsi organisé une livraison de matériel aux joueurs, qu’on leur a laissé devant la porte pour préserver la distanciation sociale nécessaire.

« Une fois que j’ai pu sortir, j’ai contacté mon fournisseur de fitness… ‘J’ai besoin de tant de vélos, d’haltères, de bancs, je dois commander ces bandes’. Ensuite, nous les avons tous mis dans un camion et j’ai commencé à les livrer aux gars », détaille Jon Lee, le préparateur physique des champions en titre. « J’ai frappé à leur porte [et je les ai déposés]. J’ai laissé le vélo à la porte et j’ai dit : ‘Je vais t’envoyer un programme juste après ça’. »

Jon Lee explique qu’il a aussi mis en place des entraînements en plein air pour les joueurs qui ont un jardin.

« Le vélo est la chose la plus facile à déplacer », rajoute-t-il. « Certains gars de Toronto vivent en copropriété et ils ne peuvent pas mettre un tapis roulant, par exemple. »

Du côté des Bucks, on a opté pour une approche un peu différente en démontant la salle du musculation du club pour livrer les équipements aux joueurs de l’effectif, en fonction des besoins et de l’espace disponible.

Comment bien s’alimenter ? Comment travailler son shoot ?

Quant aux programmes à suivre, ils sont envoyés individuellement aux joueurs, les clubs ayant quasiment toutes des applications utilisées en temps normal dans les installations de la franchise, qui détaillent les exercices à effectuer. Les basketteurs n’ont donc qu’à suivre les instructions sur leurs tablettes ou leurs téléphones.

« Ce sont des exercices assez difficiles », explique Aaron Nelson, vice-président des soins et des performances chez les Pelicans, à propos du « circuit training », l’enchaînement d’exercices, proposé. « La plupart des gars ont des montres Apple synchronisées avec leurs téléphones et ils peuvent envoyer leur entraînement et leurs calories brûlées pour que nous puissions voir s’ils entrent dans la bonne zone de fréquence cardiaque ».

Le plus compliqué, c’est en fait pour les joueurs blessés, comme Dwight Powell (rupture du tendon d’Achille) ou Jalen Brunson (déchirure du labrum), suivis de loin et dont le programme de rééducation est « en pause ».

Pas facile non plus de s’assurer que les joueurs continuent de manger sainement, les Rockets livrant des plats déjà préparés à certains joueurs, tandis que les Pelicans reçoivent de leur côté une liste de courses à faire chaque semaine. Comme lors des lockouts, une coupure trop longue risque toutefois de réserver quelques surprises lors de la reprise, avec des joueurs qui pourraient revenir avec pas mal de kilos en trop…

Sans compter que la majorité des basketteurs NBA n’ont pas de panier à domicile et qu’alors que les mesures de confinement se répandent à mesure que la pandémie progresse aux Etats-Unis, ils vont peut-être passer des semaines, voire des mois, sans pouvoir shooter. De quoi faire chuter l’adresse générale en cas de reprise.

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