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Le chef-d’œuvre de Tony Parker se sublime dans sa détermination

Pour apprécier le travail de Tony Parker à sa juste valeur, il faut s’intéresser à ce qui définit l’artiste, tout autant qu’à ce qu’il dégage.

Depuis plus d’une semaine, les éloges au sujet de Tony Parker, de sa carrière et de son caractère se multiplient. Mais 48 heures après la cérémonie de retrait de son maillot, force est de constater qu’un trait particulier revient systématiquement dans les propos de ses soutiens les plus fidèles. Sa détermination.

Dès le plus jeune âge, il a par exemple clamé haut et fort son ambition de jouer en NBA. Boris Diaw rappelait d’ailleurs avant la rencontre entre les Spurs et les Grizzlies lundi soir que tous les pensionnaires de leur génération INSEP rêvaient de la Grande Ligue. Ces pensées restaient toutefois illusoires, produits d’une certaine naïveté ou d’une imagination adolescente bouillonnante. Pas pour Tony Parker.

Le meneur, lui, avait fait de la NBA une certitude. De son rêve de gosse, un objectif. « Il a toujours su ce qu’il voulait et, surtout, il a toujours fait le travail nécessaire pour y arriver, » confie Boris Diaw. « Parce que parfois, vous savez ce que vous voulez, mais vous ne faites pas les choses qu’il faut pour y arriver. Tony a toujours travaillé très dur pour s’assurer de transformer ses rêves en réalité. »

Une fois outre-Atlantique, il lui a fallu redoubler de détermination pour répondre aux attentes toujours plus exigeantes de Gregg Popovich. Il aurait pu stagner. Il aurait pu choisir la confrontation. Et à entendre David Robinson, Tim Duncan, Manu Ginobili, et Gregg Popovich lui-même, il aurait pu craquer. Pas Tony Parker.

Un soliste devenu un meneur d’hommes

Il a pris les demandes, voire le harcèlement, de son entraîneur comme un signe de confiance. Comme une preuve de sa capacité à toujours atteindre un niveau supérieur. Au fil des années, il s’est transformé en un meneur de jeu au sens classique du terme. Le général qui mène son équipe d’une main de maître, qui sait quand attaquer, et quand faire jouer. À travers cet apprentissage, sa relation avec Gregg Popovich a évolué. Le technicien s’amusait d’ailleurs à faire le parallèle entre sa détermination et son entêtement, qu’il utilisait pour entrer dans la danse avec son mentor.

« Je faisais la comparaison avec John Stockton en lui disant qu’ils devaient trouver le joueur ouvert, distribuer, » explique-t-il avec un sourire en coin. « Mais si j’avais le malheur de dire ça pendant un match, alors il arrêtait de tirer et il essayait juste de faire l’extra passe ! Et quand je lui demandais : « Mais, Tony qu’est-ce que tu fais ? », il me répondait : « Pop, tu m’as demandé de passer la balle ». »

L’un des plus grands défis de sa carrière, plus grand que satisfaire Gregg Popovich, est toutefois venu à l’abri des regards indiscrets. Au premier tour des playoffs 2017 contre Houston, Tony Parker se déchire le tendon de son quadriceps gauche sur une action anodine qu’il a réalisé des milliers de fois.

Une grave blessure comme dernier défi

R.C. Buford, les sanglots dans la voie, est revenu lundi sur l’onde de choc que la blessure de son meneur emblématique a envoyé à travers toute la franchise. « L’un des jours les plus difficiles de ma carrière, » dit-il difficilement. « De savoir à quel point il avait été dur au mal pendant toute sa carrière, en évitant de grave blessure, et de le voir à terre comme ça sur une action… C’était dur pour nous tous. »

Avec seize saisons dans les jambes, et autant de playoffs, nombreux ont pensé au pire. Nombreux ont craint une fin de carrière. Nombreux aussi espéraient un retour, seulement en étant l’ombre du joueur qu’il était. Pas Tony Parker.

Il a pris ce coup du sort comme un défi. Comme un nouveau chapitre à ajouter à sa riche histoire, plutôt que de lui laisser le rôle de conclusion. « La détermination qu’il a montrée pour pouvoir revenir d’une blessure aussi grave et qui est historiquement difficile à surmonter en NBA, c’était un symbole de son caractère, de la dureté qu’il avait dans son jeu, » ajoute R.C. Buford. « Et, franchement ce n’est pas quelque chose dont il a souvent été crédité. »

En célébrant le chef-d’œuvre qu’est la carrière de Tony Parker, il serait facile de se concentrer sur les accolades et autres récompenses. Il serait logique de s’émerveiller de sa créativité. Celle qui crève la toile avec ses tear drops, spins moves et passes aveugles. Et pourtant, ce qui rend cette œuvre si spéciale est à chercher hors cadre. Vous la trouverez chez l’artiste. Elle est souvent invisible, enfouie à l’intérieur, mais saute aux yeux. Elle donne du sens à tout le reste. La détermination, la force de caractère, la vision de l’artiste. En somme, sa signature…

Par Tony Parker.

Propos recueillis à San Antonio.

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