Quand Karl Malone a appris que Salt Lake City allait organiser le All-Star Game en 2023, soit 30 ans après celui de 1993, sa réaction a été simple et directe : « Il était temps. » Il y a 26 ans, c’est lui, avec son comparse de toujours John Stockton, qui avait été élu co-MVP de l’édition 1993.
L’ancien intérieur du Jazz est non seulement soulagé, mais surtout impatient d’utiliser cette vitrine pour promouvoir l’Utah.
« On va accueillir les mêmes personnages qui viennent à chaque All-Star Game, il y aura les célébrités au premier rang – ce qui est une connerie d’ailleurs – mais le plus important, c’est de pouvoir montrer réellement au monde notre ville », assure le deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA. « Et non les stéréotypes : c’est Utah, ce sont les Mormons. Non, ça c’est une réputation. Il y a des catholiques, des juifs, un éventail de religions et d’ethnies. Tout le monde répète qu’à Utah, on ne peut pas trouver d’alcool. Il y a une épicerie où on peut en trouver à chaque coin de rue. Ce sont des préjugés et j’en rigole. »
Si ESPN souligne que les dirigeants du Jazz adoreraient impliquer son duo légendaire dans l’organisation de cet événement, pour l’instant, Karl Malone n’a pas été contacté par la franchise.
« Je ne vais pas mentir, ça me touche », avoue Karl Malone. « Je ne vais pas parler de sentiment, car ça fait un peu mauviette, mais ça me dérange de voir qu’ils évacuent cet héritage. Ils font sembler de prétendre le contraire en ce moment (une référence sans doute à l’ancien parquet et maillot de retour cette saison). Je ne suis pas amer, je ne vais pas me plaindre, mais ça me fait chier. Je ne veux pas qu’ils se sentent obligés, non, non. Ils ne le sont pas, je ne le suis pas non plus envers eux, mais au vu de notre histoire, ce serait rafraichissant. »
Karl Malone a conclu en expliquant que si la propriétaire de la franchise, Gail Miller, décidait de l’appeler pour lui demander de l’aide, il laisserait « tout tomber » pour elle.