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Coupe du monde 2019 : le bilan des Bleus

Bilan individuel des Français pendant cette Coupe du monde 2019 en Chine, conclue par une médaille de bronze et une qualification pour les Jeux olympiques 2020 au Japon.

La Coupe du monde 2019 est finie, avec deux bonnes nouvelles pour les Bleus : la qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo l’an prochain, et une nouvelle médaille internationale. Et même si, après la victoire face aux Etats-Unis, la France espérait l’or plutôt que le bronze, cette campagne fut un vrai rebond après les échecs récents.

Retour sur les performances des 12 joueurs de l’effectif, ainsi que de Vincent Collet.

★★★★

Evan Fournier
19.8 points à 42% de réussite dont 41% à 3-points | 3.8 rebonds | 3.0 passes

L’histoire d’Evan Fournier et de l’équipe de France fut longtemps compliquée. Sa non-sélection pour les Jeux olympiques 2016 interrogeait ainsi sur sa place dans le « projet » de Vincent Collet, mais aussi au coeur de la nouvelle génération tricolore, alors que Tony Parker allait prendre sa retraite. Son profil offensif ne faisait-il pas trop doublon avec celui de Nando De Colo ?

Propulsé dans un rôle de locomotive offensive, son homologue ch’ti glissant en sixième homme, l’arrière du Magic a trouvé sa place au sein des Bleus. Sa faculté à se créer son tir, sur le pick-and-roll avec Rudy Gobert, fut l’arme majeure de l’équipe de France en Chine, et devrait continuer d’être la base du groupe pour les années à venir.

Reste désormais à Evan Fournier à mieux masquer ses lacunes défensives, ses retards et ses défauts de contestation le poussant souvent à prendre des fautes rapides. S’il y parvient, il sera alors le leader indiscutable du groupe.

Nando De Colo
16.5 points à 55% de réussite dont 42% à 3-points | 1.6 rebond | 3.4 passes

Il nous a fait peur lors de ce premier match face à l’Allemagne, entre maladresse et mauvais choix (5 balles perdues). Avec une préparation pourrie par une blessure, Nando De Colo avait besoin de retrouver du rythme, et ce premier match ne fut qu’un faux pas sans lendemain. Car le reste du temps, le nouveau joueur de Fenerbahçe fut brillant, froid comme une lame dans les moments importants, précieux par son calme et sa capacité à sa faufiler au cercle.

Il n’y a que face à l’Argentine que ses problèmes lorsque l’intensité physique se fait étouffante sont réapparus. Bousculé par les extérieurs adverses, il n’a pas pu avoir son rayonnement habituel, son jeu fait des feintes et de placements ne pouvant s’exprimer lorsqu’il n’arrive pas à contrôler l’impact physique de ses défenseurs.

★★★

Rudy Gobert
10.1 points à 63% de réussite | 9.1 rebonds | 1.9 contre

Avoir le double meilleur défenseur NBA au coeur de son équipe change forcément beaucoup de choses pour les Bleus. Avec sa taille, son envergure et sa mobilité, Rudy Gobert est un sacré point d’ancrage défensif, un deuxième rideau qui rassure et permet plus d’agressivité pour ses coéquipiers extérieurs.

Même s’il a encore parfois tendance à en faire un peu trop dans les moments de tension, en sautant par exemple inutilement sur des feintes, le pivot d’Utah est irremplaçable en défense. En attaque, par contre, son manque de jeu dos au poste, et ses difficultés à récupérer les ballons dans les petits périmètres sont des problèmes dans le jeu FIBA.

S’il est compliqué à arrêter une fois lancé, Rudy Gobert doit ainsi travailler ses placements, pour pouvoir recevoir le ballon suffisamment près du cercle, afin de mieux utiliser sa taille et ses bras interminables. Et ainsi ne plus se retrouver dans ces situations où il ne peut pas être servi pendant de longues minutes…

Frank Ntilikina
8.0 points à 44% de réussite dont 33% à 3-points | 2.6 rebonds | 2.5 passes

C’est clairement la bonne surprise de la compétition côté bleu. Le joueur des Knicks sortait de deux saisons très, très compliquées en NBA, sa propre timidité sur le terrain et son utilisation posant question pour son avenir.

Propulsé titulaire à la mène suite à la blessure de Thomas Heurtel, l’ancien Strasbourgeois a retrouvé des qualités parfois oubliées. Sa défense fut plutôt bonne, même s’il fut parfois en difficulté face à des meneurs très rapides, mais c’est surtout offensivement que Frank Ntilikina a surpris. Car il n’a pas hésité à prendre ses responsabilités, et c’est lui qui a inscrit les paniers précieux face aux Etats-Unis, alors que la pression américaine mettait les Bleus en danger. Et c’est encore lui, certes parce qu’il était moins surveillé, qui a le plus surnagé face à l’Argentine.

« J’ai juste retrouvé mon feeling », a-t-il expliqué après le tournoi. À confirmer désormais à New York.

Andrew Albicy
4.8 points à 43% de réussite dont 50% à 3-points | 1.3 rebond | 2.6 passes

Précieux lors des phases de qualification, Andrew Albicy l’a aussi été lors de la compétition. Le pitbull tricolore fut ainsi extrêmement utile en défense, où son centre de gravité très bas était essentiel face à des joueurs particulièrement vifs, comme Dennis Schröder ou Patty Mills, qu’il a bien aidé à contrôler. Ou au moins à ralentir.

Le bonus, c’est cette adresse bienvenue, avec notamment les trois paniers à 3-points essentiels pour nourrir le momentum face à l’Australie et faire définitivement basculer le match afin de récupérer la médaille de bronze.

★★

Nicolas Batum
7.3 points à 40% de réussite dont 27% à 3-points | 3.6 rebonds | 2.4 passes

C’est un peu « un jour sans fin » avec Nicolas Batum, et cette impression frustrante que le capitaine des Bleus peut faire tellement plus. Comme lors de cette petite finale où, voyant son équipe en manque d’inspiration, il va chercher le ballon, provoque les fautes, monte au contre, vole des balles et devient l’étincelle qui change la rencontre.

C’est ce « Batman » qu’on aimerait voir continuellement en équipe de France, même s’il laisse le scoring à Evan Fournier ou Nando De Colo. Et si l’ailier des Hornets a assumé son rôle de leader, sur le terrain, il fut trop souvent bien trop discret, se contentant de défendre et d’attendre le ballon dans le corner.

Vincent Poirier
5.4 points à 56% de réussite | 3.9 rebonds | 0.5 contre

Coupe du monde difficile pour le nouveau pivot des Celtics. Son entrée ratée face à la Lituanie a un peu plombé son rôle, surtout que le « small ball » pratiqué par les Etats-Unis et l’Argentine a ensuite empêché Vincent Collet de l’utiliser lors du quart de finale et de la demi-finale.

Heureusement, il s’est relancé lors du dernier match face à l’Australie, compensant les problèmes de fautes de Rudy Gobert en faisant mieux que résister au duo Andrew Bogut – Aron Baynes. Il finit en tout cas sur une bonne note, et on peut espérer que le ticket Rudy Gobert – Vincent Poirier constitue la base bleue sous le cercle à l’avenir.

Mathias Lessort
3.8 points à 47% de réussite | 2.2 rebonds | 0.5 contre

Son profil de petit pivot explosif aurait dû être précieux par séquences mais comme Vincent Poirier, le « small ball » a rendu son utilisation compliquée. En préparation, il avait pourtant fait mal aux Argentins, et on pouvait espérer qu’il soit donc un facteur X lors de la demi-finale, pour punir les faiblesses intérieures de l’Abiceleste.

Vincent Collet a d’ailleurs tenté de le lancer, mais le nouveau joueur du Bayern Munich fut vite piégé par les fautes, voulant trop en faire et se laissant finalement emporter, comme ses camarades, par la furia adverse.

Amath M’Baye
5.8 points à 57% de réussite dont 56% à 3-points | 1.9 rebond | 0.3 passes

Pour Amath M’Baye, ce tournoi fut un peu la version « bizarro » de celui de Nando De Colo, c’est-à-dire un super premier match face à l’Allemagne (21 points à 4/6 de loin) puis une disparition progressive.

Alors que les Bleus avaient pourtant besoin de points sur le poste 4, et notamment d’adresse extérieure, il n’a plus été trouvé, accumulant les fautes et les temps de jeu dégressifs. Toujours titulaire, il a tenté de donner le change en défense, mais on attendait davantage de lui, surtout après un tel démarrage dans la compétition.

– Non noté –

Louis Labeyrie
2.8 points à 75% de réussite dont 50% à 3-points | 2.6 rebonds | 0.6 passe

Blessé en plein milieu de la compétition, Louis Labeyrie a logiquement subi un gros coup d’arrêt, alors que sa mobilité et son adresse de loin auraient pu être précieuses. Il l’a d’ailleurs montré face à l’Argentine, en résistant plutôt bien à Luis Scola et en mettant du rythme en attaque. Difficile quand même de le juger sur si peu de minutes.

Axel Toupane
2.3 points à 55% de réussite dont 57% à 3-points | 0.9 rebond | 0.3 passe

Emmené en Chine pour être un joker défensif capable d’éteindre le meilleur scoreur adverse, Axel Toupane n’a finalement que très peu quitté le banc. Il faut dire que les ailiers contre lesquels il aurait pu être vraiment utiles (Bogdan Bogdanovic, Jayson Tatum, Rudy Fernandez…) n’ont pas croisé la route de l’équipe de France.

Paul Lacombe
2.0 points à 60% de réussite | 1.0 rebond | 2.0 passe

Préféré à Elie Okobo pour la dernière place dans la sélection, il n’a vraiment joué que face à la Jordanie et la République dominicaine. Dès que l’enjeu fut réel, il est ainsi sorti de la rotation de Vincent Collet.

★★★

Vincent Collet

S’il avait permis à la « génération Parker d’accomplir son destin », la transition fut ensuite très compliquée pour le sélectionneur des Bleus, en poste depuis 2009. La blessure de l’Euro 2015, le raté des Jeux olympiques 2016 et le désastre de l’Euro 2017 avaient forcément poussé beaucoup de monde à réclamer son départ. En phase avec les visions de Tony Parker, Nicolas Batum ou bien Nando De Colo, Vincent Collet avait-il l’oreille et la confiance de la génération suivante, portée par Rudy Gobert et Evan Fournier ? Pas sûr…

Dans cette campagne, le technicien a tout de même trouvé un nouvel équilibre, justement autour du duo Fournier – Gobert. Nando De Colo sixième homme, le groupe était plus cohérent, tant en défense qu’en attaque. La blessure de Thomas Heurtel a-t-elle paradoxalement aidé, alors que le trio Heurtel – Fournier – De Colo avait été problématique il y a deux ans ? C’est une des questions qui se pose encore pour Vincent Collet, alors que les Jeux olympiques de 2020 se profilent à l’horizon. Il a en tout cas posé les bases de travail et l’identité de l’équipe de France post-Parker. En se remettant en question, en assumant ses fautes et en repartant au travail.

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