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Quel avenir pour les Français de la NBA ?

La saison 2018-19 ne restera pas dans les annales pour nos Bleus. À part pour Rudy Gobert et Evan Fournier qui ont réussi de belles saisons couronnées de playoffs, et un bon revival de Tony Parker, le bilan global est plutôt à la déception.

Même si Rudy Gobert fait partie des meilleurs pivots de la planète et qu’il peut rester le meilleur défenseur de la NBA, la France ne brille plus en NBA. À l’image d’un Tony Parker en fin de carrière, les Bleus cherchent un second souffle, et l’été pourrait être mouvementé pour certains.

Rudy Gobert (15.9 points à 67%, 12.9 rebonds, 2.3 contres, 2 passes, 0.8 interception en 32 minutes)

Parti de 2 points et 3 rebonds en 2013-14, et même de NBDL si on remonte encore un peu, Rudy Gobert a de nouveau réussi sa meilleure saison en carrière. Coupé dans son élan par des blessures l’an passé, il a cette fois tenu le rythme toute la saison avec 81 apparitions sur 82 possibles. Et il a surtout repris le fil de sa progression.

Toujours aussi performant en défense, avec plus de deux contres et quasiment une interception de moyenne par match, Rudy Gobert reste un intimidateur indéniable à l’approche du cercle, et il a également montré des progrès en attaque avec davantage d’initiatives. Il a par contre été moins dominateur en playoffs. C’est un peu le bémol de sa saison, avec « seulement » 11 points, 10 rebonds et 3 contres en playoffs face aux Rockets. Limité dans son impact habituel par le jeu très au large de Houston, il n’a pas pesé comme on aurait pu l’espérer, et lui le premier.

Néanmoins, auteur d’une saison de niveau All Star (même s’il n’en a pas été récompensé) et finaliste pour le Magic Johnson Award, Rudy Gobert continue de s’installer dans le Gotha de la Grande Ligue. Sous contrat avec le Jazz pour deux saisons encore, le pivot tricolore peut désormais penser au prochain objectif : la Coupe du monde en Chine en septembre prochain.

Pierre angulaire du système de Quin Snyder, Rudy Gobert peut dormir sur ses deux oreilles. Les objectifs sont les mêmes : le titre NBA et une cape All Star. Pour le premier, il se pourrait bien que l’effectif évolue durant l’intersaison. Pour le second, ce n’est plus qu’une question de temps si Rudy Gobert maintient son empreinte sur le Jazz.

Evan Fournier (15.1 points à 44%, 3.6 passes, 3.2 rebonds en 31 minutes)

En légère baisse au scoring, mais stable dans son importance sur le jeu du Magic (21.6% au Usage Rate ces trois dernières saisons), Evan Fournier pourra se satisfaire d’avoir atteint le véritable objectif de la saison : les playoffs.

Sorti par les Raptors en cinq manches au premier tour, Orlando a tout de même mis fin à une longue période de vaches maigres (six ans). Avec 12 points à 35% de réussite aux tirs dont 23% à 3-points, l’arrière tricolore a semblé un peu carbo en playoffs, au terme d’une fin de saison sous pression.

Espérons en tout cas que cette qualification du Magic permette à cette franchise de se stabiliser autour de Steve Clifford. Le All-Star local, Nikola Vucevic, est en fin de contrat et ses négociations décideront en partie de l’avenir immédiat d’Orlando… Deuxième salaire de l’équipe à 17 millions de dollars la saison avec une année (plus une autre en option) de contrat, Evan Fournier est à vrai dire dans une situation où un échange est plausible. Tout comme la possibilité de jouer la continuité.

Dans ce cas, avec l’habitude du nouveau jeu prôné par Steve Clifford, le Francilien n’augmentera pas nécessairement son apport au scoring, mais il faudra par contre retrouver plus d’efficacité. Son adresse à 3-points à 34% cette saison est tout simplement la pire de sa carrière. Le PER est aussi en baisse, de 16 à 12… Connaissant le caractère du joueur, on peut s’attendre à une belle réaction l’an prochain. Avec un détour par la Chine aussi pour la Coupe du monde !

Tony Parker (9.5 points à 46%, 3.7 passes en 18 minutes)

C’est en sirotant un petit verre de rouge, attablé dans l’émission de télé « C à Vous », que Tony Parker a annoncé qu’il était encore dans le vague pour son avenir en NBA : « C’est du 50/50 » a-t-il insisté. Laissant entendre qu’il s’attend à du mouvement de la part de Michael Jordan durant l’intersaison, il a également fait part d’une certaine forme de lassitude.

Sans les résultats de la grande époque des Spurs, le quotidien à Charlotte n’est évidemment pas aussi trépidant. Surtout quand tant d’autres projets sont sur le feu de l’autre côté de l’océan… Pourtant, TP a assuré sur les planches. Le meneur vétéran n’est certes plus le feu follet intenable du passé mais il a été bon pour les Hornets avec (quasiment) 10 points et 4 passes de moyenne en sortie de banc.

Et puis, surtout, il lui reste une année de contrat garantie. Dans ces conditions de fin de carrière, on sait bien qu’il y a des arrangements à l’amiable mais on ne voit pas TP partir sur une saison mitigée. Un dernier tour d’honneur ?

Nicolas Batum (9.3 points à 45%, 5.2 rebonds, 3.3 passes en 31 minutes)

À 15 points, 6 rebonds et 6 passes de moyenne, Nicolas Batum affichait beau après ses deux premières saisons à Charlotte. Mais que ce soit la routine d’un club sans grande ambition ou un rôle changeant avec un nouvel entraîneur en place, l’ailier (9 points, 5 rebonds, 3 passes) a tout simplement livré sa pire saison en carrière depuis 2014-15… quand il a été échangé chez les Hornets. Un changement d’air est-il de nouveau à prévoir ?

Sous contrat pour deux saisons encore (avec option du joueur sur la deuxième année, à 27 millions de dollars), Nicolas Batum n’a pas justifié l’investissement consenti avec deux saisons consécutives en net recul statistique et il est, à n’en pas douter, sur la liste des transferts dans les bureaux de Charlotte. Le problème est de trouver un club qui peut encaisser ce contrat.

Dans tous les cas de figure, Nicolas Batum aura l’occasion de répondre aux critiques la saison prochaine, à Charlotte ou ailleurs. Il a prouvé par le passé qu’il pouvait très bien rebondir après une saison de moins bien. Pour ce faire, il préférerait certainement retrouver son poste naturel d’arrière, mais il lui faudra encore plus retrouver de son agressivité offensive.

Timothé Luwawu-Cabarrot (4.6 points à 37%, 1.9 rebond en 17 minutes)

Alors que son contrat de rookie prend fin, Timothé Luwawu-Cabarrot est déjà à la croisée des chemins. Après trois ans dans la ligue, et trois clubs, TLC n’a pas réussi à s’imposer, malgré de bonnes impressions à Philadelphie à ses débuts (6 points, 2 rebonds en rookie), et une pige honnête à Chicago en cette fin de saison (7 points, 3 rebonds, 1 passes en 19 minutes).

Envoyé à Oklahoma City l’été dernier, l’ailier tricolore n’a malheureusement jamais vraiment eu sa chance dans la rotation de Billy Donovan. Une telle expérience au bout du banc lui a un peu sapé le petit capital confiance engrangé dans la ville de l’amour fraternel. Dans la fin de saison sans enjeu de Chicago, TLC n’a pas pu faire de miracles et son avenir NBA ne tient qu’à un fil désormais.

Comme il nous l’a confié, un retour en Europe n’est pas encore envisagé mais il devrait l’être si les opportunités en NBA continuent d’être aussi éparses dans le temps et l’espace. À 24 ans, Timtohé Luwawu-Cabarrot doit engranger les minutes pour continuer sa progression, aux tirs notamment (39% de réussite en carrière dont 32% à 3-points).

Joakim Noah (7.1 points à 52%, 5.1 rebonds, 2 passes en 14 minutes)

C’est la belle histoire de la saison. Signé par le club de ses rêves, Joakim Noah a connu un véritable cauchemar chez les Knicks. Une descente aux enfers pour ainsi dire : passé du banc au ban, avec une suspension de la NBA pour couronner le tout, il s’est carrément fait remercier par la franchise de sa ville natale. Le All-Star a touché le fond.

Mais il a su se reconstruire petit à petit. Et quand le téléphone a sonné pour une pige à Memphis, le pivot des Gators a sauté sur l’occasion. Il a répondu présent avec 11 points, 8 rebonds et 3 passes de moyenne sur 18 rencontres après le All-Star Game. À 34 ans et après trois saisons de belle galère, Joakim Noah a non seulement retrouvé une place en NBA mais il a surtout repris goût au jeu.

Feu de paille ou vrai retour, on verra si Joakim Noah poursuit l’aventure chez les Grizzlies l’an prochain (où il a déjà marqué des points), ou s’il devra retrouver un autre club. Il a en tout cas prouvé qu’il pouvait encore apporter de solides minutes avec son savoir-faire et sa rage de vaincre renouvelée.

Elie Okobo (5.7 points, 2.4 passes en 19 minutes)

Limité à 53 apparitions cette saison dans une équipe qui a de nouveau coulé au fur et à mesure des semaines, Elie Okobo a bouclé sa campagne de rookie avec des stats honnêtes. Mais comme ses allers-retours récurrents en G-League en attestent, il n’est pas encore bien inscrit dans les rotations de Phoenix… qui aura un nouveau coach encore la saison prochaine.

L’ancien Palois avait pourtant une belle opportunité à saisir cette année alors que les Suns se sont cherchés un contributeur stable pendant toute la saison à la mène. Si son adresse aux tirs était attendue, on aurait par contre espéré plus d’agressivité sur le drive et à la création. À 29% à 3-points, Elie Okobo a encore beaucoup de pain sur la planche… Il est par contre très motivé pour la Coupe du monde.

Frank Ntilikina (5.7 points à 34%, 2.8 passes, 2 rebonds en 21 minutes)

À 6 points, 3 passes et 2 rebonds de moyenne dans sa saison rookie, Frank Ntilikina était adoubé comme le « Fresh Prince of New York ». Mais après une deuxième saison du même niveau, il n’est plus aussi frais ! Au contraire, il fait partie des rumeurs de transfert de plus en plus fréquemment.

Sa réputation est effectivement sortie bien abîmée d’une deuxième campagne avec beaucoup de blessures et toujours aussi peu de progrès tangibles. Dans le marasme permanent des Knicks, Frank Ntilikina le timide est mal tombé. Un transfert semble inévitable…

Ian Mahinmi (4.1 points, 3.8 rebonds en 14 minutes)

Signé le même été que Nicolas Batum, en 2016, Ian Mahinmi est devenu aujourd’hui un contrat embarrassant plutôt qu’un « role player » intéressant. Avec une production anecdotique et des pépins à répétition, il est à des années lumières de ce qu’on peut attendre d’un joueur à 16 millions de dollars annuels, et son 45% de réussite aux tirs cette année est inquiétant.

Guerschon Yabusele (2.3 points, 1.3 rebond en 6 minutes)

Avouant récemment que le basket lui manquait (déjà) après seulement quelques jours de vacances, Guerschon Yabusele a des raisons que ça le démange. Avec 6 minutes de temps de jeu seulement, un temps de jeu réduit par rapport à l’an passé (!), l’intérieur français des Celtics a certes joué plus de matchs cette année mais il est encore au bout du banc de Boston.

À 23 ans, Guerschon Yabusele n’a pas grand-chose à montrer individuellement après trois saisons en Chine, G-League et un tout petit peu de NBA… Si on espère le voir à l’action en septembre prochain avec les Bleus, rien n’est moins sûr avec si peu d’exposition et de temps de jeu pour progresser.

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