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Quand le propriétaire des Suns mettait des chèvres dans le bureau de son GM

Dans un passionnant article, Kevin Arnovitz revient pour ESPN sur les dysfonctionnements des Suns. Le journaliste y détaille l’interventionnisme bien connu du propriétaire du club, Robert Sarver, capable de crier sur ses intérieurs après une défaite en leur expliquant comment poser un écran, de critiquer les rotations de son coach juste après un match, de s’en prendre à Grant Hill à la mi-temps d’une rencontre où Vince Carter avait marqué 15 points rapidement ou encore de foncer dans le bureau des entraîneurs, à la pause, pour demander des « trappes » sur le meneur adverse…

« J’ai parfois essayé d’utiliser une formule que j’ai utilisée dans les affaires »

Comme beaucoup d’hommes d’affaires ayant brillé dans leur carrière professionnelle antérieure, Robert Sarver pense ainsi être capable de servir de référent universel à ses employés, tant sur le plan financier que sur le plan sportif.

« L’organisation n’a pas fonctionné à la hauteur de mes attentes ou de celles de nos fans, et c’est à moi d’y remédier », explique-t-il. « Si je regarde en arrière, j’ai parfois essayé d’utiliser une formule que j’ai utilisée dans les affaires, où j’ai embauché des gens plus jeunes pour essayer de les former. Dans mes autres affaires, ça a été une réussite. Mais dans ce métier, j’ai parfois sous-estimé le défi lié aux responsabilités de gestion dans la NBA actuelle et le niveau d’expérience nécessaire pour y parvenir. »

Robert Sarver a aussi très souvent surestimé sa capacité d’analyse, comme lorsqu’il a décidé de prolonger Earl Watson dans son rôle de « head coach », après son intérim suite au licenciement de Jeff Hornacek en cours de saison.

Le GM Ryan McDonough était pourtant inquiet du peu d’expérience d’Earl Watson, qui n’avait passé qu’un an comme assistant en D-League avant de devenir assistant sur le banc de Phoenix. Mais Robert Sarver avait discuté avec quelques vétérans de son équipe, et décidé dans la foulée qu’il n’y avait pas à chercher mieux à l’extérieur.

Des chèvres dans le bureau de Ryan McDonough…

Kevin Arnovitz raconte ainsi cette scène incroyable où Robert Sarver fait une blague à son GM, tout en lui faisant passer un message. Il avait donc acheté des chèvres qu’il avait placées dans le bureau de Ryan McDonough. Le message, c’était que le dirigeant devait trouver des GOAT (« Greatest Of All Time », soit les meilleurs de tous les temps), le mot « goat » étant aussi celui utilisé pour qualifier une chèvre en anglais. Résultat : les animaux avaient chié partout dans le bureau…

Néanmoins, ESPN ne dresse pas un portrait totalement noir du propriétaire de Phoenix. Robert Sarver a quand même permis à Mike D’Antoni et Steve Nash de révolutionner la ligue, et il peut visiblement avoir de très bons moments.

Le problème, c’est qu’il est difficile à gérer et que le GM, Ryan McDonough, avait beau être très bon en termes de scouting, ses capacités en termes de relations humaines étaient limitées, tout comme sa volonté de s’opposer à Robert Sarver pour imposer ses idées. Souvent, il a ainsi fait passer la sécurité de son poste en priorité.

Un département « scouting » désormais très déplumé

Les choses ne s’amélioreront pas à Phoenix tant que le propriétaire ne trouvera pas un GM en qui il a confiance, et qui n’aura de son côté pas peur de l’écarter des décisions sportives pour protéger son groupe. Pas sûr toutefois que le duo James Jones – Trevor Bukstein, qui agit comme GM par intérim en duo, soit la meilleure option dans cette optique.

Comme expliqué déjà par d’autres reporters, le premier est très bon dans les relations avec les joueurs, mais il s’intéresse peu à l’aspect business du poste de GM, tandis que le second est surtout un spécialiste du salary cap. Surtout, Robert Sarver a viré quatre autres membres de son « front office » en même temps que Ryan McDonough, en début de saison, dont l’assistant GM Pat Connelly, le directeur du scouting Courtney Witte et le scout en charge de l’Europe, Emilio Kovacic.

Comme ils n’ont pas été remplacés, et comme James Jones n’a assisté qu’à une vingtaine de matchs NCAA cette saison (une fourchette haute d’ailleurs), l’inquiétude est de mise à Phoenix à l’approche de la Draft.

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