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Les confessions de Brad Stevens

Invité sur le podcast de Chris Mannix, Brad Stevens a évoqué tous les sujets. Les plus importants, comme le départ de LeBron James à l’Ouest, mais aussi les plus légers, confiant notamment que toute l’équipe est allée voir le film « Uncle Drew » en compagnie de son meneur/acteur principal, Kyrie Irving. Le cerveau des C’s a également parlé de la saison à venir, des retours de blessure de deux de ses meilleurs joueurs (Kyrie Irving et Gordon Hayward), de la façon dont il allait aborder l’année à venir après un exercice 2017-2018 brillant, même si celui-ci s’est terminé par un Game 7 frustrant, perdu à domicile en finale de conférence.

Avec l’éclosion du jeune trio Rozier-Brown-Tatum, Boston a toutes les cartes en main pour dominer la conférence Est la saison prochaine. Un défi qui oblige la franchise du Massachusetts à ne négliger aucun détail.

« Lebron James a fait un job incroyable »

Brad Stevens a tout d’abord donné son point de vue sur le départ de LeBron James, rendant hommage au Kid d’Akron pour sa longévité et sa capacité à déjouer tous les plans de ses adversaires pendant autant d’années. L’important, malgré tout, sera de rester concentré sur son équipe et sa capacité à rebondir après une saison 2017-2018 des plus satisfaisantes.

« Il a été très bon, il n’y a pas de doute là-dessus. On les a tenu à 87 points (au Game 7), donc on a vraiment bien défendu, comme dans beaucoup de matchs de cette série, particulièrement à la maison. Les deux points qui ressortent, c’est de ne pas avoir su saisir cette chance au Game 7 et notre manque de victoires à l’extérieur sur l’ensemble des playoffs. On a passé beaucoup de temps à y réfléchir, à en parler entre ces murs. On va tous progresser et tirer les enseignements de cette expérience. Car même si cette campagne a été belle, c’est un goût amer qui nous reste dans la bouche à la fin du compte. (Au sujet du départ de LeBron James) C’est la free agency, chaque personne fait en fonction de ce qui est le mieux pour elle. Je n’ai pas vraiment disséqué ni réagi plus que ça. Il a été exceptionnel durant sa carrière dans la conférence Est, que ce soit à Cleveland à Miami et à son retour à Cleveland. Ces huit finales NBA d’affilée resteront comme l’une des performances les plus remarquables dans le sport. Il a fait un job incroyable, à s’ajuster face à tout ce qu’on a pu mettre en place pour le limiter. Je suis sûr qu’il continuera à LA, mais en même temps, on ne pense pas forcément en fonction des adversaires qui sont dans notre conférence, mais plutôt de la façon dont on joue. On doit progresser, on sait dans quels secteurs on doit le faire, particulièrement au niveau défensif, dans lequel on a fini par craquer ».

Pour lui, la clé résidera dans la volonté de son groupe à fournir les mêmes efforts qui ont conduit les Celtics jusqu’aux portes de la finale, l’objectif étant de se donner à fond dès le premier jour du « training camp », le 26 septembre prochain.

« Si on regarde d’un point de vue statistique, on n’a pas été suffisamment bon en attaque pour nous comparer aux équipes qui ont été championnes par le passé. Défensivement, on a été plutôt bon comparé au reste de la ligue et quand on est arrivé en playoffs, on a fait beaucoup de bonnes choses. Le challenge pour nous, pour avoir été dans des équipes qui étaient au top l’année précédente et qui se sont effondrées au début de la saison suivante, c’est de revenir en se disant qu’on va tout faire pour reproduire les mêmes efforts sur les mêmes détails, qu’on ne zappera aucune étape. On ne se prépare pas pour le mois d’avril le jour du 26 septembre. L’objectif, c’est d’être meilleur le 27. Il faut être capable de se replonger dans cette approche, au jour le jour, tout en y prenant du plaisir et en s’améliorant ».

La défaite aux portes de la finale, une source de motivation pour rebondir

Afin de faire oublier ces deux derniers revers en finale de conférence en 2017 et 2018, Brad Stevens a illustré le chemin à suivre par l’expérience vécue par Aron Baynes, lorsque celui-ci était aux Spurs.

« Quand tu gagnes à ce niveau, tu ne t’attends jamais à ce que ça s’arrête. J’ai eu la chance de vivre ça à la fac, et maintenant avec les pros. Je crois que tout le monde ressent ce goût amer. Je pense qu’Aron Baynes l’a très bien exprimé le lendemain lors de notre « team meeting » où il a expliqué que cette défaite lui rappelait son époque à San Antonio, lorsqu’il a été battu par Miami et que ce revers a servi de motivation pour la saison suivante (et le titre de 2014). On verra l’été prochain à quel point la nôtre nous aura inspiré ».

Au delà de la progression des jeunes stars en devenir, les retours de Kyrie Irving et de Gordon Hayward constitueront le principal atout de la saison à venir par rapport à celle écoulée. L’ancien « go-to-player » du Jazz devrait enfin prendre son envol sous ses nouvelles couleurs après une saison blanche, ou presque.

« Il a l’air en forme. Les coaches disent qu’il s’entraîne bien, qu’il progresse aussi et devrait être prêt pour la reprise. Avec Kyrie, ils seront totalement débarrassés de leurs pépins pour le début du training camp et sans doute même bien avant. Il y aura des choses à ajuster pour faire face à la masse de travail que les joueurs doivent endurer durant le camp de reprise afin d’être prêt pour ce qui est une longue saison. Mais en même temps, je crois que les deux joueurs sont dans un état d’esprit très positif. Il faut toujours une certaine patience quand on revient d’une longue blessure et qu’on a été privé du jeu pendant une longue période. Il ne s’agit pas seulement de soigner la blessure avant de pouvoir retourner sur le parquet et disputer un cinq contre cinq (…). Bien sûr, on va ajouter deux très bons attaquants qui vont nous aider à masquer certaines choses. Mais je pense que les avoir eu avec nous tout au long de cette saison va nous être bénéfique, au delà du reste ».

Un roster et des problèmes de riche

Parmi les missions de Brad Stevens, il y aura aussi la gestion du groupe. Un roster de très haut niveau dont il faudra tirer le meilleur. Un « problème de riche » qu’il compte faciliter grâce à l’intelligence de ses joueurs, ceux-ci ayant compris l’importance de mettre leur ego de côté pour le bien du collectif.

« On ne peut jouer qu’à cinq à la fois. Tous les gars ont réalisé qu’ils avaient tous fait du très bon boulot, mais que rien n’est garanti. On doit toujours se remettre au travail, se concentrer sur les détails, ne sous-estimer aucune étape, s’améliorer dans tous les secteurs possibles. Si on fait ça, on devrait être en mesure de donner du fil à retordre à nos adversaires chaque soir. C’est aussi ça, faire partie d’une équipe, de comprendre qu’il n’y a rien de mieux que de gagner ensemble. C’est ce qu’on va essayer de continuer à faire. L’objectif, c’est d’être meilleur que l’an dernier et de commencer à progresser dès le 26 septembre. Au cours de l’année, on aura des cinq majeurs différents et tous les joueurs auront une opportunité, une chance d’apporter à l’équipe (…). Marcus Smart a démarré sur le banc depuis deux ans et pourtant, c’est bien un joueur que je ne considère pas comme un joueur qui ne pourrait pas débuter. On a la chance d’avoir 8, 9 ou peut-être 10 gars dans cette équipe qui pourraient être des « starters ». On essaie de faire les meilleurs choix au fil de la saison, et je crois que nos joueurs ont compris que ça n’était pas le plus important. Le plus important, c’est d’essayer d’être la meilleure équipe possible collectivement. Si on fait tous notre job du mieux qu’on peut, ça bénéficiera à tout le monde individuellement. On n’a pas souvent la chance de se retrouver dans un groupe si particulier. On doit se sentir chanceux de se retrouver dans une telle position et en tirer le meilleur ».

Jayson Tatum et Brad Stevens, l’avenir des C’s

Le « head coach » a également eu un mot particulier pour la révélation de la saison dernière, Jayson Tatum, auteur d’une année rookie d’exception. À quel moment Brad Stevens s’est-il rendu compte qu’il avait un tel joyau entre les mains ?

« Il y a eu beaucoup de moments, mais je ne pourrais pas en citer un en particulier. Ça a été très clair pour nous très tôt dans la saison. Pas seulement sur le fait qu’il était un joueur super talentueux et grand… Il est aussi très intelligent, très mature, toujours prêt à apprendre davantage pour passer à l’étape suivante. Toutes ces choses assemblées font qu’il a une très bonne éthique de travail, qu’il est très apprécié. Il a ce truc. Quand on revoit tout ce qu’il a fait cette saison, on ne pouvait pas être surpris par ce qu’il a fait à la fin. Il est encore si jeune mais a déjà pu expérimenter tellement de choses. Le challenge, c’est de continuer à s’inspirer de ça pour avancer ».

Au fil du temps, les coaches éprouvent parfois des difficultés à se réinventer, à casser la routine, le train-train quotidien. Que fait donc l’un des coachs les plus estimés de la nouvelle génération pour continuer à progresser ?

« Je fais beaucoup de choses. J’essaie de piquer des idées de la part des « cerveaux » que je respecte vraiment, que ce soit à l’intérieur ou en dehors du basket. J’essaie de passer beaucoup de temps avec des gens différents, des livres qui me donnent l’impression de m’aider à grandir en tant que personne afin de me préparer à mieux jouer mon rôle la saison suivante. Avant tout, j’essaie d’être une meilleure personne en général ».

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