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En Luc Mbah a Moute, Clint Capela a trouvé un mentor et bien plus encore

Dans les travées de l’Oracle Arena, le contingent des Houston Rockets est sur un petit nuage. Certes, ce n’est que le premier match de la saison mais cette victoire face aux Warriors, le soir de leur cérémonie de remise de bagues de surcroit, valide un peu plus la direction prise pendant l’intersaison.

Dans le vestiaire, l’ambiance est à la fête mais, plus que tout, un détail attire notre attention. Ce ne sont pas les surnoms cocasses au dessus de chaque casier, une tradition depuis la saison dernière, ou la vision des nouveaux venus comme Chris Paul au sein du groupe texan. Non, la nouveauté que nous sommes les seuls à saisir alors qu’une horde de média se dirige vers « El Chapo » alias James Harden, c’est un échange en français entre Clint Capela et Luc Mbah a Moute.

« On échange des chansons africaines »

Les deux joueurs, eux aussi tout sourire, discutent de certaines séquences du match et rigolent ensemble. Alors que Capela débute sa quatrième saison à Houston, c’est la première fois de sa carrière NBA qu’il a un francophone comme coéquipier. Après avoir gentiment chambré le Camerounais qui est assis à côté de lui, Capela nous avoue volontiers que le partage de la langue française mais aussi celui d’origines communes les a tout de suite rapprochés.

« Ça fait du bien, » nous confie-t-il. « On se parle beaucoup, on a une super relation et ça fait du bien de pouvoir parler français. On est en plus tous les deux Africains et on échange des chansons africaines, tout ça. On aime danser, délirer, c’est que de la bonne humeur et c’est ce qui faut pendant une longue saison. »

L’exercice 2017-2018 est toutefois à marquer d’une astérisque pour le Suisse. C’est sa dernière année de contrat avec les Rockets, et juste avant le début de saison, la seule franchise NBA pour qui il a joué ne lui a pas offert d’offre de prolongation. Si les dirigeants texans adorent leur pivot de 23 ans, la hausse moins forte du salary cap leur a forcé la main et cette situation ne leur est pas unique. De nombreux joueurs dans la même situation que Capela, free agent protégé à la fin de la saison, ont subi le même traitement.

Par ce biais, les Rockets maintiennent ainsi une certaine pression sur leur joueur mais gardent le droit de s’aligner sur de potentielles offres. Le Suisse, conscient de sa situation, fait lui confiance au travail qu’il a fourni cet été.

« J’ai vraiment travaillé dur cet été pour être prêt. Je vais tout faire pour rester en forme et en bonne santé pour jouer tous les matchs, c’est un de mes objectifs, » nous explique-t-il. « Il n’y a pas de pression supplémentaire, je veux juste être capable d’être là tous les soirs et faire tout ce que je peux pour être le plus performant possible pour mon équipe. La suite, on verra bien »

Entre alors en scène Luc Mbah a Moute. Recruté par les Rockets et par Chris Paul, avec qui il a joué deux ans aux Clippers, pour ses qualités défensives en vue d’un duel contre les Warriors en playoffs, le Camerounais, qui vient d’entamer sa onzième saison, peut également servir de mentor à Clint Capela.

Son recrutement prend alors une toute autre dimension. Connaissant la méticulosité de Daryl Morey, il est difficile de croire que le general manager n’avait pas envisagé, lors du recrutement de son nouveau joueur, ce rôle hors du terrain.

« Je l’appelle « Le Petit »

Défenseur hors pair, shooteur désormais respectable, et mentor francophone, voici les trois qualités que Luc Mbah a Moute apporte à Houston et il prend son rôle auprès du « petit » Clint Capela avec le plus grand sérieux.

« C’est exactement comme ça que je l’appelle, « petit », même si il est énorme pour notre équipe, » s’amuse-t-il. « Il a un gros potentiel et c’est important pour lui de faire une grosse saison vu que c’est la dernière année de son contrat rookie. Il a besoin de mes conseils et j’essaie de l’encadrer, mais c’est quelqu’un qui a déjà bien la tête sur les épaules. » 

Luc Mbah a Moute n’en est pas à son galop d’essai. C’est lui qui a découvert et couvé Joel Embiid avant de le voir éclore à Kansas et en NBA. Et si la personnalité de Capela est aux antipodes de celle du pivot de Philadelphie, le nouveau Rocket croit dur comme fer en son nouveau poulain

« Il est conscient du travail à fournir et il sait ce qu’il faut faire, » nous assure-t-il. « Il va faire une bonne saison. »

Propos recueillis à Oakland.

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