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Boris Diaw, fidèle à lui-même

Boris DiawTrop gros, trop lent, trop altruiste, pas assez agressif, pas assez athlétique. Les clichés sur Boris Diaw sont nombreux depuis son arrivée en NBA. Pour ESPN, Marc Stein en balaye quelques-uns, évoquant quelques anecdotes qui montrent que si l’image de Boris Diaw a changé, lui a toujours été fidèle à sa vision du basket.

« Les gens ne savent pas à quel point il est athlétique », explique ainsi Todd Quinter, directeur du scouting pour les Charlotte Hornets, et qui bossait à Phoenix entre 1986 et 2011. « Quand nous l’avons récupéré en 2006, il était probablement le joueur le plus rapide d’un bout à l’autre du terrain. Il pouvait aussi sauter haut mais il ne se sert pas vraiment de son potentiel athlétique pour faire les choses. C’est comme s’il l’utilisait en dernier recours ».

Un potentiel physique sous-estimé

David Griffin, actuel GM des Cavaliers, et qui était aussi à Phoenix, rapporte ainsi cette anecdote.

« Boris arrive un jour au centre d’entraînement avec ses tongs et son capuccino du matin. C’était durant les workouts avant la draft et il voit le Vertech. Il demande ce que c’est et on lui dit que ça sert à déterminer la détente d’un joueur en touchant le plus de barres possibles. Il demande alors qui a le record et on lui dit que c’est Amar’e, qui a touché toutes les barres. Il pose alors son capuccino, enlève ses tongs et touche toutes les barres du premier coup. Après, il remet tranquillement ses tongs, reprend son capuccino et s’en va en disant que ce n’était pas très difficile ».

En fait, Boris Diaw se moque bien de ce que les gens pensent de lui. À Atlanta ou Charlotte, ses coaches et coéquipiers ont souvent été frustrés par son altruisme, là où on lui demandait d’être une vraie menace offensive. Pour Raja Bell, ses qualités de facilitateur se « perdent » ainsi dans les mauvaises équipes.

« Boris n’est pas construit de la même façon que la plupart des joueurs NBA narcissiques, y compris moi », explique son ancien coéquipier. « Il n’y a pas grand-chose qui l’affecte ».

Ses lay ups complètement ouverts qu’il refusait pour servir un coéquipier démarqué, mais dans une position plus difficile, sont devenus légendaires. À l’image de celui-ci.

« Un jour, il attaque le panier et, alors qu’il est presque au-dessus du cercle, il passe le ballon dans le coin pour un trois points, au lieu de mettre le ballon dans le cercle », raconte Steve Nash. « Je ne sais pas s’il ne voulait pas subir la faute et aller aux lancers, ou s’il ne voulait pas tirer, mais on n’en pouvait plus. Je lui ai crié dessus, Raja lui a crié dessus, tout le monde lui a crié dessus en lui disant de mettre ce foutu layup. Il était au-dessus du cercle et on avait besoin de ses points. Il ne comprenait pas ? Le lay up était complètement ouvert ! »

La réponse de Boris Diaw ?

« C’est ce que vous pensez ».

Ne pas le forcer, mais le convaincre

Aujourd’hui, Steve Nash a lui aussi compris que son ancien camarade avait une vision différente du terrain.

« En regardant en arrière, je me dis qu’il avait peut-être raison. Ça me rendait fou à l’époque mais quand on le voit jouer, on réalise qu’il voit des choses que les autres ne voient pas. Il est tellement, tellement intelligent ».

À Charlotte, Larry Brown avait d’ailleurs une blague pour ça.

« Boris Diaw est le joueur le plus intelligent de NBA. Demandez-lui ».

Inutile en effet de demander à Boris Diaw de rentrer dans un rôle précis, de lui fixer un nombre de tirs par match, de lui demander de prendre de mauvais tirs, il ne le fera pas s’il n’y croit pas. Il faut en effet le convaincre, lui faire comprendre que ce qu’on lui demande est ce qu’il y a de mieux pour l’équipe.

Plus agressif que jamais ?

Parfois, ça prend du temps et ça peut même agacer Gregg Popovich. L’an dernier, en Finales, le coach de San Antonio s’était lui aussi fâché après le Français, ne le faisant pas jouer lors du Game 3 après un Game 2 où Boris Diaw n’avait fait que tourner la balle. Un électrochoc nécessaire pour le capitaine des Bleus, qui est revenu bien plus agressif cette saison et qui est en train de changer l’image qu’il avait en NBA ?

« Dans notre série, je ne l’avais jamais vu aussi agressif offensivement que lors du Game 1, » expliquait Terry Stotts, qui avait entraîné Boris Diaw lors de ses débuts à Atlanta. « Poste bas, pénétration, trois points… Quand il est aussi efficace, il élève le niveau de tout le monde ».

Maintenant que Boris Diaw a compris qu’un peu d’agressivité ne lui fait perdre son identité et améliore le jeu de son équipe, il est redevenu précieux et les Spurs s’en délectent.

« Il a 32 ans aujourd’hui et il est très, très malin », continue Terry Stotts. « Il a compris ce qui faisait gagner une équipe. Il sait ce dont l’équipe a besoin. Il l’a fait pour l’équipe nationale et les Suns. Maintenant, il le fait pour San Antonio. C’est un gagnant ».

Qui n’est plus qu’à une victoire du titre NBA.

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