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Interview Tony Parker : « Un grand moment de fierté »

tpCela faisait 24 ans que Nikos Galis était détenteur du record de points marqués en Championnat d’Europe. Avec cinq Eurobasket disputés avec la Grèce entre 1983 et 1991 (il a seulement raté l’Euro 1985), le scoreur grec avait affolé les compteurs.

Mais il n’est désormais plus que sur la deuxième marche du podium historique, devancé par Tony Parker qui en est lui à sa huitième participation en Euro. Sur un tir en périphérie pour débloquer l’attaque française, le meneur star des Bleus a passé la légende hellène pour trôner seul en haut de l’Olympe du basket. Un accomplissement énorme… qui devra néanmoins attendre pour être savouré à sa juste valeur !

Tony, tu viens de devenir le meilleur marqueur de l’histoire des Championnats d’Europe, devant Nikos Galis, qu’est-ce que tu ressens ? 

Ça fait chaud au coeur. Ça fait bizarre. C’est un honneur de faire partie des meilleurs joueurs européens, d’être à côté de Dirk, Petrovic, Divac, tous ceux qui ont fait le basket européen. Ça fait bizarre d’être tout en haut. Et Galis, c’était quand même un monument du basket européen. Ça me donne envie de remercier tous mes coéquipiers, parce que, sans eux, j’aurais rien pu faire. C’est un sport collectif. Mes coéquipiers ont toujours été derrière moi. Ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand Florent Piétrus vient me voir avant le match ce soir pour me dire qu’il est fier de moi, et qu’il m’appelle « légende ». Je veux remercier tous mes amis, tous mes coachs, ma famille qui ont vécu les bons et les mauvais moments. C’était une longue carrière avec l’Equipe de France. Je réaliserai pleinement après ma carrière parce que maintenant, je suis quand même plus dans la compétition. Je suis concentré sur l’or.

Tu as déjà plusieurs records en NBA mais celui-là a été réalisé sous le maillot bleu de l’Equipe de France, ça doit forcément être particulier…

Il a une place spéciale dans mon coeur. Ça prouve à la fois ma longévité et mon amour du maillot. J’essaye de représenter ce maillot du mieux possible. Ce soir, c’était un grand moment de fierté d’avoir tout le public français être content pour moi. C’était beaucoup d’émotion. C’était fort. Tout le monde ne me parlait que de ça. Maintenant que c’est passé, on va pouvoir se reconcentrer sur la compét. On a une médaille d’or à aller chercher.

Tu es sorti longuement en première mi-temps, comment tu t’es remis dans le match après les applaudissements nourris, et la standing ovation, du public français ?

Il y a eu quelques minutes de flottement parce que c’est quand même un gros record. Ça m’a pris un peu de temps mais on s’est remis le match. L’équipe a assuré, Mike Gelabale a été énorme. On a réussi à gagner le match et c’est le plus important.

La Pologne vous a donné du fil à retordre ce soir, c’est une victoire difficile…

On a fait face à une belle équipe. Tous les matchs vont être durs car toutes les équipes vont vouloir faire leur meilleur match contre nous. Il faut qu’on se prépare à ça. Quand on voulait battre l’Espagne, on se disait qu’il fallait faire notre meilleur match contre eux. Il faut se mettre dans la tête que tous nos adversaires vont vouloir nous faire chuter. Il faudra qu’on se soutienne, qu’on reste positifs. Il n’y a pas de petite victoire. Dans un Euro, tout peut se passer. La Lituanie est une grosse équipe et elle a perdu contre la Belgique. Tout le monde peut battre tout le monde. L’Allemagne a amené la Serbie jusqu’au bout. Il ne faut pas oublier que le plus important, c’est de gagner le match. Après on pourra rectifier le tir.

C’est le genre de match compliqué qui devrait vous préparer en vue des phases finales…

On sait que le huitième sera un match comme ça. Il faut savoir les gagner les matchs comme ça. Il faut qu’on communique. Là, on a fait une erreur à la fin. On est à +3 et il faut qu’on fasse faute. Il faut qu’on élimine ce genre d’erreurs. Contre la Finlande, c’était pareil, on avait dit qu’on changeait sur tous les pick & roll et on s’était pris un trois points. On sait très bien que gagner des titres se jouera sur des détails. On doit accélérer l’apprentissage de nos plus jeunes pour qu’on soit tous concentrés sur les fins de match. Ça fait un mois et demi, deux mois qu’on est ensemble. On sait qu’on peut encore progresser. Ce n’est pas comme en club où on sait ce qu’on a à faire.

Propos recueillis à Montpellier

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