Où en sont les 19 joueurs français cette saison ? Comme le All-Star Game s’est déroulé ce dimanche et que les équipes ont passé le cap des 50 matches joués, on entre ainsi dans la deuxième partie de saison, avec encore deux mois avant les choses sérieuses et les playoffs.
Presque trois mois après un premier bilan, les trajectoires restent contrastées selon les joueurs mais les bonnes surprises existent et il se pourrait même que certains terminent mieux qu’ils n’ont commencé cet exercice 2025/26.
Rudy Gobert rejoint Alex Sarr et Victor Wembanyama
- Victor Wembanyama : 24.4 points à 51%, 11.1 rebonds, 2.8 passes, 2.7 contres en 29 minutes (40 matches)
- Alex Sarr : 17.2 points à 50%, 7.8 rebonds, 2.8 passes, 2 contres en 28 minutes (41 matches)
- Rudy Gobert : 11 points à 70%, 11.1 rebonds, 1.7 passe, 1.6 contre en 31 minutes (54 matches)
Même si une blessure a freiné son début de saison, ainsi que quelques matches en sortie de banc et des performances au shoot parfois moins abouties ici ou là, « Wemby » a globalement repris sa marche en avant et porte les Spurs sur le podium de la conférence Ouest. Il est le meilleur contreur de la ligue et reste dans les clous pour obtenir des trophées individuels en fin de saison. Celui qui vient de briller, par son attitude, au All-Star Game reste le porte-drapeau du basket français.
Pour Alex Sarr, ce n’est qu’une confirmation. Son début de saison était prometteur et cela s’est donc confirmé. Certes, le bilan collectif n’est pas bon, mais l’intérieur a gagné en confiance, en épaisseur. Il n’hésite pas à prendre ses responsabilités, ni à dégainer en attaque. Il sera très intéressant de le voir évoluer (et apprendre) aux côtés de Trae Young et Anthony Davis, soit cette saison s’ils reviennent de blessure, soit la saison prochaine.
De son côté, Rudy Gobert avait commencé la saison assez doucement, avant de monter d’un cran. Il avait demandé plus d’intensité, et aussi de régularité – le gros souci de Minnesota – à ses coéquipiers et a montré l’exemple. Sur quelques matches, il a même réussi de bonnes sorties en attaque, mais c’est évidemment en défense qu’il est le plus fort, revenant même dans la course pour le trophée de défenseur de l’année, qu’il a déjà gagné à quatre reprises.
Des cadres qui restent dans l’ombre
- Zaccharie Risacher : 10.5 points à 45%, 3.5 rebonds, 1.2 passe en 24 minutes (42 matches)
- Bilal Coulibaly : 9.8 points à 39%, 4.4 rebonds, 2.5 passes, 1.4 interception en 24 minutes (33 matches)
- Nicolas Batum : 4.4 points à 40%, 2.6 rebonds, 0.8 passe, 0.7 interception en 19 minutes (51 matches)
Déjà dans la catégorie « peut mieux faire » fin novembre 2025, les deux vice-champions olympiques et le premier choix de la Draft 2025 n’ont pas vraiment bougé. L’ailier des Hawks, en plus d’avoir été absent pendant trois semaines en janvier, reste trop timide offensivement et avec les arrivées de Jonathan Kuminga, Buddy Hield et CJ McCollum ces dernières semaines, il a de la concurrence pour prendre des tirs. Pourtant, « je sais qu’on attend de moi que je sois agressif », nous confiait-il le mois dernier.
Même sensation de stagnation chez Bilal Coulibaly, avec des sorties très irrégulières, et on ne retrouve pas le joueur énergique du début de saison passée. Quant à Nicolas Batum, il est dans son rôle aux Clippers et vit de meilleures semaines avec la remontée de Los Angeles, qui fait partie des équipes les plus performantes depuis deux mois.

Les bonnes surprises
- Maxime Raynaud : 9.8 points à 55%, 6.6 rebonds en 24 minutes (48 matches)
- Mohamed Diawara 2.7 points à 45%, 1.2 rebond en 7 minutes (45 matches)
- Nolan Traoré : 7.5 points à 40%, 3.5 passes, 1.6 rebond en 21 minutes (31 matches)
- Moussa Diabaté : 8.2 points à 63%, 8.6 rebonds, 1.6 passe, 1 contre en 25 minutes (50 matches)
- Sidy Cissoko : 6.5 points à 40%, 2.6 rebonds, 1.5 passe en 22 minutes (50 matches)
- Noah Penda : 4.8 points à 43%, 3.7 rebonds, 1.2 passe en 14 minutes (38 matches)
Fin novembre, nous avions placé Sidy Cissoko et Moussa Diabaté dans cette catégorie des bonnes surprises. Ils y sont toujours car ils ont confirmé. Le premier a été titulaire à 24 reprises avec les Blazers et a ainsi gonflé ses statistiques et son temps de jeu. Le second, à Charlotte, continue de moissonner au rebond et les Hornets montrent un bon visage depuis quelques jours. Même s’il s’est aussi fait remarquer par ses quatre matches de suspension après son accrochage avec Jalen Duren.
Dans un registre encore discret mais notable, Mohamed Diawara réussit à entrer dans les plans de Mike Brown à New York. Il est, à la fois, de plus en plus utilisé et de plus en plus utile. Dans une équipe aussi compétitive et ambitieuse, ce n’est pas rien pour le rookie. Autres débutants qui brillent : Maxime Raynaud et Nolan Traoré. Le premier a profité de l’absence prolongée de Domantas Sabonis pour avoir des minutes et en profiter au maximum. Doug Christie est très laudateur quand il parle de lui, même si les Kings sont en plein marasme. Le second, après avoir fait ses dents en G-League, a trouvé sa place à Brooklyn récemment. Il est plus à l’aise et Jordi Fernandez, d’abord critique, lui fait de plus en plus confiance.
Quant à Noah Penda, il a montré durant les blessures de ses coéquipiers qu’il savait se mettre au service du collectif à Orlando. Même s’il devrait moins jouer maintenant que l’infirmerie se vide.

Ceux qui peuvent finir sur une bonne note
- Guerschon Yabusele : 3.4 points à 40%, 2.3 rebonds en 10 minutes (45 matches)
- Ousmane Dieng : 4.6 points à 45%, 1.9 rebond, 1.1 passe 12 minutes (30 matches)
S’il y a bien un joueur qui peut croquer à pleines dents dans les deux derniers mois de la saison régulière, c’est Guerschon Yabusele. Bloqué donc frustré à New York, il a été transféré à Chicago et en seulement quatre rencontres, l’intérieur a pu montrer ce dont il est capable avec 10.8 points et 4.3 rebonds de moyenne en 27 minutes. Parce qu’il a des fourmis dans les jambes après son expérience ratée avec les Knicks et parce qu’il sera, finalement, libre cet été, l’ancien du Real a tout intérêt à se faire plaisir à Chicago dans les prochaines semaines.
Ousmane Dieng, lui, n’avait que des miettes à Oklahoma City. En effet, chez le champion en titre et malgré les différentes absences, difficiles d’avoir de l’espace pour s’exprimer. Là aussi, un transfert lui a ouvert des portes. Depuis trois matches, il est à Milwaukee et tourne à 12.7 points et 5 rebonds de moyenne en 21 minutes. Avec notamment une pointe à 19 points contre… le Thunder.
Peu de minutes, donc peu d’occasions
- Tidjane Salaün : 6.3 points à 51%, 4.3 rebonds en 16 minutes (32 matches)
- Joan Beringer : 3 points à 66%, 2 rebonds en 7 minutes (27 matches)
- Pacôme Dadiet : 0.7 point à 23%, 0.7 rebonds en 3 minutes (20 matches)
- Rayan Rupert : 2.9 points à 36%, 1.8 rebond en 12 minutes (48 matches)
- Noa Essengue : 0 point, 0,5 interception en 3 minutes (2 matches)
Pour un tiers de la colonie française, la saison est moins intéressante. Voire pas du tout quand on pense à Noa Essengue qui, s’étant blessé à l’épaule début décembre, a déclaré forfait très vite, après avoir seulement disputé six minutes avec les Bulls. Pour Rayan Rupert, avec les Blazers, ou Tidjane Salaün, c’est malheureusement irrégulier.
Pour Pacôme Dadiet, les moments sur le parquet sont même très rares avec les Knicks. Même chose pour Joan Beringer à Minnesota avec une différence tout de même : dès qu’il a un peu de temps de jeu, le pivot démontre qu’avec son énergie, il peut apporter aux Wolves. Chris Finch n’hésite d’ailleurs jamais à souligner son impact.
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