Matchs
NBA
Matchs
NBA

Quel premier bilan pour les Français de la NBA ?

NBA – Le contingent français a grossi, mais ils sont peu nombreux à bénéficier d’un vrai rôle dans ce début de saison, exception faite de Victor Wembanyama et Alex Sarr.

Le bilan des FrançaisIls sont désormais 19 joueurs français dans un roster NBA, un record historique pour le basket tricolore. Mais ce début de saison 2025/26 offre des trajectoires très contrastées aux représentants bleu-blanc-rouge. Victor Wembanyama a monopolisé la lumière avec un début d’exercice XXL, porté par les résultats collectifs des Spurs.

Derrière lui, les motifs de satisfaction sont finalement assez rares après une vingtaine de matchs disputés, même si certains jeunes Français semblent enfin monter en puissance ces derniers jours. L’heure est déjà au premier bilan.

Alex Sarr – Victor Wembanyama, la raquette du futur se conjugue au présent

  • Victor Wembanyama : 26,2 points à 50,2 %, 12,9 rebonds, 4 passes, 3,6 contres en 34,7 minutes (12 matchs)
  • Alex Sarr : 19,1 points à 51,5 %, 8,6 rebonds, 3,3 passes, 2 contres en 29,7 minutes (16 matchs)

C’est, de loin, la meilleure nouvelle pour le basket français en ce début de saison. Victor Wembanyama sort été studieux et riche, marqué par son forfait à l’EuroBasket après une blessure inquiétante qui avait coupé en deux sa saison 2024/25. Plus de doute : l’intérieur des Spurs est de retour à son meilleur niveau.

Toujours plus propre techniquement, plus sélectif dans ses tirs, « Wemby » n’a jamais été aussi efficace. Il a divisé par deux son volume de tirs à 3-points pour aller davantage provoquer des fautes et scorer sur la ligne des lancers-francs, sans rien perdre de son impact défensif ni de sa domination au rebond. Dans son sillage, San Antonio répond présent : 8–4 avec Victor Wembanyama, pour un bilan global de 13 victoires et 5 défaites et une 4e place à l’Ouest. Seul bémol : une nouvelle blessure, cette fois au mollet, qui va le tenir éloigné des parquets quelque temps.

Alex Sarr (Wizards) contre les Hawks

Pour Alex Sarr, le contexte collectif est beaucoup moins reluisant chez des Wizards toujours à la peine. Mais le Toulousain est l’une des rares éclaircies dans ce marasme.

Le rookie hésitant et maladroit des premières semaines a laissé place au véritable patron de Washington. Sa progression offensive est spectaculaire (de 13 points à 39,4 % l’an dernier à 19,1 points à 51,5 %), confirmant les promesses entrevue avec l’Equipe de France cet été. Très encourageant pour la suite, alors que les Wizards pourraient se séparer de plusieurs vétérans pour offrir encore plus de responsabilités à leurs jeunes talents.

Risacher, Coulibaly, Gobert, Batum… Peut mieux faire

  • Zaccharie Risacher : 11,8 points à 45,9 %, 2,8 rebonds, 1,6 passe, 1,0 interception en 24,6 minutes (17 matchs)
  • Bilal Coulibaly : 9,7 points à 39,0 %, 3,8 rebonds, 3,2 passes décisives, 1,1 interception, 1 contre en 26,8 minutes (10 matchs)
  • Rudy Gobert : 10,4 points à 72,2 %, 10,3 rebonds, 1,8 passe, 1,8 contre en 32,3 minutes (18 matchs)
  • Nicolas Batum : 4,5 points à 38,6 %, 2,7 rebonds, 1,0 interception, 0,6 passe en 18,3 minutes (19 matchs)

Après l’échec du dernier Euro, certains cadres des Bleus auraient pu profiter du début de saison NBA pour se relancer. Pour l’instant, le sourire reste crispé.

Toujours titulaire à Atlanta, Zaccharie Risacher n’a pas vraiment changé de dimension pour sa deuxième saison et recule même légèrement dans les stats. Capable de coups d’éclat (21 points en 25 minutes contre Orlando) comme de passer à côté d’un match, il souffre surtout dans l’exercice du tir extérieur (30,9 % à 3-points), secteur où il est particulièrement attendu. Numéro 1 de la Draft 2024, il termine peu les rencontres, même si ce fut le cas ces deux derniers matchs, et son rôle n’a pas vraiment gonflé, même en l’absence de Trae Young.

Opéré après l’Euro, Bilal Coulibaly a manqué le début de saison et donne l’impression de ne pas encore avoir trouvé son rythme. Offensivement, il semble retombé dans ses travers après de timides progrès l’an passé. Il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais l’ailier des Wizards va devoir enclencher une nouvelle vitesse s’il ne veut pas stagner après trois saisons en NBA.

Non présent à l’Euro mais tout aussi scruté, Rudy Gobert connaît lui aussi un début d’exercice mitigé. Toujours titulaire indiscutable chez les Wolves, il voit toutefois son influence offensive légèrement diminuer. S’il figure toujours parmi les joueurs les plus adroits de la ligue, c’est aussi parce qu’il n’a jamais pris aussi peu de tirs depuis dix ans. Minnesota, deux fois finaliste sortant à l’Ouest, signe un début de saison assez moyen (10 victoires – 8 défaites, 7e à l’Ouest).

Du côté des Clippers, la situation est encore plus compliquée. L’équipe fait partie des grosses déceptions de ce début de saison, et Nicolas Batum en subit les conséquences en termes de rôle. L’implication et le professionnalisme du vétéran français restent irréprochables, mais ils ne suffisent pas à masquer une dynamique collective décevante.

cissoko warriors

Diabaté et Cissoko, les bonnes surprises

  • Moussa Diabaté : 9,4 points à 66 %, 8,1 rebonds, 1,2 contre, 1,2 passe en 22,5 minutes (19 matchs)
  • Sidy Cissoko : 4,3 points à 40,7 %, 2 rebonds, 1,4 passe en 16,8 minutes (14 matchs)

L’arrivée du rookie Ryan Kalkbrenner aurait pu lui barrer la route sous le cercle des Hornets. Mais Moussa Diabaté a confirmé la belle dynamique de sa saison 2024/25, sa saison de révélation. Son temps de jeu a encore augmenté et il compte déjà six double-doubles en sortie de banc. Le Français est en train de se faire un nom parmi les meilleurs rebondeurs offensifs de la ligue (4e avec 3,9 prises).

On n’attendait pas non plus Sidy Cissoko à pareille fête à Portland. Mais face aux nombreuses absences à la mène et au choix de Tiago Splitter d’aligner un cinq sans véritable meneur de métier, l’ancien Spur s’est fait une place dans la rotation. Titulaire lors des cinq derniers matchs, il a rendu des copies très correctes (6,6 points, 2,4 rebonds) et s’est attiré les louanges de son coach.

Parmi les autres « anciens » Français déjà présents en NBA, Ousmane Dieng (Thunder) et Rayan Rupert (Blazers) voient en revanche leur situation stagner : quelques minutes lorsque les blessures s’enchaînent, mais un temps de jeu globalement sporadique (11 minutes de moyenne sur 14 matchs pour le premier, 8 minutes sur 12 matchs pour le second). Le retour de Jalen Williams à Oklahoma City devrait de nouveau réduire la marge de manœuvre d’Ousmane Dieng.

Yabusele, l’énigme

  • Guerschon Yabusele : 2,6 points à 34,0 %, 2,2 rebonds en 10,4 minutes (17 matchs)

C’est la soupe à la grimace pour le capitaine des Bleus. Passé de Sixers en crise vers des Knicks beaucoup plus compétitifs, Guerschon Yabusele n’y a, pour l’instant, pas trouvé son compte. L’intérieur ne parvient pas à trouver de rythme et donc à gagner la confiance de Mike Brown, malgré la blessure d’OG Anunoby et les absences répétées de Mitchell Robinson. Le rôle reste limité, et le temps de jeu aussi.

maxime raynaud

Rookies et sophomores : un peu d’éclaircies, pas mal de G-League

  • Maxime Raynaud : 5,9 points à 48,3 %, 3,3 rebonds en 13,8 minutes (12 matchs)
  • Tidjane Salaün : 3,1 points à 36,8 %, 3,6 rebonds en 11,9 minutes (7 matchs)
  • Noah Penda : 4 points à 51,9 %, 3,1 rebonds, 1,2 passe en 9,4 minutes (10 matchs)
  • Nolan Traoré : 1,8 point à 22,2 %, 1,3 passe en 8,8 minutes (4 matchs)
  • Joan Beringer : 2 points à 72,7 %, 1,3 rebond en 4,1 minutes (9 matchs)
  • Mohamed Diawara : 0,9 point à 44,4 %, 0,6 rebond, 0,5 passe en 3,2 minutes (11 matchs)
  • Noa Essengue : 0 point, 0,5 interception en 3 minutes (2 matchs)
  • Pacôme Dadiet : 0,5 point à 16,7 %, 0,6 rebond, 0,3 passe en 2,6 minutes (8 matchs)

Sans Français dans le Top 10, la cuvée 2025 peine pour l’instant à se mettre en avant. Maxime Raynaud (Kings) a profité de la blessure de Domantas Sabonis pour gratter quelques minutes supplémentaires (14,2 minutes sur les cinq dernières rencontres) et s’est montré plutôt convaincant, avec un record en carrière face au Jazz. L’ancien de Stanford est d’ailleurs le premier rookie français à avoir dépassé la barre des dix points cette saison… le 20 novembre seulement.

Noah Penda vient, lui, d’enchaîner deux prestations solides (13 points, 8 rebonds, 4 passes en 24 minutes contre Boston, puis 10 points, 9 rebonds, 2 passes en 22 minutes contre Philadelphie), dans un Magic en progression.

Derrière eux, c’est le calme plat. Mohamed Diawara a la cote en interne aux Knicks, mais pas encore un rôle stable. L’ancien Choletais se contente surtout du « garbage time », comme son compatriote Pacôme Dadiet. Même situation pour Joan Beringer aux Wolves, plus aperçu sur le parquet depuis quatre matchs.

Quant à Tidjane Salaün, Nolan Traoré et Noa Essengue, ils ont passé l’essentiel de ce début de saison en G-League, où ils se sont montrés très intéressants, Noa Essengue en tête (25,7 points, 8 rebonds en trois matchs). Ces performances lui ont d’ailleurs valu ses premières minutes en NBA lors des deux dernières sorties des Bulls.

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Le fil info en direct