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Le jour où Kobe Bryant a empêché Matt Barnes de rejoindre les « Three Amigos »

NBA – Sur le départ après une saison 2009/10 passée à Orlando, l’ailier s’apprêtait à rejoindre le trio Wade-James-Bosh à Miami, jusqu’à ce coup de fil du « Black Mamba » qui a tout changé.

Il suffit parfois d’un coup de fil pour changer le cours d’une carrière. Pour Matt Barnes, c’est l’appel de Kobe Bryant en personne, qui a fini par le faire changer d’avis sur sa future destination au cours de l’été 2010.

À l’issue d’une saison frustrante avec le Magic, terminée par une élimination en six manches face à Boston en finale de conférence malgré l’avantage du terrain, l’ancien ailier est revenu sur son arrivée avortée à Miami, qui se préparait à former les « Three Amigos » avec le trio Wade-James-Bosh et qui cherchait donc des guerriers comme lui pour compléter son roster.

Matt Barnes semblait conquis, d’autant qu’il avait été particulièrement déçu par l’attitude d’Orlando à l’issue de l’exercice 2009/10, comme il l’a rappelé dans le podcast « Forgotten Seasons ».

« Je me rappelle avoir entendu ça de mon agent : ‘Ils veulent payer JJ (Redick) et ils se sont dit que j’aurais un problème avec ça, s’ils lui donnaient plus d’argent qu’à moi’. Premièrement, j’ai eu des coéquipiers bien mieux payés que moi durant ma carrière et ça ne m’a jamais posé aucun problème. Juste, donnez-moi aussi un peu d’argent, parce que j’estime que je l’ai mérité. C’est l’excuse qu’ils ont donné à mon agent. Je me suis dit : ‘On dirait que Stan Van Gundy ne veut pas que je revienne’. Jamais je n’aurais été envieux envers quelqu’un de mieux payé que moi. On doit tous être payés, autant qu’on peut l’être. Tant que j’ai ma part du gâteau, ça me va ».

Pat Riley, alias « Le Parrain », était pourtant sur le coup

En fin chasseur, Pat Riley a alors sauté sur l’occasion dès les premières heures de la « free agency ». Dans l’esprit de Matt Barnes, tout s’éclaircissait, son avenir allait s’écrire à Miami au sein d’une équipe de « Rockstars ».

« Donc la situation tombe à l’eau, et Pat Riley se met alors à me cibler dès le début de la free agency. J’ai grandi en Californie en tant que fan des Lakers, et je me dis : ‘J’ai Le Parrain au téléphone !’. Il me parle alors du processus de construction de l’équipe en cours. « On va avoir LeBron, Mike Miller, Chris Bosh ». Je me rappelle l’entendre me dire que les principaux joueurs seraient LeBron, D-Wade, Mike Miller, Chris Bosh, et moi. C’était son pitch. Il m’a transmis D-Wade au téléphone plusieurs fois. Donc je discute avec le Heat en me disant : ‘Ils sont en train de construire une équipe de Rockstars, Orlando ne m’apprécie pas, je vais prendre l’autoroute et aller gagner un titre avec Miami’. Mon cœur et mon esprit étaient clairs ».

« Quiconque assez fou pour me défier comme tu l’as fait l’est suffisamment pour jouer avec moi. Je vais faire en sorte que tu viennes ici »

Jusqu’à ce coup de fil de Kobe Bryant qui a tout changé…

« Et tout à coup, je reçois un appel. Et les gens qui me connaissent savent que je ne réponds jamais au téléphone, même si le nom de la personne s’affiche. Et pour je ne sais quelle raison, j’ai répondu à ce coup de fil, avec un numéro que je ne connaissais pas. Je dis bonjour et j’entends :

«- MB, comment va ?
– Impeccable, qui est à l’appareil ?
– C’est Kobe.
– Arrête tes conneries, c’est qui ?
– Non, c’est Kobe.
– Comment as-tu eu mon numéro ?
– J’ai appelé quelques personnes pour le récupérer.
– OK, quoi de neuf ?
– J’aime vraiment ta ténacité, la façon dont tu joues, etc, etc… As-tu déjà pensé à l’idée de devenir un Laker ?
– Mec, j’ai toujours rêvé d’être un Laker, ça a toujours été mon équipe préférée.
– Tu sais quoi, quiconque assez fou pour me défier comme tu l’as fait l’est suffisamment pour jouer avec moi. Je vais faire en sorte que tu viennes ici.
– Pour de bon ?
– Oui ».

« Et ça s’est fait comme ça. Trois ou quatre jours plus tard, j’étais un joueur des Lakers ».

Une connaissance de longue date et un respect mutuel

Matt Barnes a également évoqué la première fois où il a rencontré Kobe Bryant, à l’époque où il évoluait encore à UCLA, lorsque le jeune Kobe venait répéter ses gammes sur le campus des Bruins.

« Je suis arrivé à UCLA en 1998 et Kobe avait été drafté à la sortie du lycée par les Lakers en 1996. Et il se trouve qu’il était tout le temps à notre campus à UCLA. Il se baladait, il venait s’entraîner après nos séances, et j’essayais de le regarder faire. J’étais déjà comme fan de lui, parce que je l’ai vu galérer, et je me demandais toujours ce qu’il venait faire là. J’ai réalisé plus tard que c’était juste parce que c’est là qu’il se sentait le plus à l’aise, avec des gamins plus proches de son âge, loin des vétérans de l’équipe des Lakers. C’est comme ça qu’on s’est rencontrés, et il y avait une part d’admiration de ma part déjà, à me dire que ce gars était un sacré tueur, peut-être le futur Michael Jordan, à le voir travailler d’arrache-pied », a-t-il rappelé. « Quand je suis arrivé dans la ligue, il y avait toujours ce respect mutuel. Je jouais toujours dur contre lui. Il n’y avait pas vraiment de dialogue entre nous. Quand on se voyait, on discutait avant les matchs, avant l’entre-deux, il m’appelait le gars d’UCLA, mais ce n’était pas comme une amitié. C’était juste un respect naturel pour l’état d’esprit compétitif qu’on avait, jusqu’à ce match ».

« Je me souviens que sur ce match, je voulais vraiment me battre avec lui »

Ce fameux match donc où Matt Barnes a été « assez fou » pour tenter de le défier, avec dans l’idée d’en venir aux mains avec le numéro 24 californien. C’était quatre mois plus tôt, en pleine saison régulière. Les deux joueurs avaient en effet eu une sérieuse altercation lors d’un match entre le Magic et les Lakers, un remake de la finale NBA de 2009. Les deux équipes voulaient marquer leur territoire en vue de potentielles retrouvailles en finale, et Orlando avait dicté sa loi ce soir là.

Mais au-delà de la victoire (96-94 après une ultime tentative à 3-points ratée de Kobe Bryant), ce sont les « chamailleries » entre Matt Barnes et le « Black Mamba » qui avaient retenu toute l’attention, notamment lorsque le Floridien avait feinté d’envoyer le ballon en plein dans la tête de Kobe lors d’une remise en jeu, un geste sur lequel il est à nouveau revenu, même si une caméra, placée au-dessus des deux joueurs montrera que Matt Barnes était décalé par rapport à Kobe Bryant…

« Il faut savoir, et les gens qui l’ont affronté vous le diront, que Kobe était un bel enfoiré. Il faisait absolument tout ce qu’il pouvait pour prendre le dessus, et la plupart du temps, les arbitres ne sifflaient pas. C’est le genre de gars qui va t’attraper par le coude, et je me souviens que sur ce match, je voulais vraiment me battre avec lui, et c’est pour ça que j’ai fait ce truc. Il m’avait frappé au sternum et sur une action où il avait tenté de contrer Dwight Howard, où j’ai fait une claquette dunk, il en a profité pour me mettre un coup de coude dans les parties et me frapper ensuite le menton. Je me suis dit que ça allait partir en bagarre. Tout ça, c’est aussi le reflet de notre nature en tant que compétiteurs ».

Quatre mois plus tard, Kobe Bryant, auréolé de son cinquième titre NBA, a donc enterré la hache de guerre en appelant personnellement Matt Barnes, pour le recruter.

« Donc quand j’ai eu ce coup de fil, ça venait vraiment de nulle part. Je ne checke jamais mes messages vocaux, et si je n’avais pas répondu, ça aurait pu ne jamais arriver. Mais pour je ne sais quelle raison, Dieu m’a dit de prendre l’appel et c’est là que Kobe Bryant veut me recruter pour rejoindre les Lakers. Quelle meilleure façon de rejoindre mon équipe favorite que d’avoir le plus grand Laker de tous les temps me le demander personnellement ? C’était un moment incroyable pour moi ».

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