Pariez en ligne avec Unibet
  • ORL2.9CHA1.39Pariez
  • BOS1.51WAS2.52Pariez
  • 150€ offertsLa suite →

Patrick Williams, le « vétéran » de 19 ans des Bulls

NBA – Il n’a encore que 19 ans mais Patrick Williams a déjà fait un tour du circuit NBA. Son expérience en ligue d’été à Las Vegas visait précisément à lui donner plus de responsabilités. Mission accomplie !

Elu dans le deuxième meilleur cinq rookie la saison passée, Patrick Williams a confirmé en ligue d’été avec une nouvelle nomination dans le second cinq de la compétition.

Après avoir tourné à 21 points, 10 rebonds et 3 passes, à 44% à 3-points en 34 minutes, dont un match à 30 points et 7 rebonds, le jeune ailier des Bulls (qui n’a encore que 19 ans et déjà une saison NBA dans les jambes) a répondu aux attentes de son staff qui voulait le responsabiliser davantage à la création.

C’est surtout sur ce match face aux Spurs, avec 18 de ses 30 points qui sont arrivés en deuxième mi-temps, que Williams a impressionné. Connu pour être un garçon réservé, sur et en dehors du terrain, Williams a pour le coup assumé son nouveau statut de patron dans cette équipe estivale, en rentrant trois tirs décisifs de suite dans les 91 dernières secondes du match.

Forcer sa nature pour shooter plus

« J’ai trouvé que c’était un très bon exemple de sa maturité », avance Damian Cotter, le coach des Bulls en ligue d’été sur NBC Sports. « Il nous a vraiment portés sur ses épaules. On a joué plusieurs fois sur lui au poste bas et il a exécuté les systèmes en fin de match. »

Alors, il y a aussi eu du déchet, avec notamment un petit 38% aux tirs au global (sur un gros volume, 19 tirs par match) et quasiment 5 balles perdues par match, mais Williams s’est plié avec bonne volonté aux requêtes spécifiques de ses entraîneurs à Vegas.

« Pour moi, le plus important en tant que coach chargé du développement, c’est que les jeunes joueurs ‘assurent leurs arrières’. Ce n’est pas une expression que vous utilisez [dans les médias] mais il s’agit d’accepter de prendre des risques et de prendre des décisions avec confiance. Il ne faut pas faire n’importe quoi mais il faut avoir confiance en soi. C’est en ça que j’étais très satisfait de Pat. Parce qu’il n’a pas joué perso, il a obtenu ses tirs dans le cadre de notre jeu collectif et c’est ce dont on avait besoin. »

De son côté, le fugace joueur de Florida State a également apprécié son expérience dans le Nevada. S’il reconnaît que l’agressivité offensive et la détente facile sur les tirs n’est clairement pas son fort, Williams a appris à forcer sa nature.

« Ça montre bien l’identité de cette équipe, et combien ils ont confiance en moi. Ils me disent constamment de shooter davantage. Je ne sais même pas combien de tirs j’ai pris aujourd’hui, mais je sais que ce n’est pas vraiment dans ma personnalité d’être super agressif et de faire ça. Ce n’est pas ma personnalité mais c’est pour ça que je suis ici, pour ajouter ça à mon jeu pour la suite de ma carrière. Et honnêtement, je voulais la balle dans les dernières secondes. Je suis sûr que [Dotson] le voulait aussi, comme tous les autres gars sur le terrain. On est tous des compétiteurs. »

Apprendre à devenir un leader

Pour le bien de son équipe d’été, mais encore plus pour les Bulls à la rentrée prochaine. Des Bulls qui ont bien changé cette intersaison avec les arrivées de Lonzo Ball, DeMar DeRozan, Alex Caruso ou encore Tony Bradley.

« Ce qui m’a impressionné, c’était sa volonté de faire tout ce qu’on lui a demandé. On lui a posé plusieurs défis et il a essayé de les remplir consciencieusement. Coach Donovan a maintenant plusieurs idées pour pouvoir l’utiliser. Notre effectif a beaucoup changé ces dernières semaines. [Williams] a conscience qu’il doit jouer plus rapidement, jouer en transition, ce qu’il a essayé de faire même s’il avait le ballon en main. »

Son coéquipier rookie, Ayo Dosunmu, a noté les efforts consentis par Williams : « C’est un bon leader. Il est très compatissant. Il a donné un bon discours à l’équipe », ajoute-t-il. « Même quand il s’agit de travailler la cohésion de l’équipe, il donne toujours son opinion. Comme j’ai été un leader pendant trois ans à Illinois, je sais que c’est une grande qualité. Tu veux toujours que tes coéquipiers comprennent que tu ne joues pas au tyran. C’est comme ça qu’ils vont donner le meilleur d’eux-mêmes. Et il a fait du bon boulot. »

Avec ses faux-airs de jeune Kawhi Leonard, Patrick Williams continue de progresser dans sa mécanique et sa gestuelle de tirs. Ultra puissant sur les postes extérieurs, le jeune Bull a encore beaucoup de pain sur la planche mais sa progression, et son potentiel, ont de quoi faire saliver les fans de Chicago après une intersaison plutôt positive.

« Il doit continuer à travailler sur sa condition physique et sur sa technique en général », conclut Coach Cotter. « Il s’est déjà renforcé pendant l’été, il a bien bossé là-dessus. Ses prises de décision vont progresser aussi au fur et à mesure que sa confiance augmentera. Il a pu essayer plusieurs choses nouvelles, et il le fallait. Maintenant, il a eu un avant-goût de ce qu’est un joueur leader. (…) Même si ce n’était que de la ligue d’été, il avait plus de responsabilités et il les a assumées, ce qui est très encourageant. »

A lire aussi