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La course au MVP | Nikola Jokic, le plus gros « steal » de l’histoire ?

S’il venait à être récompensé en fin de saison, avec son statut de 41e choix de la Draft 2014, Nikola Jokic deviendrait tout simplement le MVP drafté le plus bas de l’histoire NBA !

Depuis plusieurs années maintenant, Basket USA vous propose chaque mardi son Top 5 des candidats au trophée de « Most Valuable Player ». Cette semaine, l’heure est venue de se pencher sur le cas de Nikola Jokic, dont la candidature ne cesse de se renforcer au fil des semaines.

À tel point que le « Joker » des Nuggets, dont les résultats collectifs se sont nettement améliorés, s’impose désormais comme le favori à la récompense individuelle suprême en NBA. Et, ce, alors que rien ne le prédestinait à atteindre un tel niveau, à son arrivée dans la Grande Ligue. Un véritable « steal » (que l’on peut traduire par bonne pioche ou surprise) donc, que personne n’imaginait si fort.

En témoigne son statut de 41e choix de la Draft 2014, qui ferait tout simplement de Nikola Jokic le MVP drafté le plus bas de l’histoire, s’il venait à être récompensé en fin de saison ! Pour l’heure, ce sont toujours Steve Nash et Giannis Antetokounmpo qui se partagent ce titre honorifique. Deux joueurs également non-Américains et qui ont été sélectionnés en 15e position lors de leurs Draft respectives, en 1996 et 2013.

Autrement, il est intéressant de noter que sur les 34 récipiendaires du trophée Maurice Podoloff, 27 d’entre eux ont été draftés dans le Top 10, 23 l’ont été dans le Top 5, 19 l’ont été dans le Top 3 et ils sont carrément 11 à avoir été élus MVP tout en ayant un statut de premier choix de la Draft ! Soit quasiment un tiers des lauréats.

Et parmi ces n°1 ayant (globalement) su répondre aux attentes placées très tôt en eux, sur le plan individuel, on retrouve ainsi Oscar Robertson (1960), Kareem Abdul-Jabbar (1969), Bill Walton (1974), Magic Johnson (1979), Hakeem Olajuwon (1984), David Robinson (1987), Shaquille O’Neal (1992), Allen Iverson (1996), Tim Duncan (1997), LeBron James (2003) et Derrick Rose (2008).

Deux astérisques à côté des noms de Wilt Chamberlain et Moses Malone

Deux cas particuliers existent cependant, concernant les statuts à la Draft de deux anciens MVP élus en NBA : Wilt Chamberlain et Moses Malone.

Pour Wilt Chamberlain, c’est parce qu’il a été drafté en 1959, mais sans numéro à proprement parler car, à cette époque, les sélections territoriales existaient encore à la Draft. Et le « Big Dipper », natif de Philadelphie et passé par le lycée local d’Overbrook, avait pu être choisi par les Warriors de Philadelphie, alors même qu’il avait réalisé son cursus universitaire à Kansas. Un État américain auquel aucune franchise n’est rattachée et dont la fac se situe pourtant, par rapport à la Pennsylvanie, bien au-delà de la limite des 80 kilomètres fixée par la NBA, pour qu’un joueur puisse être drafté territorialement.

Pour Moses Malone en revanche, c’est parce qu’il a été sélectionné en 1974 par les Utah Stars, au troisième tour de la Draft ABA, la ligue défunte avec laquelle la NBA rivale a finalement fusionné, en 1976. En clair, celui que l’on surnommait en son temps « Big Mo » a toujours été considéré comme un joueur non-drafté en NBA.

Le « Joker » a rebattu les cartes depuis sa Draft

Quoi qu’il en soit, s’il parvenait à être élu MVP dans les prochains mois, à tout juste 26 ans, Nikola Jokic deviendrait bel et bien le joueur drafté le plus bas de l’histoire à décrocher la récompense individuelle suprême, lui qui avait donc dû attendre le second tour en 2014 pour que son nom soit finalement appelé, à l’instar d’un Jerami Grant, Spencer Dinwiddie, Jordan Clarkson ou encore Joe Harris.

Une cuvée de Draft 2014 somme toute hautement qualitative, compte tenu également des présences au premier tour de Joel Embiid, Zach LaVine, Julius Randle, Andrew Wiggins, Clint Capela, Aaron Gordon, Marcus Smart, T.J. Warren, Jusuf Nurkic, Bogdan Bogdanovic, Dario Saric, Elfrid Payton, Gary Harris, Rodney Hood ou encore Kyle Anderson. Autrement dit que des joueurs établis en NBA, avec plusieurs All-Stars, mais qui n’ont, à l’exception de Joel Embiid, pas acquis un statut de superstar comme Nikola Jokic.

À l’époque, lorsqu’ils analysaient d’ailleurs le jeu du Serbe, les scouts louaient déjà son altruisme, son Q.I. basket, son sens de la passe et sa qualité de shoot.

En revanche, ils émettaient surtout de gros doutes quant à sa capacité à s’imposer aux États-Unis au poste de pivot, en raison de son manque de rigueur défensive, de qualités athlétiques et de rapidité. Certains en venaient, par contre, à remettre étrangement en doute sa capacité à devenir une menace, dos au panier…

Finalement, à force d’acharnement, de travail et grâce aussi à son génie, le talentueux « Joker » a réussi à compenser ses faiblesses afin de faire mentir tous ceux qui ne croyaient pas, voire très peu, en lui. Référence à son poste en NBA, l’intérieur des Nuggets ne se satisfera cependant pas d’un « simple » trophée de MVP, dont il se rapproche de plus en plus, lui qui rêve de faire partie de l’effectif permettant à Denver de devenir champion pour la première fois de son histoire…

Les cinq MVP draftés les plus bas de l’histoire

N°15 – Steve Nash (1996)
N°15 – Giannis Antetokounmpo (2013)
N°13 – Karl Malone (1985)
N°13 – Kobe Bryant (1996)
N°12 – Julius Erving (1972)

Les 29 autres MVP classés par position à la Draft

Onze MVP draftés en N°1
Oscar Robertson (1960), Kareem Abdul-Jabbar (1969), Bill Walton (1974), Magic Johnson (1979), Hakeem Olajuwon (1984), David Robinson (1987), Shaquille O’Neal (1992), Allen Iverson (1996), Tim Duncan (1997), LeBron James (2003) et Derrick Rose (2008).

Cinq MVP draftés en N°2
Bob Pettit (1954), Bill Russell (1956), Wes Unseld (1968), Bob McAdoo (1972) et Kevin Durant (2007).

Trois MVP draftés en N°3
Bob Cousy (1950), Michael Jordan (1984) et James Harden (2009).

Deux MVP draftés en N°4
Dave Cowens (1970) et Russell Westbrook (2008).

Deux MVP draftés en N°5
Charles Barkley (1984) et Kevin Garnett (1995).

Un MVP drafté en N°6
Larry Bird (1978).

Un MVP drafté en N°7
Stephen Curry (2009).

Un MVP drafté en N°8
Willis Reed (1964).

Un MVP drafté en N°9
Dirk Nowitzki (1998).

Deux MVP « non-classés »
Wilt Chamberlain et Moses Malone.

1 – Nikola Jokic (Nuggets)
Bilan : 31 victoires, 18 défaites – 4e à l’Ouest.
Matchs : 49 disputés sur 49 possibles.
Stats : 26.3 pts, 11.0 reb, 8.6 pds, 1.5 int, 0.6 ctr et 3.1 pdb en 36 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 43% à 3-pts et 86% aux lancers.

2 – Damian Lillard (Blazers)
Bilan : 30 victoires, 19 défaites – 6e à l’Ouest.
Matchs : 47 disputés sur 49 possibles.
Stats : 29.6 pts, 4.3 reb, 7.7 pds, 1.0 int, 0.3 ctr et 3.2 pdb en 36 min.
Pourcentages : 45% aux tirs, 38% à 3-pts et 94% aux lancers.

3 – James Harden (Nets)
Bilan : 35 victoires, 16 défaites – 1er à l’Est.
Matchs : 42 disputés sur 47 possibles (34 à Brooklyn, 8 à Houston).
Stats : 25.2 pts, 8.0 reb, 10.9 pds, 1.2 int, 0.7 ctr et 4.1 pdb en 37 min.
Pourcentages : 46% aux tirs, 36% à 3-pts et 87% aux lancers.

4 – Giannis Antetokounmpo (Bucks)
Bilan : 32 victoires, 17 défaites – 3e à l’Est.
Matchs : 45 disputés sur 49 possibles.
Stats : 28.8 pts, 11.4 reb, 6.2 pds, 1.1 int, 1.3 ctr et 3.8 pdb en 34 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 30% à 3-pts et 69% aux lancers.

5 – Joel Embiid (Sixers)
Bilan : 34 victoires, 16 défaites – 2e à l’Est.
Matchs : 32 disputés sur 50 possibles.
Stats : 29.8 pts, 11.3 reb, 3.2 pds, 1.2 int, 1.4 ctr et 3.2 pdb en 33 min.
Pourcentages : 52% aux tirs, 40% à 3-pts et 85% aux lancers.

Mentions : LeBron James (Lakers), Luka Doncic (Mavericks), Kawhi Leonard (Clippers), Devin Booker (Suns)…

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