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[Coaching] Quand Bam Adebayo et le Heat jouent avec la « gravité »

Dans un rôle de créateur, l’intérieur de Miami est en charge de trouver ses camarades, qui piègent les adversaires en utilisant la crainte de la menace extérieure.

On ne parle pas de son contre monumental lors du Game 1 mais plutôt de son rôle de créateur dans l’attaque du Heat. Une position « à la Draymond Green », où Bam Adebayo doit servir les shooteurs qui tournent autour de lui.

En préparant l’affrontement face à Miami, Brad Stevens a d’ailleurs fait le parallèle, expliquant que la troupe d’Erik Spoelstra est « probablement l’équipe de l’Est qui ressemblait le plus aux Warriors dans ses coupes et ses shoots. » En quoi ? Parce que le Heat utilise comme les Warriors au maximum la « gravité » de ses shooteurs.

Ces dernières années, on a ainsi beaucoup parlé de la « gravité » créée par Stephen Curry, dont le shoot extérieur est tellement létal et craint, qu’il ouvre des brèches dans les défenses adverses.

C’est donc le même principe qu’utilise désormais Miami, en jouant sur la crainte du tir extérieur. Sur cette séquence, un simple écran dans le dos de Tyler Herro sur Malcolm Brogdon ouvre ainsi totalement le chemin du cercle à Jimmy Butler, servi par Bam Adebayo, Edmond Sumner ayant trop peur de lâcher le rookie adverse.

Mais l’important pour Miami, comme pour Golden State, c’est de multiplier les portes de sortie à ses actions.

Cette fois, Edmond Sumner est en retard, parce que Goran Dragic va poser un écran pour Jae Crowder, mais c’est finalement lui qui s’écarter derrière la ligne à 3-points, pour être servi par Bam Adebayo.

Jouer avec la peur, c’est aussi jouer avec les anticipations, comme Duncan Robinson qui semble se préparer à remonter en profitant d’un écran de Jimmy Butler, mais qui coupe ligne de fond. Encore servi par Bam Adebayo.

Malcolm Brogdon passe de son côté sous l’écran de Jimmy Butler, pour couvrir la coupe vers le cercle de Goran Dragic, mais ce dernier s’est en fait écarté, et il a le temps de dégainer de loin.

Brad Stevens a bien raison, ce Heat ressemble beaucoup aux Warriors dans sa façon d’exploiter la peur adverse. Peut-être que le plus joli exemple est cette coupe de Tyler Herro, lors du premier match face aux Celtics.

Le rookie remonte depuis la ligne de fond en croisant Jimmy Butler, et vu le positionnement d’Andre Iguodala, Brad Wanamaker accélère sa course pour pouvoir contourner au mieux l’écran qui arrive pour libérer le shooteur à 3-points. Sauf que ce dernier change de direction et file en fait vers le cercle, toujours servi par Bam Adebayo.

Des écrans de la part des shooteurs que les adversaires ont trop peur de lâcher et qui provoquent des erreurs défensives. Des shooteurs qui posent des écrans puis s’écartent pour surprendre leurs défenseurs. Des coupes pour punir les anticipations. Le Heat a développé tout l’attirail nécessaire pour punir les craintes et les hésitations de ses opposants, et c’est en ça qu’il ressemble tant aux Warriors. Car comme le disait le grand joueur d’échecs, Aaron Nimzowitsch, « la menace est plus forte que l’exécution ». Au moins dans la tête du défenseur adverse…

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