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Violences policières : les joueurs NBA discutent d’un possible boycott

Révoltés par les coups de feu portés contre Jacob Blake, des Raptors et des Celtics estiment qu’il faut franchir un cap dans la colère et les manifestations. Pourquoi pas en refusant de jouer…

Les manifestations, les messages et les revendications n’ont rien changé. Depuis dimanche, un homme noir est paralysé, entre la vie et la mort, après s’être fait tirer dessus par des policiers du Wisconsin alors qu’il entrait dans sa voiture. Après George Floyd, Jacob Blake est le nouveau symbole de l’injustice sociale et des bavures policières, et pour les joueurs NBA, il est temps de faire un geste encore plus fort : le boycott.

« On savait, en venant ou pas ici, que ça n’allait rien stopper, mais je pense qu’au final, le fait de jouer ou pas met la pression sur quelqu’un » a expliqué Fred VanVleet lors du point presse qui suivait l’entraînement des Raptors. « Par exemple, c’est arrivé à Kenosha, dans le Wisconsin, n’est-ce pas ? Est-ce que ce serait bien, dans un monde parfait, si nous disions tous que nous ne jouons pas, et que le propriétaire des Milwaukee Bucks prenne le relais et mette la pression sur le bureau du procureur de district, le procureur de l’État, les gouverneurs et les politiciens pour faire de réels changements et obtenir justice ? »

« Nous devrons mettre nos tripes sur la table »

Le meneur des Raptors révèle que lui et ses coéquipiers en ont discuté. « Je sais que ce n’est pas si simple. Mais, au final, si nous voulons nous exprimer ici et parler de changements, alors à un moment donné, nous devrons mettre nos tripes sur la table et être prêt à perdre quelque chose, plutôt que de l’argent ou de la visibilité. Je ne parle que de l’aspect médiatique. C’est du sensationnel, nous en parlons tous les jours, c’est tout ce que nous voyons, mais pour moi, ça donne juste l’impression qu’on calme les choses. »

Fred VanVleet annonce que des actions pourraient être mises en place. « Je garde ça pour l’intimité de l’équipe. On gère ça en direct, et je pense que ça affecte chacun de manière différente. C’est très frais, et parce que je suis là, devant les caméras, je réfléchis à voix haute. Mais on a effectivement parlé de beaucoup de choses. »

Même discussion chez les Celtics. « Nous n’avons pas parlé spécifiquement de boycott mais on doit aller plus loin. On a essayé d’être pacifiques, de manifester et de mettre un genou à terre. On est soudé, on joue et on essaie de faire entendre notre voix. Mais ça ne marche pas, et il faut évidemment faire quelque chose » annonce Marcus Smart sur ESPN. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas vraiment focalisés sur le basket. J’ai conscience qu’il y a les playoffs et tout ça, mais il reste un problème sous-jacent plus important et les choses essayées n’ont pas fonctionné. Nous devons donc adopter une approche différente et nous avons absolument besoin d’essayer de nouvelles choses pour que ça marche et pour faire entendre encore plus notre voix. »

« Est-ce que nous sommes vraiment en colère contre ce qu’il se passe, ou est-ce juste cool de marquer ‘Black Lives Matter’ sur le terrain et les T-shirts ? »

Leader chez les joueurs depuis des semaines, Jaylen Brown confirme que l’idée d’un boycott est réelle.

« C’est déjà assez difficile de venir ici pour être honnête » explique l’ailier des Celtics aux journalistes. « Mais je suppose que le boycott est quelque chose dont on parle dans son équipe. Nous n’en avons pas parlé en tant que Celtics. Mais ces émotions sont sincères. C’est réel. Oui, nous sommes des athlètes. Oui, nous sommes payés pour pratiquer un sport que nous aimons. Mais nous sommes des êtres humains, des membres de notre communauté. Nous sommes pères, oncles, neveux, frères, etc. Toutes ces émotions sont donc réelles et je n’ai pas grand-chose à dire. Je suis juste heureux que Jacob Blake soit toujours en vie, grâce à Dieu, car le but de la police, en lui tirant dessus, était qu’il ne soit plus en vie. Ils ont tiré pour le tuer, et c’est un problème dans ce pays. Il existait un million de moyens de gérer cette situation, et leur pensée était de le tuer. C’était la meilleure méthode, et c’est vraiment difficile à avaler ou à ressentir. Hier, en me réveillant avec ça, tout était en feu en moi. »

Voilà pourquoi Fred VanVleet et d’autres souhaitent que la colère s’exprime autrement que par des T-shirts et des genoux à terre. « Nous devons aussi assumer nos responsabilités. Par exemple, est-ce que nous sommes prêts à nous sacrifier ? Est-ce que nous sommes vraiment en colère contre ce qu’il se passe, ou est-ce juste cool de marquer ‘Black Lives Matter’ sur le terrain et les T-shirts ? Qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Est-ce que ça fait vraiment quelque chose ? » La réponse dans les heures, les jours et les mois à venir…

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