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Michael Jordan : « On nous cogne dessus depuis tellement d’années »

Dans le Charlotte Observer, Michael Jordan explique que les Etats-Unis sont à un tournant, et que l’éducation reste la meilleure voie pour s’en sortir.

Au lendemain du don de 100 millions de dollars effectué avec Jordan Brand, Michael Jordan s’est exprimé dans le Charlotte Observer. La parole du propriétaire des Hornets est rare, et c’est aussi très rare de l’entendre sur des problèmes sociétaux et politiques.

« On nous cogne dessus depuis tellement d’années. Cela aspire notre âme » répond-il pour justifier ce don. « On ne peut plus l’accepter. On est à un tournant. On a besoin de prendre position. Sur le racisme, on doit faire mieux en tant que société. » Comment faire en sorte que les comportements changent, et que les racistes évoluent ?

« Il faut les confronter à leurs démons. Leur tendre une main. Qu’ils prennent conscience des inégalités. Bien sûr, il s’agit de s’assurer d’avoir de meilleurs services policiers, mais c’est plus que ça. On constate que dans certains milieux, le racisme est acceptable quasiment acceptable. »

« L’éducation est le meilleur moyen pour les noirs de s’améliorer »

Pour Michael Jordan, le don de 100 millions n’est pas que de l’argent, et un chèque. C’est un début et il doit être utilisé à bon escient. Comme lorsqu’il avait fait don de millions de dollars pour la construction de cliniques après les passages des ouragans Dorian et Florence sur la Caroline du Nord. Cette fois, cela passe par l’éducation.

« C’est l’éducation à 110% » assure-t-il. « Mes parents ont toujours insisté sur le fait que l’éducation est le meilleur moyen de tisser des liens avec les autres. L’éducation est le meilleur moyen pour les noirs de s’améliorer. Pour se battre, pour donner le meilleur de soi, il faut être éduqué. Quand on regarde ce pays, ce coup de main pour aller à l’université est la meilleure chance de vous émanciper. »

Cela passe aussi par le regard que l’on pose sur les personnes qui viennent des milieux défavorisés.

« Ce n’est pas parce que des gens grandissent dans un bidonville qu’on doit considérer qu’ils ne sont pas égaux. Car, dans ce cas-là, c’est d’eux-mêmes qu’ils commencent à se considérer comme non égaux. On ne devrait pas se sentir meilleur que les autres parce qu’on a grandi avec plus d’avantages. »

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