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Encore recalé du Hall of Fame, Tim Hardaway pense qu’il paye toujours ses déclarations homophobes

L’ancien meneur n’est toujours pas entré au Hall of Fame, 17 ans après la fin de sa carrière. Selon lui, il est uniquement victime de ses propos homophobes de février 2007.

L’édition 2020 du Hall of Fame aura une saveur particulière, avec un casting de gala mais restreint et un absent de marque, Kobe Bryant décédé le 26 janvier dernier. Une constante néanmoins : l’absence de Tim Hardaway.

L’ancien meneur des Warriors et du Heat a terminé sa carrière en 2003, soit suffisamment longtemps pour prétendre entrer dans le panthéon du basket.

Finaliste en 2017, il était resté à la porte de l’établissement. Avec ses cinq participations au All-Star Game, ses cinq élections dans les All-NBA Teams et son titre olympique en 2000, il a pourtant des arguments.

« Ce serait génial pour moi, ça solidifierait ma carrière », assure-t-il à Yahoo Sports. « Mais je ne vais pas mendier, je ne l’ai jamais fait. »

Victime d’un « lobby gay » ?

Pourquoi aurait-il besoin de supplier ? Car, selon sa lecture des événements, il paye ses déclarations homophobes de février 2007, lancées au micro d’une radio de Miami, quand il a commenté le coming-out de l’Anglais John Amaechi. Les voici : « Je déteste les homosexuels. Je le dis clairement. Je n’aime pas les gays et je n’aime pas être avec eux. Je suis homophobe. Je n’aime pas ça. Ça ne devrait pas exister dans le monde ou aux États-Unis. Si j’avais eu un coéquipier homosexuel dans mon équipe, j’aurais tenté de le faire virer. »

Face aux réactions, Tim Hardaway comprend vite son erreur et s’excuse. Quelques mois après, il reconnaît « la plus grosse boulette » de sa vie et commence un travail associatif pour la prévention des suicides parmi les jeunes homosexuels et transexuels. Pour le retraité, ces paroles de février 2007 l’empêchent désormais d’être célébré.

« Mon coach du collège m’a dit que ces gens (la communauté LGBT) étaient très puissants et allaient avoir la rancune tenace. Que je ne pourrais jamais entrer au Hall of Fame. Je pensais que ce serait oublié », poursuit Tim Hardaway, qui met donc directement en cause un éventuel lobby gay. « Les gens du panthéon vont me dire que je mérite d’y être, alors qu’ils ne votent pas pour moi. Si on leur demande, ils diront que c’est la raison pour laquelle je n’y suis pas. Ce n’est pas une question de basket. Ce que j’ai dit dépasse le basket. »

Un Hall of Fame trop politique et opaque ?

C’est aussi la version de Stan Van Gundy, ancien assistant du Heat, qui a bien connu Tim Hardaway lors des belles années du Heat sous Pat Riley, notamment entre 1995 et 2001. Il le place même plus haut qu’Alonzo Mourning.

« Ça n’a pas beaucoup de sens », estime l’ancien coach de Miami. « Hardaway, c’est du très haut niveau. Il a été un des meilleurs joueurs du monde pendant une certaine période, et c’est généralement ce qu’ils regardent. Alonzo Mourning est entré au Hall of Fame et c’est très bien, mais Tim était notre meilleur joueur. Beaucoup vont dire la même chose pour les années à Golden State avec Mitch Richmond et Chris Mullin (les deux étant Hall of Famer). Je ne dis pas qu’ils ne le méritent pas, mais Hardaway est de cette trempe. Il a été aussi, voire plus fort que certains qui sont entrés récemment », assure Stan Van Gundy, qui fait référence notamment à Guy Rodgers, Mo Cheeks, Jo Jo White, Joe Dumars, Paul Westphal, Sidney Moncrief ou encore Reggie Miller.

Rien ne confirme la thèse de Tim Hardaway. Bien évidemment, les propos qu’il a tenus entrent dans la balance et sans doute que les votants hésitent à mettre son nom. Néanmoins, et Stan Van Gundy le regrette, les voix du Hall of Fame sont impénétrables, laissant la place à toutes les théories. On sait par exemple que c’est sous l’impulsion de Jerry Colangelo que des défenseurs comme Sidney Moncrief ou Bobby Jones ont fait récemment leur entrée.

« Notre Hall of Fame, peut-être plus que tous les autres, semble très politique. On ne sait pas comment il fonctionne, comment les votes s’organisent. Et je pense qu’il en perd sa crédibilité », conclut Stan Van Gundy.

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