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Les défenses commencent à mettre en place des « Harden Rules »

Force offensive la plus puissante de la ligue depuis trois saisons, James Harden enchaîne les matches à plus de 35 points. Forcément, les équipes adverses se creusent la tête pour le contenir.

Avec 37.7 points de moyenne depuis le début de saison, James Harden a quelque peu ralenti après un démarrage en trombe (39.5 points sur les treize premiers matches). Sur les cinq dernières parties, il a baissé son nombre de tirs par match, mais gagné en efficacité au shoot et en ballons perdus.

Mais ce n’est pas qu’une simple volonté de sa part, de faire davantage tourner la balle. Ce sont les défenses qui le forcent désormais à lâcher le ballon. Les Mavericks ont par exemple fait 51 fois « prise à deux » sur lui ! On se souvient aussi de celle de Kawhi Leonard et Paul George en fin de match contre les Clippers. Mettre deux défenseurs semble être la solution opportune pour contenir le meilleur marqueur de la ligue. Même si Milwaukee a d’autres méthodes, plutôt efficaces, pour le gêner.

« Je n’ai aucun problème à faire ça, aucun », assume ainsi sans sourciller Doc Rivers. « La défense individuelle, avec des changements, qui est utilisée par tout le monde ne fonctionne pas. Il faut choisir entre la peste et le choléra. Je ne pense pas qu’on puisse proposer qu’un seul joueur pour défendre sur lui. Il faut le trapper. Comme il a déjà vu toutes les défenses, il faut lui envoyer tous les schémas possibles. »

Tout sauf James Harden…

James Harden commence donc à avoir deux défenseurs sur le dos pendant une grande partie des matches et il réserve 25% de ses passes (pas nécessairement décisives) vers Russell Westbrook. « Personne ne fait autant prise à deux habituellement », constate Mike D’Antoni. « La stratégie semble être de laisser Westbrook, un MVP, complétement ouvert. C’est un peu risqué. La philosophie, c’est tout le monde sauf James Harden. »

Obliger le MVP 2018 à faire des passes, forcer ses coéquipiers à marquer, mettre plusieurs joueurs à face à lui… Quand on lit ces consignes, on ne peut que penser aux fameuses « Jordan Rules » imaginées par les Pistons pour freiner Michael Jordan à la fin des années 1980. Une sensation partagée par Erik Spoelstra.

« Depuis que je suis dans la ligue, je n’ai pas vu autant de schémas mis en place en défense pour un seul joueur, si ce n’est pour James Harden. J’ai travaillé pour un coach qui est grandement responsable des « Jordan Rules », Ron Rothstein. On en parle tout le temps car Jordan était tout simplement trop fort pour une défense habituelle. Il fallait concocter quelque chose pour les playoffs, pour une série de sept matches. On observe que la ligue fait ça à James Harden pendant la saison régulière, c’est assez unique. »

Comment l’empêcher d’avoir le ballon ?

La grande différence avec l’époque des « Jordan Rules », c’est bien évidemment la présence de la défense de zone, désormais autorisée. Mais surtout, James Harden est différent de Michael Jordan sur un point essentiel : il touche, voire remonte, la balle à chaque possession. « His Airness » s’inscrivait davantage dans un système collectif et évoluait tout de même sans ballon. Pas James Harden. L’éloigner de la gonfle, une mission déjà périlleuse en NBA face aux gros scoreurs, est donc quasiment impossible dans ces conditions.

« Je n’ai jamais vu ça », commente Ron Rothstein, qui est depuis trois décennies en NBA et fut un ancien assistant des Pistons et du Heat. « Je me souviens que les Nets ont essayé ça face à Dwyane Wade. Mais c’était en playoffs et seulement en fin de match. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu pareille tactique avec un joueur qui remonte la balle, dès le milieu de terrain. Comme il est unique, on voit des situations uniques. »

C’est peu dire que James Harden aime le ballon et doit jouer avec avant de shooter. Cette saison, 52% de ses tirs sont tentés après au moins sept dribbles !

Il se rajoute ainsi une difficulté, qui ne semble pas le déranger, puisque 60% de ses shoots sont contestés. Comme il est impossible de le couper du ballon, la prise à deux est un moindre mal pour au moins le forcer à ne pas le garder. C’est alors à Russell Westbrook et compagnie de mettre les shoots ouverts pour sanctionner les défenses, puis le soulager dans la durée. Mais, niveau adresse, l’ancien du Thunder est loin du compte pour l’instant…

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