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Il y a 25 ans, les Rockets terrassaient les Knicks après des Finals inoubliables

Le 22 juin 1994, après des Finals qui resteront dans l’histoire, les Rockets devenaient champions NBA face aux Knicks à l’issue d’un Game 7.

En 1993-1994, la NBA se cherche un nouveau monarque. La ligue vient de vivre une trilogie historique avec Magic Johnson, Larry Bird et Michael Jordan. Avec la retraite du dernier, elle est désormais orpheline d’un roi et les concurrents au trône sont nombreux.

Les deux finalistes de juin 1994 reviennent de loin. Houston avait failli perdre Hakeem Olajuwon quelques années auparavant quand New York avait buté sur les Bulls de Jordan en 1991, 1992 et 1993. Pendant presque deux semaines, les deux formations vont se livrer un combat intense et acharné, dans des Finals défensives et indécises comme jamais dans l’ère moderne, et qui regroupent plusieurs histoires passionnantes à raconter.

« Les gens disent que ce n’est pas le plus beau spectacle ou que ça n’a pas la dramaturgie des autres Finals, mais ils ne sentent pas ce que les joueurs et les coaches ressentent », expliquait Pat Riley, le coach des Knicks, à l’époque. « Il y a assez de tragédie et de théâtre pour toutes nos vies. »

Duel de géants

La principale histoire de cette série, c’est bien évidemment le duel entre Hakeem Olajuwon et Patrick Ewing. Deux des meilleurs pivots du monde et de l’histoire s’affrontent en Finals, comme c’était le cas dans les années 1960 et 1970. De plus, les deux joueurs partagent un passé commun. Ils s’étaient affrontés en finale NCAA 1984 et c’est Ewing qui avait remporté le titre universitaire.

« Affronter Patrick en Finals, pour un titre, c’est Wow ! », raconte le pivot des Rockets. « Tous les regards étaient portés sur nous. Il m’a dominé dans cette série », estime Ewing.

Les statistiques et le résultat des Finals confirmeront le constat du pivot new-yorkais. Olajuwon finira avec 26.9 points, 9.1 rebonds, 3.9 contres et 3.6 passes de moyenne ; Ewing compilera 18.9 points, 12.4 rebonds et 4.3 contres par match. Mais « The Dream » malgré sa technique et son talent luttera pour dompter le rugueux Ewing.

« On était dans la rue et je marchais derrière Patrick », se souvient Olajuwon, en septembre 2008, avant la cérémonie du Hall of Fame. « J’ai vu son physique, de dos, et je me suis demandé comment j’avais fait pour shooter au-dessus de ce gars. Ça vous montre à quel point Patrick était imposant. Comment ai-je réussi à battre ce joueur ? »

Rookie et contre décisif

Comment ? Avec un collectif bien en place et notamment une bonne pioche aussi inattendue que salvatrice. Nous sommes dans le Game 3, au Madison Square Garden, et la série est à égalité (1-1). Il reste 36 secondes et les Knicks mènent 88-86. Olajuwon monte près du cercle, mais au lieu de shooter, il ressort la balle pour Sam Cassell.

Le rookie n’hésite pas car il se souvient de la consigne de son coach, Rudy Tomjanovich : « Si tu es ouvert, tu dois prendre le tir. » Cassell marque à 3-pts, puis inscrit quatre lancers-francs dans les 22 dernières secondes et les Texans l’emportent.

C’est la seule rencontre remportée par Houston à New York puisque Olajuwon et compagnie s’inclinent dans le Game 4 puis le Game 5. Les Knicks ont donc une balle de match de retour au Summit de Houston. C’est le moment choisi par John Starks pour prendre feu. En dernier quart-temps, il inscrit 16 de ses 27 points. « Je n’avais jamais vu un joueur aussi bouillant en Finals », déclare Carroll Dawson, assistant de Tomjanovich sur le banc de Houston. Sauf que l’arrière des Knicks manque la balle de match, en se faisant contrer à 3-pts par Olajuwon.

Houston respire encore et on part pour le premier Game 7 des Finals depuis 1988. Mais avant d’aller à ce fameux Game 7, il faut faire une parenthèse au légendaire Game 5.

La course-poursuite d’O.J. Simpson

Le 17 juin 1994 est une journée légendaire dans le sport américain. En plein Game 5 des Finals, l’Amérique se passionne pour la course-poursuite entre la police californienne et O.J. Simpson, quelques heures après que ce dernier a été porté disparu et présenté comme le principal suspect du meurtre de sa femme Nicole Brown et de son ami, Ron Goldman.

« Le moment de télévision le plus bizarre dans lequel j’ai été impliqué », se souvient le mythique commentateur Marv Albert. « C’était comme de la télé-réalité avant l’heure. »

NBC, diffuseur des Finals, décide de jongler entre les images de la course-poursuite et la rencontre avec un double écran. Même les joueurs sont impliqués, indirectement, en suivant ce fait divers par la télévision pendant les temps-morts.

« Il n’y avait pas Twitter, ni Instagram », se rappelle Kenny Smith, l’ancien meneur des Rockets. « On nous rapportait par morceaux ce qu’il se passait. On apercevait le retour de la télévision sur la table de marque et la course-poursuite avait déjà commencé. Là, je crie depuis le banc, « les gars, O.J. est en fuite ! » Au milieu des Finals NBA, on se retrouvait à parler de la course-poursuite d’O.J. »

L’énorme match de Patrick Ewing, 25 points, 12 rebonds et 8 contres, et la victoire des Knicks passent presque inaperçus…

Le Game 7 et l’héritage ambivalent de ces Finals

Le 22 juin donc, c’est le Game 7. Si Houston respire toujours après la courte victoire (86-84) dans la sixième manche, John Starks, lui, est à bout de souffle. Le héros new-yorkais du Game 6 ne parvient pas à rééditer sa performance. Pis, il s’effondre totalement et rend une copie de 8 points à 2/18 au shoot et un affreux 0/11 à 3-pts !

« C’est quelque chose qui me broie l’âme », explique Starks. « On en rêve quand on est gamin de ce Game 7, et d’y briller. Malheureusement, je n’ai pas été capable d’être bon. »

Pourquoi donc Pat Riley n’a pas ouvert son banc pour tenter d’inverser la tendance ? Un shooteur comme Hubert Davis ou un joueur comme Rolando Blackman n’auraient-ils pas été plus utiles qu’un Starks ne trouvant pas la cible ? « C’est ma plus grande erreur », reconnaîtra l’ancien coach des Lakers et du Heat en 2006, en pensant à Blackman.

Pour Houston, Vernon Maxwell est parfait avec 21 points pour seconder Olajuwon, et Cassell ajoute 13 points dans la victoire finale (90-84). Houston est sacré champion après une série à l’héritage controversé.

Les amoureux des Finals 1994 rappellent le scénario : aucune équipe n’a inscrit plus 93 points, aucun match ne s’est décidé à moins de 10 points d’écart et on a eu droit à un Game 7. Ils ajoutent aussi qu’un duel entre pivot de ce niveau n’est pas si fréquent. Les déçus, en revanche, évoquent un manque de spectacle, peu de points et une série incapable de faire oublier Michael Jordan. Les audiences iront dans ce sens. Entre la superbe série offensive de 1993 et le triplé des Bulls face aux Suns et ces Finals 1994, elles chuteront de 30 % !

Néanmoins, cette série reste unique et elle s’est fait une place dans le récit de l’histoire de la NBA, ce qui n’était pas gagné d’avance. Jordan ayant avalé les années 1990, son absence aurait pu faire oublier que la ligue a continué d’avancer sans lui. Avec ces Finals 1994 au parfum si spécial, si symbolique des années 1990, ce ne fut pas le cas.

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