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Dirk Nowitzki a 40 ans : l’histoire d’une légende écrite en cinq actes

En octobre prochain, Dirk Nowitzki (40 ans, ce 19 juin) va entamer sa 21e saison dans la ligue, égalant ainsi le record dans l’histoire de la NBA. Surtout, il aura disputé l’intégralité de sa carrière sous le même maillot, celui des Mavericks. 21 saisons avec la même franchise, c’est inédit, et mieux que Kobe Bryant ou John Stockton.

Si Dirk Nowitzki n’a évidemment plus ses jambes de vingt ans, ni son impact d’il y a quelques années, il reste une véritable légende de ce sport. Un dinosaure, vestige d’une époque ancienne mais également l’inspirateur de quantité de joueurs actuels.

Retour en cinq moments sur un joueur unique, un monstre qui a profondément marqué les livres d’histoire. Peut-être tout simplement le plus grand joueur européen de l’histoire de la NBA.

La naissance au Hoop Summit

Le 29 mars 1998, devant 4 500 spectateurs, l’inconnu Dirk Nowitzki colle 33 points, 14 rebonds et 3 interceptions à l’équipe américaine lors du Hoop Summit, ce rassemblement qui oppose l’équipe US U19 à une sélection mondiale. Face aux Américains, et notamment Al Harrington et Rashard Lewis, le futur joueur des Mavericks brille dans son style déjà si particulier et la « World Team » l’emporte 104-99. Pour la quatrième édition de cette rencontre entre les meilleurs espoirs, l’Allemand établit le record de points, qui tiendra douze ans.

« Tout le monde s’est demandé qui était ce gamin », se souvient Kim Bohuny, vice-présidente des opérations basket à l’international. « Le sentiment général, c’était de savoir d’où il venait. »

Dans un match âpre – 64 fautes et 96 lancers-francs – Dirk Nowitzki inscrit 19 points en seconde mi-temps et écrit les premières pages de sa légende.

« On vient d’un pays de football », rappelle Holger Geschwindner, son coach particulier. « S’il voulait devenir un joueur NBA, il devait être découvert. Le Hoop Summit était sa seule chance de jouer contre ce type de concurrence. »

Une concurrence déjà impuissante face à cet OVNI, un intérieur de 2m13 capable de tirer de loin… qui joue en D2 allemande.

Premier sommet en playoffs 2006

Franchise player des Mavericks, membre d’une All-NBA Team en 2001, All-Star en 2002, Dirk Nowitzki progresse saison après saison et Dallas s’impose comme une équipe solide, qualifiée chaque saison pour les playoffs à partir de 2001, et son entente avec Steve Nash fait des ravages. Seulement, jamais les Mavericks n’arrivent à concrétiser en playoffs.

En fin de saison 2004-2005, le meneur canadien n’est plus là, parti à Phoenix pour s’éclater dans le run-and-gun de Mike D’Antoni, et Dallas change de coach. L’assistant Avery Johnson prend les commandes. Beaucoup plus défensif dans son approche que Don Nelson (ce qui n’est pas très compliqué), l’ancien meneur des Spurs a décidé de faire évoluer le jeu de l’Allemand, en le plaçant désormais plus proche du cercle. La saison suivante, en playoffs 2006, Dirk Nowitzki (28 ans à l’époque) domine comme jamais : 31.1 points à 50% de réussite contre les Grizzlies puis 27.1 points, 13.3 rebonds dans la magnifique série contre les Spurs, conclue dans un Game 7 à suspense, et enfin 28 points, 13.2 rebonds contre les Suns.

On retiendra surtout son match à 50 points (à 14/26 au shoot, 12 rebonds) dans le Game 5 des finales de conférence. Chambré par Tim Thomas, Dirk Nowitzki monte en pression en seconde mi-temps avec 29 points dans les quinze dernières minutes du match.

« Dans le troisième quart-temps, quand nous étions à -7, j’ai vu toute notre saison s’envoler. Ils n’arrêtaient pas de mettre des tirs et notre belle saison et cette belle campagne de playoffs allaient disparaître. À ce moment-là, je me suis dit : ‘Allons-y’. Peu importe ce qu’il fallait faire, que ce soit des stops, des shoots, des drives. Peu importe ce qu’il fallait faire pour gagner ».

Il ratera ses Finals contre Miami, mais ses playoffs restent un de ses sommets techniques.

Le MVP 2007

Sur la lancée de ses playoffs fabuleux, Dirk Nowitzki porte les Mavericks vers l’une des saisons les plus abouties de l’histoire avec 67 victoires et 15 défaites. Anecdote savoureuse : Dallas avait pourtant perdu ses quatre premiers matches de la saison… Malheureusement, l’histoire a surtout retenu l’élimination surprise au premier tour contre les Warriors, 8e de l’Ouest, gommant ainsi la belle année de l’Allemand. Rarement un titre de MVP n’avait été aussi amer.

« C’est difficile d’y penser en ce moment », avait réagi le MVP quand ESPN lui apprenait la nouvelle. « Tout est encore frais, les journées ont été dures depuis qu’on a perdu. Ce fut une année incroyable, on a gagné 67 matches et ensuite on s’incline au premier tour. Ça me semble tellement vide pour le moment. C’est un incroyable accomplissement, mais c’est compliqué. On ne peut pas se satisfaire d’une fin de saison pareille. »

Auteur de 24.6 points, 8.9 rebonds et 3.4 passes de moyenne, il entre dans le club très fermé des 50/40/90 (50% au shoot, 41.6% à 3-pts et 90 % aux lancers-francs), et il est élu MVP par 83 des 129 journalistes, devançant Steve Nash. Il devient le premier et toujours seul Européen sacré de la plus belle récompense individuelle de la ligue.

Un sommet donc, mais à jamais contrasté. Encore une fois…

Le chef d’œuvre de 2011

Au début de cette année-là, on se dit qu’il va rejoindre le Panthéon des légendes jamais sacrées. Les Allen Iverson, Karl Malone, Elgin Baylor, John Stockton ou encore Charles Barkley… À bientôt 33 ans, Dirk Nowitzki continuait d’enchaîner les belles saisons mais les Mavericks n’étaient jamais dans les favoris, dans les équipes capables de bousculer la hiérarchie. Les Lakers de Kobe Bryant restent sur trois Finals de suite et visent un nouveau triplé et de l’autre côté du pays, LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh vont replacer Miami sur la carte. Aucune chance, aucun espace donc pour la franchise texane.

Mais durant ce printemps 2011, une alchimie parfaite va éblouir la NBA. Emmenée par un Rick Carlisle excellent tacticien, cette formation d’expérience avec Jason Kidd, Peja Stojakovic, Shawn Marion, Jason Terry ou Tyson Chandler réussit à sortir les Lakers en demi-finale de conférence sur un sweep ! Le jeu des Mavericks, patient et équilibré, touche parfois au sublime.

En finale de conférence, face au Thunder, Dirk Nowitzki inscrit 48 points dans le premier match. Un bijou. Voici ce que nous écrivions dans le résumé de cette rencontre.

« Ils ont tout essayé. Serge Ibaka, Nick Collison, Thabo Sefolosha et James Harden se sont relayés pour défendre en un-contre-un, faire des prises à deux ou en aide sur Dirk Nowitzki mais rien n’y fit, l’intérieur était juste inarrêtable ce soir. »

Avec encore une pointe à 40 points dans le Game 4, il termine cette série avec 32.2 points à 55% de réussite. Il faut désormais enfin confirmer en Finals, encore contre Miami, cinq ans après l’échec de 2006. Ce serait chose faite dans une série arrachée où Dirk Nowitzki est clutch comme jamais. Avec son bras rapide et sa précision absolue, l’intérieur domine dans un style épuré, où chaque geste est utile, chaque feinte une petite œuvre d’art et chaque courbe de son shoot un moment suspendu.

La puissance du Heat ne peut rien faire face à la défense imaginée par Rick Carlisle. Dirk Nowitzki fait le reste dans les dernières minutes du Game 2 et 6 devant les spectateurs de Miami, médusés face à l’apogée d’un joueur immense, élu sans discussion MVP des Finals.

La barre des 30 000 points

Par définition, le sommet s’enchaîne par une descente. Les semaines d’avril, mai et juin 2011 seront sans lendemain. Dirk Nowitzki ne gagnera plus une seule série de playoffs après et son corps le rattrapera. En difficulté en défense, pour les déplacements latéraux, plombé par les blessures, il vit une fin de carrière sans réelle saveur sauf celle d’empiler les records.

Le 7 mars 2017, face aux Lakers, avec un shoot typique pour lui, celui qui est surnommé « Wunderkind » (enfant prodige en allemand) dépasse la barre mythique des 30 000 points en carrière, rejoignant ainsi Kareem Abdul-Jabbar, Karl Malone, Kobe Bryant, Michael Jordan et Wilt Chamberlain.

Ce dernier sera d’ailleurs sans doute doublé la saison prochaine. En effet, Dirk Nowitzki pointe à 31 187 unités, soit à 232 points de l’homme aux 100 points. Même s’il sera lui-même dépassé par LeBron James dans la foulée (voire avant), il était assez improbable, en 1998, d’imaginer ce jeune Allemand devenir un des meilleurs joueurs de tous les temps avec 13 sélections All-Star et 12 dans les All-NBA Teams. Mais il a pris à contre-pied tous les observateurs, comme il l’a fait avec tous ses défenseurs depuis vingt ans. Avec une jolie feinte, un shoot parfait et un bruit de ficelle toujours aussi doux à l’oreille.

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